Iran: un accord trouvé au sein de l'UE pour désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste

Un accord au sein de l'Union européenne pour désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste a été trouvé, annonce ce jeudi 29 janvier la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas.
"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens œuvre à sa propre perte", a-t-elle écrit sur ses réseaux sociaux, estimant que "la répression ne peut rester sans réponse".
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a, elle, assuré qu'un régime qui réprime les manifestations "dans le sang" est bien "terroriste". De son côté, Israël se félicite d'une "décision historique". Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar souligne que son pays a "œuvré pendant des années, et avec une intensité accrue ces dernières semaines, pour parvenir à cette fin". Le chef de la diplomatie iranienne déplore lui, une "erreur stratégique majeure".
Plusieurs responsables iraniens sanctionnés
Les Européens rejoignent ainsi d'autres pays comme les États-Unis, le Canada ou l'Australie. La France avait annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.
Les Européens ont aussi décidé ce jeudi de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste de ces responsables iraniens a été publiée jeudi au Journal officiel de l'UE. Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.
La répression du mouvement de contestation contre le régime des Mollahs, débuté à la fin du mois de décembre, a fait près de 6.000 morts, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis.











