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Budget 2026: Sébastien Lecornu assure qu'il faut "savoir terminer une crise politique"

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En utilisant le 49.3, Sébastien Lecornu a pris la décision d'engager la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote des députés la partie "recettes" du budget de l'État pour 2026. Un revirement de situation qui a conduit, dans la foulée, l'extrême droite et la gauche à déposer deux motions de censure, toutes deux rejetées par l'Assemblée nationale.

L'ESSENTIEL

  • Les deux motions de censure déposées ont été rejetées. Celle de la France Insoumise a obtenu 269 voix pour alors que 288 voix étaient nécessaires pour renverser le gouvernement . Celle du RN n'a réuni que 142 voix pour. Lire la brève
  • Le Premier ministre Sébastien Lecornu a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement sur la partie "recettes" du budget de l'État pour 2026 en activant le 49.3. Lire l'article
  • Lors de la défense de leurs motions de censure, le député Éric Coquerel a affirmé que "tout est escroquerie" dans ce budget tandis que Marine Le Pen a dénoncé "la trahison" du gouvernement. Lire la brève
  • En réponse aux motions de censure, Sébastien Lecornu a assuré que le budget proposé est un texte "de compromis". Pour justifier de l'utilisation du 49.3, le Premier ministre a estimé que "quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer". Lire la brève

Sébastien Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3, le RN et LFI en déposent deux nouvelles sur la partie "dépenses"

Ce direct consacré a l'actualité politique française est désormais terminé. Sébastien Lecornu a surmonté ce vendredi les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d'utiliser le 49.3 pour faire passer le budget. Accusé d'avoir trahi sa parole, le Premier ministre a défendu une solution de "dernier secours".

La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l'ensemble du texte. LFI et le RN ont déposé de nouvelles motions de censure sur la partie "dépenses" du texte. Les motions devraient être examinées de la même manière mardi. Merci de nous avoir suivis sur BFMTV.com.

Le RN et LFI déposent deux nouvelles motions de censure après le 49.3 sur la partie "dépenses"

Les députés ont rejeté ce vendredi les deux motions de censure du gouvernement Lecornu déposées par La France insoumise et le Rassemblement national.

Dans la foulée, deux nouvelles motions de censure ont été déposées par le RN et LFI à la suite du recours au 49.3 par le Premier ministre sur le volet "dépenses".

Sébastien Lecornu reconnaît que "les motions de censure sont bien légitimes" mais "il faut savoir terminer une crise politique"

Depuis Rosny-sous-Bois où le Premier ministre doit présenter un nouveau plan logement, Sébastien Lecornu reconnaît que "les motions de censure sont bien légitimes constitutionnellement", même si ce dernier a toutefois assuré qu'"il faut savoir terminer une crise politique".

"Maintenant, il faut avancer. Il y a une crise qui a démarré au mois de septembre. Je crois désormais qu'il faut savoir terminer une crise politique et c'est aussi pour ça que j'ai pris ma responsabilité", a déclaré le Premier ministre.

Le RN a déposé sa nouvelle motion de censure

Après le déclenchement d'un nouveau 49.3, le RN a également déposé une nouvelle motion de censure, indique un cadre du parti à BFMTV.

Pour Amélie de Montchalin, le budget s'est fait au prix de "concessions parfois difficiles"

La ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, affirme que le gouvernement a "choisi la stabilité plutôt que l'aventure", en utilisant le 49.3 sur le budget.

Dans un entretien au Figaro, la ministre souligne que "ce budget s'est fait au prix de concessions parfois difficiles, y compris pour (sa) famille politique", notamment concernant "la suspension de la réforme des retraites" ou encore "la baisse des impôts de société que nous aurions voulu poursuivre".

Selon elle, l'absence d'un budget aurait conduit à "renoncer à 50 milliards d'euros d'investissements dans la recherche, la décarbonation, l'innovation".

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement estime que "personne n'est parfaitement à l'aise avec ce budget"

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement rappelle sur BFMTV qu'il y a une "majorité fragile" et affirme que "personne n'est parfaitement à l'aise avec ce budget".

"La réalité, c'est que c'est un budget de compromis fait avec des gens très différents (...) Aujourd'hui l'objectif c'était que les uns et les autres soient prêts à faire des concessions. Pour la droite c'était difficile, pour le bloc central c'était très difficile et la gauche a fait ce pas de côté qui était indispensable pour la stabilité", assure Laurent Panifous qui rejette toute "compromission".

