"C'est son échec": le coordinateur de LFI Manuel Bompard appelle Sébastien Lecornu à "assumer ses responsabilités" sur le budget

Le coordinateur de LFI Manuel Bompard estime sur BFMTV ce dimanche 18 janvier que l'absence de budget est "l'échec" de Sébastien Lecornu, et non la faute des Insoumis comme le Premier ministre le prétend. "S'il a échoué ce n'est pas à cause de nous, c'est parce que ce qu'il prétend être sa majorité", "allant du LR au PS", "n'en est pas une", lance le député des Bouches-du-Rhône. "Ces personnes-là sont incapables de se mettre d'accord".
"Quand on échoue, le mieux, c'est d'assumer ses responsabilités, pas de vouloir les faire reposer sur le dos des autres", estime Manuel Bompard.
Avant d'ajouter: "Ce que le gouvernement appelle sabotage, c'est le fait que La France insoumise défende ses propositions, dépose des amendements pour essayer de faire voter les mesures pour lesquelles elle a été élue".
49.3 ou ordonnances: "LFI déposera immédiatement une motion de censure"
Pour faire adopter le projet de loi de finances 2026, Sébastien Lecornu ne sait pas encore s'il aura recours à l'article 49.3 de la Constitution ou aux ordonnances, a appris BFMTV auprès de l'entourage du chef du gouvernement. Le coordinateur de LFI, lui, ne montre aucune hésitation: dans les deux cas, les députés insoumis déposeront "immédiatement une motion de censure". "On ne veut pas qu'on nous impose un budget", assure-t-il. "Je pense que ce budget serait une catastrophe pour le pays, il faut tout faire pour lui éviter de voir le jour."
L'article 49.3, arme constitutionnelle à laquelle Sébastien Lecornu avait publiquement renoncé en octobre dernier, permettrait au gouvernement de faire adopter le budget sans vote tout en retenant les amendements de son choix. Au risque de se faire renverser par une motion de censure.
L'article 47 de la Constitution prévoit lui que "les dispositions du projet peuvent être mises en vigueur par ordonnance" "si le Parlement ne s'est pas prononcé dans un délai de soixante-dix jours". Cela permettrait de doter la France d'un budget même si le gouvernement était renversé. Ce risque étant plus que plausible puisque les Insoumis sont opposés au recours aux ordonnances comme le Parti socialiste.













