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Rappels de laits infantiles: plusieurs enquêtes sanitaires en cours en Europe

BFM Tom Kerkour
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En France, deux enquêtes sont ouvertes après la mort d'enfants ayant consommé des laits infantiles faisant l'objet de rappels. D'autres cas pourraient se présenter ailleurs en Europe, plusieurs enquêtes sont en cours selon les informations de BFM.

Allemagne, Italie, Suède, France... Les laits infantiles de Lactalis, Nestlé et Danone font l'objet de rappels en Europe et dans le monde face à la crainte d'une possible contamination à la toxine céréulide.

Deux enquêtes pénales distinctes ont déjà été ouvertes à Angers et Bordeaux après les décès de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé. En parallèle, selon l'ONG Foodwatch, neuf bébés sont tombés malades. Mais il n'a pas encore été déterminé avec certitude que les produits en question sont à l'origine des décès.

Comme l'indique à BFM l'ECDC, l'organisme européen de contrôle des maladies, un unique cas d'intoxication à cette bactérie a pu être formellement identifié à date sur le continent, en Belgique, où l'enfant a subi des symptômes modérés:

"Les tests de laboratoire ont confirmé la présence de la toxine dans un échantillon de selles du nourrisson, qui avait consommé du lait maternisé provenant d'un lot rappelé. Le nourrisson a présenté des vomissements et de la diarrhée, mais s'est bien rétabli".

Pas de lien formel entre le lait infantile et les signalements

S'agit-il d'un cas unique ou faut-il s'attendre à d'autres occurrences? D'autres "signalements" font "l'objet d'enquêtes nationales" au sein de l'UE, mais il est trop tôt pour que l'agence européenne les comptabilise, y compris ceux en France. À ce stade, l'ECDC refuse de confirmer le nombre d'enquêtes ouvertes ou les pays touchés, mais confirme qu'il y en a plusieurs.

En ce qui concerne la gravité des cas, pour l'heure, ils sont de faible intensité, des diarrhées et des vomissements. Mais l'ECDC doute des liens entre ces événements indésirables et la consommation de lait infantile, malgré des signalements faisant bien objet de ce contexte. D'autres pistes sont étudiées.

"Il est important de noter que les vomissements et la diarrhée chez les nourrissons sont des symptômes courants qui peuvent être causés par de nombreux facteurs différents, notamment des infections virales telles que le norovirus", contextualise l'organisme. Chez les très jeunes enfants, ces symptômes peuvent toutefois entrainer une déshydratation nocive.

Dans un communiqué des autorités françaises, il a également été assuré qu'il n'a pas été établi de "lien de causalité" entre la consommation de lait infantile et la survenue de symptômes chez les nourrissons.

"Le risque d'une nouvelle exposition diminue"

Les rappels et retraits "préventifs" des diverses références de laits infantiles ont débuté dès décembre 2025 "et se poursuivent en janvier 2026 en mesure de prévention" confirme l'agence, qui souligne que la problématique dépasse les frontières françaises et européennes.

"Les produits étant retirés et rappelés dans de nombreux pays, le risque d'une nouvelle exposition (à la toxine, NDLR) diminue", note l'ECDC, malgré l'absence de lien certain entre les produits et les symptômes.
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Les produits concernés (la liste disponible ici) ne doivent pas être consommés, et ne doivent pas être rapportés aux points de vente. Les fabricants demandent aux acheteurs de prendre contact pour un remboursement, avec une preuve comme une photo et de jeter le produit.

Ce jeudi 29 janvier, l'association Foodwatch a annoncé porter plainte contre les industriels et l'État français, les accusant de ne pas avoir rappelé les produits à temps. Interpellée à l'Assemblée nationale mardi, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, qui a assuré que les procédures avaient étaient "très très bien respectées" a promis de la fermeté si des écarts étaient constatés du côté des multinationales:

"D'ici la fin de semaine tous les industriels concernés devront terminer les tests nécessaires et transmettre leurs résultats à l'État. Nous n'aurons pas la main qui tremble. S'il y avait une défaillance avérée, elle serait naturellement sanctionnée".