Le RN annonce déposer sa "propre" motion de censure

Tout comme la gauche, le RN annonce déposer une nouvelle motion de censure. "Oui, bien sûr nous allons déposer notre propre motion de censure au nom du premier groupe de l'Assemblée nationale", indique sur BFMTV Gaëtan Dussausaye, député des Vosges et porte-parole du RN.

"Et nous voterons bien évidemment toute motion de censure d'où qu'elles viennent. L'urgent est de permettre aux Français de retourner aux urnes", lance Gaëtan Dussausaye. "On ne désespère pas de convaincre".

LFI, les écologistes et les communistes annoncent déposer une nouvelle motion de censure

"Nous n’accepterons jamais un budget qui fait 35 milliards de coupes dans les services publics et les collectivités. Pour le faire tomber ainsi que le gouvernement, nous déposons une motion de censure avec les écologistes et les communistes et ultramarins", annonce la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot.

Mathilde Panot accuse les socialistes d'avoir "encore une fois" sauvé Emmanuel Macron

"Encore une fois les socialistes ont sauvé Macron. Il n’aura manqué que 19 voix pour censurer le gouvernement Lecornu et faire tomber son budget dangereux", écrit-elle sur X.

La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale annonce également le dépôt d'une nouvelle motion de censure "en début de semaine".

Sébastien Lecornu active un deuxième 49.3

Sébastien Lecornu engage par un deuxième 49.3 la responsabilité de son gouvernement sur la partie "dépenses" du budget.

Le PS a fait "son job", défend Laurent Baumel

"On a choisi d'amener des choses concrètes tout de suite pour les Français", explique Laurent Baumel (PS) sur BFMTV après la fin du scrutin des deux motions de censure.

"On préférerait que la gauche soit majoritaire, mais ce n'est pas le cas, donc on fait ce qu'on doit faire, on fait notre job de député", se défend le socialiste après les reproches formulés par LFI de ne pas censurer le gouvernement.

Quels députés ont voté les motions de censure contre le gouvernement Lecornu?

269 députés ont voté pour la motion de censure déposée par la gauche hors PS, et 142 pour le texte déposé par le RN et l'UDR. Une adhésion insuffisante pour faire tomber le gouvernement.

Le scutin de la censure portée par LFI révèle que l'ensemble des députés Insoumis, du RN et de l'Union des droites pour la République, qui sont au nombre de 71, 122 et 16, ont voté la motion de censure. Face à eux, le camp présentiel a fait bloc: aucun député d'Ensemble, des Démocrates et d'Horizons n'a voté la motion.

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Jean-Philippe Tanguy dénonce la "lâcheté" du gouvernement Lecornu

Après l'annonce des résultats, Jean-Philippe Tanguy dénonce la "lâcheté" du gouvernement Lecornu. "Monsieur Lecornu ne protège que lui et monsieur Macron et tous les députés qui sont suffisamment lâches pour refuser d'aller aux urnes", lance Jean-Philippe Tanguy sur BFMTV.

Interrogé sur le possible dépôt d'une nouvelle motion de censure, le député de la Somme laisse planer le doute: "On va voir. C'est Marine Le Pen qui décidera s'il y a un intérêt politique" à le faire. "Il n'y a aucune lassitude, mais une grande colère et une indignation pour l'intérêt national", ajoute Jean-Philippe Tanguy.

La motion de censure déposée par le RN rejetée

Tout comme celle déposée par LFI, la motion de censure déposée par le RN n'est pas adoptée avec 142 voix pour (la majorité absolue requise étant de 288 voix).

La séance est suspendue.

Éric Coquerel salue un scrutin serré malgré le rejet de la motion de censure de LFI

Après l'annonce des résultats, Éric Coquerel se réjouit du nombre de députés ayant voté pour la motion de censure de LFI.

"Dans les groupes de l'opposition, plusieurs voix se sont portées sur la motion de censure, c'est un enseignement", observe le député LFI. Seules 19 voix séparent les députés ayant voté pour la censure (269) et la majorité requise pour la faire adopter (288).

Le scrutin de la deuxième motion de censure est ouvert

Les députés de l'Assemblée national votent à présent sur la motion de censure déposée par le RN.

Détails des voix obtenues pour la motion de censure déposée par LFI

Dans le détail, les 122 députés RN et les 71 députés insoumis ont voté pour la première motion de censure. Du côté des écologistes 36 (sur 38) ; pour la Gauche Démocrate et Républicaine 14 (sur 17), pour l'Union des droites pour la République 16 (sur 16).

