BFM

"Expliquer la position de la France": Jean-Philippe Tanguy exhorte Emmanuel Macron à "parler aux Français" sur le Groenland et l'Iran

BFM B.F avec AFP
Le député du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, le 25 novembre 2025 à l'Assemblée nationale

Le député du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, le 25 novembre 2025 à l'Assemblée nationale - Thomas SAMSON / AFP

Le député du Rassemblement national souhaite que le président explique "la position de la France" face aux velléités de Donald Trump concernant le Groenland et la violente répression des manifestations en Iran.

Le président-délégué du groupe RN à l'Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé ce jeudi 15 janvier Emmanuel Macron à "parler aux Français directement" pour expliquer "la position de la France" sur le Groenland convoité par les États-Unis et le soulèvement populaire en Iran, qui font l'objet d'un conseil de défense dans la matinée.

"Ce serait aussi bien, parce que lors des vœux il ne l'a pas fait, que le Président de la République, parfois, parle aux Français directement et leur explique la position de la France sur l'ensemble des dossiers", a estimé le député d'extrême droite sur TF1.

Alors qu'une mission militaire européenne, comprenant des soldats français, démarre jeudi, il a estimé "évident qu'il faut défendre la souveraineté nationale du Danemark, un de nos plus anciens alliés". "Et aussi (...) la souveraineté du peuple groenlandais puisqu'on a bien vu que les décisions des représentants des Groenlandais eux-mêmes, c'était de rester dans leur unité, leur union avec le Danemark", a-t-il complété.

Prendre Donald Trump "au sérieux"

Interrogé sur la pression mise sur l'Europe par Donald Trump qui souhaite s'emparer du Groenland "pour des raisons de sécurité nationale", Jean-Philippe Tanguy a rétorqué qu'"il fallait le prendre au sérieux au lieu de se moquer de lui, de ricaner, et se préparer à ce que la France doive défendre ses propres principes, ses propres intérêts".

Quant à la sanglante répression des manifestations en Iran, il a assuré que "le fait de massacrer son peuple n'est pas un droit souverain d'un État" et appelé à "prendre toutes les sanctions possibles qui permettent au peuple iranien de se libérer de cette tyrannie" sur le terrain économique.

Intervenir, comme l'a envisagé le président américain, "ça n'a jamais eu la conséquence que l'on voulait que ça ait, y compris pour des raisons humanitaires", a-t-il tranché toutefois.