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Hérault: 13 nouvelles plaintes retenues contre l'assistante d'école maternelle accusée de viols sur des enfants

BFM Boris Kharlamoff avec François Blanchard
L'école maternelle Les Aresquiers de Vic-la-Gardiole (Hérault)

L'école maternelle Les Aresquiers de Vic-la-Gardiole (Hérault) - Photo par NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

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La parquet de Montpellier a retenu 13 plaintes supplémentaires visant l'assistante d'école maternelle de Vic-la-Gardiole (Hérault) accusée de violences sexuelles sur des écoliers.

De nouvelles plaintes contre l'assistante d'école maternelle accusée de violences sexuelles sur des enfants dans l'Hérault. Dans un réquisitoire supplétif rendu le 19 janvier dernier, un juge d'instruction a été saisi de 13 faits supplémentaires par le parquet de Montpellier, a appris BFMTV de source proche du dossier, confirmant une information de Midi Libre.

La chambre de l’instruction de la cour d'appel de Montpellier avait ordonné, le 14 août dernier, la remise en liberté sous contrôle judiciaire de l'agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) mise en examen pour viols et agressions sexuelles sur neuf enfants âgés de 3 à 4 ans scolarisés à Vic-la-Gardiole (Hérault).

La femme âgée de 59 ans, qui a un casier judiciaire vierge, nie les faits qui lui sont reprochés et se dit victime d’une "cabale politico-judiciaire". Au moment de son arrestation, elle exerçait dans l'école maternelle "Les Aresquiers" depuis un an, après onze années dans une autre école, à Montpellier.

Enquête ouverte l'été dernier

L'enquête a débuté à la suite de la plainte déposée par les familles de deux enfants début juillet, ce qui a entraîné le 3 juillet la suspension administrative à titre conservatoire de l'assistante maternelle par son employeur, la mairie de Vic-la-Gardiole, une commune de 3.500 habitants située entre Montpellier et Sète, en bordure de Méditerranée.

Une information judiciaire a ensuite été ouverte le 29 juillet pour des faits de viols sur mineurs de 15 ans et agression sexuelle sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité. Présentée à un juge d'instruction, la suspecte avait été mise en examen et écrouée.

"Les faits visés concernent des actes de pénétration digitale et de masturbation susceptibles d'avoir été commis" sur neuf enfants âgés de trois à quatre ans, avait précisé le 31 juillet dans un communiqué le procureur de la République de Montpellier.

Dans un communiqué, le rectorat de Montpellier avait exprimé son "soutien" et sa "solidarité" aux enfants et familles concernés par "ces faits d'une gravité exceptionnelle".

"La rentrée scolaire dans cette école sera par ailleurs préparée avec toute l'attention qu'elle requiert dans de pareilles circonstances. Un accompagnement spécifique sera mis en place pour toute la communauté éducative, afin de surmonter cette épreuve", avait ajouté le rectorat.