Seuls 5 députés socialistes sur 69 ont voté pour. Chez les LR, une députée (sur 49) a également voté pour la motion de censure de la gauche. Deux députés du groupe Liot ont également voté pour renverser le gouvernement.

La motion de censure déposée par LFI rejetée

La motion de censure déposée par LFI n'est pas adoptée avec 269 voix pour (la majorité absolue requise étant de 288 voix).

Le scrutin de la première motion de censure est ouvert

Les députés sont en train de voter sur la motion de censure déposée par les insoumis. Les résultats du vote seront donnés dans quelques minutes.

Le Premier ministre assure que le 49.3 ne pourra plus être un "réflexe"

"Je n'ai pas engagé la responsabilité du gouvernement pour détourner les institutions de la Ve République, je l'ai fait au contraire pour les protéger", avance Sébastien Lecornu qui assure que "les recours à l'article 49.3 ne pourront plus être utilisés demain comme avant".

"Ils ne pourront plus être un réflexe, une facilité, mais seront désormais ce qu'ils sont par leur nature initiale: l'ultime réponse à l'impossibilité de conclure après avoir de bonne foi tout essayé", affirme le Premier ministre.

Le gouvernement a fait "du mieux qu'il pouvait", soutient Sébastien Lecornu

"Le gouvernement est lucide, il a fait de bonne foi du mieux qu'il pouvait avec les mille contraintes qui pèsent sur lui", se défend Sébastien Lecornu. "Le compromis aura été ouvert jusqu'au bout".

Sébastien Lecornu assure que le texte adopté par le gouvernement est le résultat de "compromis"

Sébastien Lecornu assure que le texte adopté par le gouvernement est le résultat de "compromis". "Des compromis ont été trouvés, des désaccord ont été tranchés", justifie le Sébastien Lecornu depuis l'Assemblée nationale après avoir activé mardi le 49.3. "Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer", lance le Premier ministre.

"Je veux le dire avec gravité et sans détour. Si le gouvernement a engagé sa responsabilité ce n'est pas parce qu'il voulait décider seul c'est parce qu'à un moment donné sur ces bancs se sont retrouvés ceux qui ne voulaient pas décider du tout", affirme Sébastien Lecornu parlant d'une "rupture historique".

Sébastien Lecornu répond aux différents groupes à l'Assemblée nationale

Depuis la tribune de l'Assemblée nationale, c'est au tour de Premier ministre Sébastien Lecornu de répondre aux différents groupes dans le cadre du vote des motions de censure.

La députée Liot, Estelle Youssouffa, annonce voter la censure à titre personnel

"Dans sa majorité, le groupe Liot ne votera pas les motions de censure soumises aujourd'hui parce que nous refusons la logique de blocage et d'instabilité institutionnelle", annonce Estelle Youssouffa à l'Assemblée nationale.

Revenant sur la situation difficile de Mayotte depuis le passage du cyclone Chido, la députée Liot affirme toutefois voter à titre personnel la censure.

"Monsieur le Premier ministre, la confiance est rompue, je voterai la censure parce que vous voulez faire des économies sur Mayotte", avertit Estelle Youssouffa reprochant à l'État son retard dans le projet de reconstruction du département d'Outre-mer. "L'île est à terre (...) Mayotte n'a rien à perdre, nous avons tout perdu".

Pour Jean-Philippe Tanguy, Marine Le Pen a voulu faire comprendre "que la situation est très grave"

Si Jean-Philippe Tanguy devait défendre la motion de censure du RN, conformément à ce qui était énoncé au départ, c'est finalement Marine Le Pen qui s'est exprimée ce matin au nom de son groupe devant l'Assemblée nationale.

"C'est un moment important pour la France, malgré les mensonges de monsieur Lecornu, Marine Le Pen a fait comprendre aux Français que la situation est très grave pour les finances publiques", analyse le député RN de la Somme sur BFMTV.

Horizons dit ne pas vouloir s'associer à une "stratégie du chaos" malgré des "désaccords profonds" sur le budget

"Au sein du groupe Horizons, nos désaccords avec ce budget sont profonds, parfois même structurants, mais jamais nous ne nous associerons à votre stratégie du chaos, car le coût d'une censure serait de fait considérable", soutient Agnès Firmin-Le Bodo à l'Assemblée nationale.

Une censure du gouvernement installerait "une instabilité politique prolongée", estime la député Horizons.

