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Mort d'Émile: l'expertise de la boîte crânienne révèle une lésion liée à un coup volontaire porté potentiellement avec un objet

BFM Vincent Vantighem avec Emilie Roussey
Le jeune Émile, 2 ans et demi, disparu le 8 juillet dans le village du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence)

Le jeune Émile, 2 ans et demi, disparu le 8 juillet dans le village du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) - BFMTV

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L'analyse de la boîte crânienne de l'enfant permet d'écarter la possibilité d'un choc avec un véhicule, d'une intervention animale ou d'une chute accidentelle d'Émile, selon le rapport anthropologique rendu au début de l'année.

Les circonstances de la mort du petit Émile se précisent. Deux ans et demi après le début de l'enquête, le rapport anthropologique rendu au début de l'année 2025 après l'expertise de la boîte crânienne de l'enfant disparu dans les Hautes-Alpes en juillet 2023 révèle une lésion à côté du zygomatique droit, l'os situé en haut de la pommette, a appris BFMTV auprès d'une source proche du dossier, confirmant les informations du Parisien.

Cette lésion écarte la possibilité d'un choc avec un véhicule, d'une intervention animale ou d'une chute accidentelle d'Émile. L'hypothèse privilégiée par l'expert est celle d'une lésion consécutive à un coup volontaire porté, potentiellement, avec un objet. Le complément d'expertise apporté dans l'année n'a pas contredit ces premiers résultats.

"La probabilité de l'intervention d'un tiers"

C'est notamment sur la base de ce rapport que les grands-parents, l'oncle et la tante d'Émile avaient été placés en garde à vue en mars dernier, sans qu'aucune poursuite ne soit retenue contre eux à l'issue.

"Les expertises introduisent la probabilité de l'intervention d'un tiers dans la disparition et la mort d'Emile Soleil. (...) Vous aurez donc compris que les gardes-à-vue et auditions de plusieurs témoins de ces deux derniers jours s'inscrivent dans cette phrase d'enquête", avait d'ailleurs indiqué le procureur de la République d'Aix-en-Provence.

Des gardes à vue menées également sur la base des faits rapportés par un témoin qui a aperçu le petit Émile descendre la rue le jour de sa disparition, puis dans un laps de temps "très court" de quelques minutes le grand-père, l'oncle et la tante du petit garçon descendent à leur tour la ruelle. Ce même témoin a ensuite rapidement aperçu les trois membres de la famille rebrousser chemin.

Depuis, ils ont été auditionnés le 9 décembre dernier par deux juges d'instruction en qualité de partie civile.