Emmanuel Macron à Marseille: Manuel Bompard appelle à "changer de méthode" contre le narcotrafic
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, le 4 décembre 2025 à Lyon - MATTHIEU DELATY / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Manuel Bompard veut "changer de méthode et de doctrine" dans la lutte contre le trafic de drogues.
Le coordinateur de La France insoumise appelle ce mardi 16 décembre sur France Info à "concentrer les moyens [de la police] et de la justice" sur "les démantèlements des réseaux" criminels, à quelques heures d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Marseille, marquée il y a un mois par l'assassinat du frère du militant antidrogue Amine Kessaci.
"Beaucoup de communication"
"On a besoin de davantage d’effectifs de police judiciaire, de magistrats, de greffiers", précise ensuite l'insoumis, qui est député de la ville phocéenne.
À ses yeux, "depuis des années et des années" les différents exécutifs s'inscrivent "dans la même logique: beaucoup de communication, peu de résultats concrets." "Dès qu’il y a un nouveau ministre de l’Intérieur qui est nommé, il vient à Marseille, il dit qu’il va tout changer, il rentre à Paris et il n’y a rien qui change. À un moment, il va peut être falloir arrêter", déclare-t-il.
Manuel Bompard regrette une politique répressive. "On est toujours dans cette idée que c’est en pénalisant les consommateurs que l’on va résoudre le problème de la consommation de drogue et donc de la criminalité organisée", dit-il.
Avant de rappeler que son mouvement soutient "la légalisation encadrée du cannabis, pour couper les sources d’approvisionnement des réseaux de la criminalité organisée".
LFI s'est distinguée cette année en étant la seule formation politique à voter contre la loi sur le narcotrafic, définitivement adoptée en avril. Celle-ci visait notamment à créer en janvier 2026 un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), compétent sur les dossiers les plus graves et complexes sur le modèle du parquet national antiterroriste (Pnat).
Problème d'après Manuel Bompard: ce texte revenait une nouvelle fois à faire "de la communication". Et l'insoumis d'arguer qu'il "existait déjà une juridiction nationale" pour lutter contre le narcotrafic, en référence à la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco).