Benjamin Lucas-Lundy se plaint d'être interrompu par Sébastien Lecornu lors de son discours à l'Assemblée

Alors qu'il s'exprime au nom du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, Benjamin Lucas-Lundy se plaint d'être interrompu par Sébastien Lecornu.

"Monsieur le Premier ministre, vous êtes ici l'invité de l'Assemblée nationale, l'invité au Parlement et vous devez écoutez les orateurs qui s'expriment dans le respect pour contester votre politique", s'est agacé Benjamin Lucas-Lundy avant de reprendre sa prise de parole.

Pour le député LR Philippe Juvin, il vaut mieux un "budget imparfait" que "pas de budget du tout"

"Assurément, le budget méritait mieux", conçoit de son côté Philippe Juvin interrogé dans les couloirs de l'Assemblée par BFMTV.

"C'est un budget imparfait parce que c'est le budget de personne. La vraie question aujourd'hui, c'est: est-ce que vous préférez ce budget imparfait ou pas de budget du tout?", résume le député des Hauts-de-Seine, également rapporteur du budget.

Le député LR Nicolas Ray estime que "la France a besoin d'un budget" et appelle à la "responsabilité" de l'Assemblée

"Pour notre groupe, l'essentiel ne réside pas tant dans la méthode, mais dans le contenu de ce budget. Est-ce un budget idéal? Celui que nous aurions proposé? La réponse est non", reconnaît Nicolas Ray depuis la tribune.

Mais "la France a besoin d’un budget", poursuit le député de la Droite Républicaine qui appelle à la "responsabilité" de l'Assemblée.

"Ce matin, c'est du théâtre": Sylvain Maillard répond à l'absence du bloc central sur les bancs de l'Assemblée

Interrogé sur l'absence des députés du bloc central à l'Assemblée nationale, Sylvain Maillard, député du groupe Ensemble pour la République, affirme que "ceux qui soutiennent le gouvernement" sont occupés dans leurs circonscriptions.

"Ce matin, c'est du théâtre, c'est une motion de censure", critique Sylvain Maillard sur BFMTV. "Tous ceux qui soutiennent le gouvernement, un vendredi matin, sont en circonscription. Ils se battent au contact de leurs concitoyens", justifie-t-il.

L'état d'esprit du Premier ministre est, selon son entourage, celui d'un chef de gouvernement qui "assume"

Sébastien Lecornu s'exprimera dans quelques minutes après le discours des groupes. Selon son entourage à BFMTV, le Premier ministre prendre la parole avec une intention claire: "remettre de la gravité et de la responsabilité là où le débat s’est peu à peu vidé de sa finalité".

Selon la même source, le chef du gouvernement assurera que "le pouvoir n’a pas été confisqué, il est désormais toujours pleinement entre les mains des députés".

L'état d'esprit du Premier ministre est, selon son entourage, celui d'un chef de gouvernement qui "assume quand d’autres préfèrent différer". "Le 49-3 ne sera pas présenté comme une victoire, encore moins comme une facilité, mais comme un point de bascule celui où l’on cesse de commenter et où l’on tranche", affirme la même source.

Pour le PS, voter la censure, c'est s'engouffrer dans une "crise politique"

Laurent Baumel, député socialiste d'Indre-et-Loire, prend la parole au nom de son groupe. Il appelle à ne pas voter la censure afin d'éviter une "nouvelle crise" budgétaire.

"Un gouvernement qui tombe, c'est une crise politique. Cette crise est évidemment redoublée si à l'absence de gouvernement s'ajoute l'absence de budget. Personne ne peut croire qu'on peut vivre une année entière sous l'empire d'une loi spéciale", analyse Laurent Baumel.

"Pour priver la France de gouvernement et de budget, il faut des raisons sérieuses", ajoute-t-il.

Pour le RN, le texte final est un "Tchernobyl budgétaire"

"Votre projet, je n'ose pas appeler ça un budget, est un Tchernobyl budgétaire, une chape de béton sous laquelle vous avez tenté de cacher des éléments hautement radioactifs", poursuit Marine Le Pen, justifiant la motion de censure du RN.

"Tous ceux qui ne voteront pas la censure porteront la responsabilité politique de ce texte", lance Marine Le Pen critiquant une "augmentation de la dette publique".

Pour Marine Le Pen, le gouvernement Lecornu est "illégitime"

Marine Le Pen dénonce le gouvernement "illégitime" de Sébastien Lecornu fondé sur "un bricolage". "Votre mystère est fondé sur une promesse d'impuissance, alors à quoi ça sert de rester?", questionne la chefffe du RN.

