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Enfant tondu dans un foyer: la mère du garçon a porté plainte pour "violences volontaires"

BFM Maxime Cliet-Ruzza avec Astrid Bergere
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La mère du jeune garçon dont les cheveux ont été tondus alors qu'il se trouvait dans un foyer de l'ASE, a porté plainte ce vendredi 12 décembre pour "violences volontaires sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité".

Une plainte a été déposée, ce vendredi 12 décembre, par la mère d'Eliott, 8 ans, dont les cheveux ont été tondus par ses éducateurs à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) en février dernier, a appris BFMTV, confirmant une information de France Info.

La plainte a été déposée pour "violences volontaires sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité". Le parquet de Paris a annoncé, mardi, avoir ouvert une enquête du même chef.

La maman s’est rendue, en compagnie de son avocat, ce vendredi au commissariat du 13e arrondissement à Paris pour déposer la plainte. C'est ce même commissariat qui est saisi de l’enquête ouverte par le parquet.

Une scène filmée et partagée sur Whatsapp

C'est également dans cet arrondissement que se trouve le foyer où est hébergé le jeune garçon.

Les faits se sont produits en février dernier au foyer éducatif Jenner, géré par l'association Jean-Cotxet, et ont été révélés par France Info. Ce jour-là, un enfant s'est fait raser la tête, contre son gré, par une de ses éducatrices dans le foyer. La scène a été filmée puis diffusée dans un groupe Whatsapp des éducateurs.

S'ils ne justifient "d'aucune façon" les faits reprochés, le président et le directeur général de l'association expliquent à BFMTV que cette décision a été prise par l'éducatrice à cause de "la présence de poux résistante aux traitements dans la chevelure de l’enfant".

Des procédures disciplinaires engagées

Ils précisent: "Selon l’équipe éducative, l’accord de la maman avait été recueilli oralement". Pour autant, dans les captures d'écran de la conversation Whatsapp entre les éducateurs, lorsqu'une personne demande si les parents ont accepté de le raser, une autre répond: "Non, nous avons pris la décision sans consulter personne."

Le président et le directeur général ajoutent que "les personnels éducatifs concernés ont été rappelés immédiatement et fermement à leurs obligations professionnelles" et que "l’équipe éducative a été largement remaniée".

Par ailleurs, l’association Jean-Cotxet indique ce vendredi à BFMTV que "des procédures disciplinaires sont actuellement engagées conformément au Code du travail" concernant les deux éducatrices accusées d’avoir participé à tondre le jeune garçon.