Donald Trump a officiellement lancé son "Conseil de paix" à Davos en présence d'une vingtaine de dirigeants

Le président américain Donald Trump a signé ce jeudi 22 janvier à Davos la charte fondatrice de son "Conseil de paix", en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays ayant accepté de rallier cette instance placée sous sa coupe.
Arrivé au Forum économique mondial dans la station suisse mercredi où il a désamorcé le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué, Donald Trump a également rencontré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le président américain, qui s'autoproclame faiseur de paix, a signé la charte du "Conseil de paix", après avoir assuré que l'instance qu'il va présider et censée oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.
"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche.
Signature de la charte par 19 dirigeants
Parmi le parterre de dirigeants ayant accepté son invitation dans ce "Conseil de paix" se trouvaient de très fidèles alliés de Donald Trump, tels l'Argentin Javier Milei ou le Hongrois Viktor Orban. "Dans la plupart des cas (ce sont) des dirigeants très populaires, dans d'autres cas moins populaires. C'est comme ça dans la vie", a lancé Donald Trump.
Le Hamas doit déposer les armes ou "ce sera leur fin", a-t-il déclaré dans un bref discours juste avant la signature de la charte par les dirigeants de 19 pays dont l'Argentine, Maroc, Bahrein, Turquie, Hongrie, Bulgarie, Azerbaïdjan et Indonésie.
"Ils doivent déposer les armes, et s'ils ne le font pas, ce sera leur fin", a déclaré Donald Trump, ajoutant que le groupe islamiste "est né le fusil à la main".
Première annonce du "Conseil", dont Israël a accepté de faire partie: le point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza rouvrira "dans les deux sens" la semaine prochaine, a déclaré l'administrateur du territoire palestinien nouvellement nommé par cette alliance, Ali Shaath, ex-vice-ministre de l'Autorité palestinienne.
Donald Trump a également assuré que l'Iran souhaitait entamer des discussions avec les États-Unis et que Washington était disposé à le faire.
Vladimir Poutine aurait accepté l'invitation
Le ticket d'entrée du Conseil est d'un milliard de dollars pour un siège permanent. Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de s'y joindre, sur quelque 50 invitations envoyées, avait indiqué mercredi un haut responsable de l'administration Trump aux journalistes.
Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation, que Moscou a seulement dit "étudier".
La France a dit "non" et le Royaume Uni, allié clé des États-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a refusé jeudi de faire partie des signataires. Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite ou le Qatar.
L'invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des États-Unis, notamment l'Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.