Marine Le Pen voit dans l'utilisation du 49.3 une "trahison" du gouvernement

L'annonce de l'activation du 49.3, mardi, sonne comme "la trahison du pacte solennelle que vous aviez conclu", estime Marine Le Pen en s'adressant à Sébastien Lecornu. "Vous donnez le spectacle de ce que la politique produit de pire: l'insincérité, le calcul, la manœuvre et finalement le reniement".

La patronne du RN estime que le gouvernement commet "un abus de Constitution" en utilisant le 49.3.

Marine Le Pen prend la parole à l'Assemblée nationale

À son tour, Marine Le Pen prend la parole pour défendre la motion de censure du Rassemblement national. La patronne du RN dénonce une "farce" parlementaire et la "chute" de la France qui "ne fait rire personne".

Éric Coquerel dénonce une utilisation abusive du 49.3

Éric Coquerel dénonce une "escroquerie" sur les méthodes employées par le gouvernement, citant l'utilisation du 49.3 par Sébastien Lecornu rompant ainsi sa promesse de départ.

"C'est là une escroquerie que vous rendez inélégante en insultant sur un ton trumpiste les oppositions qui entendent utiliser encore leur droit d'opposant", fustige le député LFI.

Éric Coquerel critique la suppression de l'ISF

Le député LFI revient sur la suppression de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dénonçant un enrichissement "illégal" des "ultra-riches" auquel participe, selon lui, le gouvernement Lecornu. " La France est championne d'Europe de l'augmentation de la pauvreté. Votre budget ne va rien n'arranger, il nous place dans l'incapacité de répondre aux exigences de l'époque", lance-t-il.

"Tout dans ce budget est escroquerie": Éric Coquerel prend la parole à l'Assemblée nationale

Éric Coquerel prend la parole à la tribune de l'Assemblée nationale pour le début de l'examen des motions de censure. "Nous sommes à un moment de vérité, tout dans ce budget est escroquerie", lance le député LFI, accusant Emmanuel Macron "d'être responsable de la situation" dans laquelle se trouve la France.

Sébastien Lecornu quitte Matignon pour se rendre à l'Assemblée nationale

Le Premier ministre Sébastien Lecornu quitte Matignon pour se rendre à l'Assemblée nationale.

Pour le député PS Laurent Baumel, le texte final est un "budget de compromis"

"Il y a eu des négociations qui font qu'aujourd'hui le budget qui nous est présenté n'est certes pas un budget socialiste, mais ce n'est pas non plus le budget macroniste de départ, c'est un budget de compromis où chacun peut retrouver la trace de ses victoires et de ses défaites", analyse Laurent Baumel sur BFMTV depuis l'Assemblée nationale.

"Le pays est fatigué de ce débat parlementaire et c'est notre devoir d'entendre l'aspiration du pays à tourner la page", affirme le député socialiste qui devra s'exprimer tout à l'heure devant l'Assemblée au nom de son groupe.

Jean-Noël Barrot salue le "sens des responsabilités" du PS et de LR

Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, salue sur BFM-RMC le "sens des responsabilités" des élus politiques qui ne voteront pas la censure ce matin.

"Je salue le sens des responsabilités du PS, des Républicains, mais aussi des forces centrales qui acceptent un compromis, qui n'a rien de parfait, mais qui permet au pays d'avancer dans un moment où il est confronté à un contexte international très dur", déclare Jean-Noël Barrot.

Si la France "veut pouvoir peser" et "être entendue", elle doit "faire preuve d'unité", estime encore le ministre. "Ceux qui, au contraire chez LFI ou RN, multiplient les motions de censure, affaiblissent notre pays et son image à l'international".

Julien Odoul dénonce un "macronisme agonisant"

À quelques minutes du début de l'examen des motions de censure, le député RN Julien Odoul dénonce sur Sud Radio le "macronisme agonisant" du gouvernement qui "pourrit la vie des Français".

"Le macronisme agonisant continue de pourrir la vie des Français et ça va être le cas si ce budget s'applique, si la motion de censure n'est pas votée", estime Julien Odoul. "Les socialistes et les LR doivent prendre leurs responsabilités, sinon ils restent la béquille du gouvernement", ajoute-t-il.

"Ce budget est une catastrophe": Éric Coquerel lance un appel aux socialistes

"La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", estime sur TF1 Éric Coquerel. Le président LFI de la Commission des finances est toutefois peu optimiste sur la possibilité que le gouvernement Lecornu tombe aujourd'hui.

