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Donald Trump lève la menace de nouveaux droits de douane sur plusieurs pays européens après avoir évoqué "les bases d'un accord" sur le Groenland

BFM Business ER avec AFP
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Le président américain a annoncé ce mercredi soir, sur son réseau social Truth Social, avoir "établi les bases d'un accord" sur le Groenland et qu'en conséquence, il rénonce à l'imposition de nouveaux droits de douane sur plusieurs pays européens à compter du 1er février. 

À peine quelques heures après son discours lors du Forum économique de Davos, Donald Trump a annoncé ce mercredi soir, sur son réseau social Truth Social, avoir "établi les bases d'un accord" sur le Groenland et qu'en conséquence, il rénonce à l'imposition de nouveaux droits de douane sur plusieurs pays européens à compter du 1er février. 

Le président américain a levé ce mercredi 21 janvier la menace de droits de douane contre plusieurs pays européens, assurant avoir "conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique", au cours d'une réunion "très productive" à Davos avec le chef de l'Otan Mark Rutte.

"Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a écrit le président américain sur Truth Social, sans donner aucun détail sur le "cadre" en question.

Ce samedi, le président américain avait annoncé l'entrée en vigueur de droits de douane de 10% à la France et sept autres pays européens: le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, l'Allemagne et la Norvège.

Vers des "discussions supplémentaires" sur le Groenland

L'annonce a ravi les marchés financiers: Wall Street, qui évoluait en petite hausse, a bondi à la publication du message, et le dollar a repris des couleurs face à l'euro. Le dirigeant républicain a toutefois précisé ce mercredi que des "discussions supplémentaires sont en cours à propos du Dôme d'Or, en ce qui concerne le Groenland", faisant référence au bouclier antimissile qu'il entend construire.

Il a chargé son vice-président JD Vance, son chef de la diplomatie Marco Rubio et son émissaire spécial Steve Witkoff de mener ces négociations.

Quelques heures avant cette publication, Donald Trump a exclu pour la première fois mercredi à Davos d'utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland mais a exigé des "négociations immédiates" sur son acquisition par les États-Unis, réaffirmant que seuls les États-Unis sont en mesure d'en assurer la sécurité.

Le président américain insiste sur le fait que le Groenland, territoire autonome danois riche en minerais, est vital pour la sécurité des États-Unis et de l'Otan face à la Russie et à la Chine, alors que la fonte des glaces dans l'Arctique ouvre de nouvelles routes et que les superpuissances rivalisent pour obtenir des avantages stratégiques.