"Je crains que non, mais tant que le vote n'est pas fait, je vais utiliser ce temps pour en appeler aux socialistes", avance-t-il.

"Ce budget est une catastrophe, c'est un budget d'austérité. (...) Vous avez très peu d'impôts sur les hautes fortunes. Tous les Français vont payer les coupes budgétaires et les cadeaux fiscaux de ces gens-là."

Sébastien Lecornu attendu à Rosny-sous-Bois cet après-midi

Après l'examen des deux motions de censure, le chef du gouvernement se rendra cet après-midi à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, pour présenter un plan en faveur du logement, grâce notamment à des dernières mesures prévues dans le budget.

Que se passera-t-il en cas du rejet des motions de censure?

Si les deux motions de censure sont rejetées, le gouvernement engagera dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l'ensemble du texte, qui laissera place à de possibles nouvelles motions de censure. Ces textes auront aussi de grandes chances d'être rejetés par l'Assemblée nationale.

L'examen des motions de censure débutera à 9 heures

L'examen des deux motions de censure débutera à 9 heures. Contrairement à ce qui avait été annoncé, c'est Marine Le Pen qui défendra la motion du Rassemblement national à l'Assemblée ce matin. Cette dernière retrouvera sa casquette de présidente de groupe après avoir été interrogée à la barre pendant 11 heures mardi et mercredi dans le cadre du procès des assistants parlementaires du FN. 

Le texte porté par la France insoumise sera, quant à lui, défendu par Éric Coquerel, président de la commission des finances et député de Seine-Saint-Denis. Il s'exprimera en premier pendant environ 15 à 20 minutes tout comme Marine Le Pen.

À l'extrême droite, le RN dénonce un texte qui "creuse le déficit"

Le RN et l'UDR dénoncent eux aussi le "reniement de la parole" du Premier ministre. Et sur le fond, un budget qui "ne répond pas à la crise du pouvoir d'achat", "n'offre aucune mesure de justice fiscale" ni "aucune économie structurelle", et "continue de creuser le déficit".

Pour la gauche (hors PS), Sébastien Lecornu "renie sa propre parole"

Dans sa motion de censure, la gauche hors PS accuse le Premier ministre de "renie(r) sa propre parole" et de mettre en oeuvre des "coupes budgétaires d'un niveau inégalé" pour atteindre l'objectif de 5% de déficit qu'il s'est fixé.

"À l'inverse, les mesures de ce budget présentées comme des compromis ne sont que de la poudre aux yeux", fustige-t-elle, citant la surtaxe de l'impôt sur les sociétés (qui rapportera 7,3 milliards d'euros au lieu de 8 en 2025 et 4 prévus dans le projet de loi initial), ou la taxe holding, devenue "homéopathique" après son passage au Sénat.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu échappera-t-il à la censure?

Pour provoquer la chute du gouvernement de Sébastien Lecornu, une des deux motions de censure doit être votée par 289 députés. Un chiffre inatteignable sans l'appui des socialistes qui ont d'ores et déjà indiqué qu'ils ne soutiendraient aucun des deux textes.

Un ministre estime auprès de BFMTV que "la majorité se jouera à une vingtaine de députés".

"Cela reste fragile. Il faut aller de LR au PS, avec Liot, et tous les groupes ne voteront pas d'une seule voix", analyse-t-il.

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Un 49.3 activé par Sébastien Lecornu avec "regret" et "un peu d'amertume"

Ce mardi, Sébastien Lecornu a activé le 49.3 sur la partie "recettes" du budget de l'État pour 2026, un choix fait avec "regret" et "un peu d'amertume" selon le Premier ministre.

Ce dernier a estimé que "tout le monde en arrive à la conclusion qu'on va dans une impasse", jugeant que "la première mission du gouvernement est de donner un budget à la Nation" pour expliquer ce recours au 49.3.

Les motions de censure défendues par la gauche et l'extrême droite examinées ce matin

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à l'actualité politique en France. Les motions de censure de l'extrême droite et de la gauche sont examinées aujourd'hui par l'Assemblée nationale à partir de 9 heure.

Le texte porté par la France insoumise sera examiné en premier, avec une prise de parole d'Éric Coquerel, président de la commission des finances et député de Seine-Saint-Denis. Concernant la motion de censure de l'extrême droite, le député Rassemblement national de la Somme Jean-Philippe Tanguy prendra la parole au pupitre de l'Assemblée nationale pour défendre ce texte.