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Venezuela: Nicolás Maduro comparaîtra lundi à midi devant un juge de New York

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Le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés à Caracas et exfiltrés par les forces armées américaines ce samedi 3 janvier. Ils sont notamment inculpés, dans l'État de New York, pour "narcoterrorisme" et "crimes contre l'humanité". Après leur exfiltration, ils sont arrivés aux États-Unis dans la soirée.

L'ESSENTIEL

  • Nicolás Maduro et son épouse ont été inculpés aux États-Unis notamment pour "narcoterrorisme" et "crimes contre l'humanité". Ils sont arrivés aux États-Unis samedi soir. Lire la brève
  • Donald Trump a présenté cette opération nocturne à Caracas comme une remise au goût du jour de la doctrine Monroe, il y a plus d'un siècle, considérant que l'Amérique latine est la chasse gardée des États-Unis. Lire l'article
  • La Cour surprême vénézuélienne a chargé Delcy Rodriguez, l'actuelle vice-présidente d'assurer l'intérim à la tête de l'État, qui est une chaviste convaincue. Lire l'article
  • Invité matinal de BFMTV, l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin a jugé la réaction d'Emmanuel Macron "aveugle, inconsciente et irresponsable". Lire l'article
  • Le Quai d'Orsay a précisé sur notre antenne la position de la France reconnaissant que l'intervention américaine était "une violation du droit international" et restant attentive à la transition. Lire la brève

Nicolás Maduro sera présenté à un juge lundi à New York

Ce direct consacré à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro est désormais terminé, merci de l’avoir suivi.

Après avoir été capturé à Caracas par les États-Unis, Nicolás Maduro est arrivé à New-York. Il sera présenté à un juge lundi à midi. C’est à ce moment qu’il se verra officiellement signifier les charges retenues contre lui.

L'opposant Edmundo Gonzalez Urrutia affirme que la capture de Nicolás Maduro est un "pas important mais pas suffisant"

Edmundo Gonzalez Urrutia, dont l'opposition estime qu'il a remporté la présidentielle de 2024 au Venezuela, estime que la capture du président Nicolás Maduro est un "pas important mais pas suffisant" vers la "normalisation" du pays.

"Ce moment constitue un pas important, mais pas suffisant. La normalisation réelle du pays ne sera possible que lorsque tous les Vénézuéliens privés de liberté pour des raisons politiques (...) seront libérés et que la volonté majoritaire exprimée par le peuple vénézuélien le 28 juillet sera respectée, sans ambiguïté", a-t-il dit dans une vidéo depuis son exil en Espagne.

Le fils de Nicolás Maduro appelle ses partisans à descendre dans la rue

Le fils député de Nicolás Maduro a appelé ses partisans à se mobiliser et à descendre dans la rue.

"Vous nous verrez dans la rue, vous nous verrez aux côtés de ce peuple, vous nous verrez brandir les drapeaux de la dignité", a-t-il déclaré dans un message audio diffusé sur les réseaux sociaux.

"Ils veulent nous voir faibles, ils ne nous verront pas faibles", a ajouté celui qui figure, comme son père et sa belle-mère, parmi les six personnes accusées de "narcoterrorisme" par la justice américaine.

"L'histoire dira qui ont été les traîtres, l'histoire le révélera", a-t-il ajouté, en allusion à des informations ciruculant sur la présence au sein du premier cercle de Maduro d'un espion qui aurait facilité sa capture.

Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales, dit avoir “été sidéré” de la réponse française à la capture de Nicolás Maduro

Le spécialiste des relations internationales et professeur émérite à Sciences Po Paris Bertrand Badie indique sur BFMTV, avoir "été sidéré par la déclaration" d'Emmanuel Macron et des Européens à la capture du président vénézuélien.

"Donald Trump est un homme qui ne connaît que la force et la résistance qu’on lui oppose. Les Européens, de manière presque unanime, ont eu une réaction timorée. Et plus on a une réaction timorée ou d’approbation, plus le rouleau compresseur va avancer en direction de l’Europe", analyse-t-il.

Pour lui, cette posture est dangereuse. "Donald Trump considère que les faibles sont les meilleures proies parce que ce sont les proies les plus économiques et les plus faciles à capturer, c’est extrêmement dangereux", ajoute-t-il.

Nicolás Maduro comparaîtra lundi à midi devant un juge de New York

Le Vénézuélien Nicolás Maduro comparaîtra lundi à midi devant un juge de New York, a indiqué le tribunal.

"Tôt ou tard, l'empire yankee tombera": les guérillas colombiennes prêtes à faire face à "l'impérialisme américain

Les guérillas colombiennes qui opèrent à la frontière avec le Venezuela ont dit être prêtes à affronter "les plans impériaux" des Etats-Unis, selon des communiqués diffusés dimanche au lendemain de l'opération militaire américaine ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro.

La guérilla de l'ELN (Armée de libération nationale) a dit se joindre à "tous les patriotes, démocrates et révolutionnaires" pour "affronter les plans impériaux contre le Venezuela et les peuples du Sud", selon un communiqué envoyé via Telegram.

Les dissidents des FARC (qui ont signé un accord de paix et de démobilisation en 2016), ont pour leur part averti qu'ils donneraient "jusqu'à la dernière goutte de sang en luttant contre l'empire" américain "si nécessaire". "Tôt ou tard, l'empire yankee tombera", ont-ils écrit sur X.

Le ministre vénézuélien de la Défense appelle la population à "reprendre ses activités"

Le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, entouré de militaires en armes, a appelé dimanche ses compatriotes à "reprendre leurs activités" et ne pas "céder à la peur", au lendemain de l'enlèvement de Nicolas Maduro par les Etats-Unis.

"J'appelle le peuple du Venezuela à reprendre ses activités économiques, professionnelles et de toute nature, ainsi que ses activités éducatives dans les prochains jours, et la patrie à se remettre sur ses rails constitutionnels", a déclaré le ministre.

Il a exhorté la population "à la paix, à l'ordre, à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu'on veut nous imposer".

Cinq gouvernements de gauche en Amérique latine condamnent "toute tentative de contrôle" sur le Venezuela

Le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, l'Uruguay, plus l'Espagne, ont dimanche dans un communiqué commun dit rejeter "toute tentative de contrôle" sur le Venezuela, au lendemain de l'opération militaire des États-Unis.

Ces six pays ont exprimé leur inquiétude pour la stabilité régionale après les bombardements aériens de l'armée américaine et la capture du président Nicolas Maduro et de la Première dame Cilia Flores, emmenés de force et qui devraient être traduits en justice lundi à New York pour "narcorterrorisme".

"Nous exprimons notre inquiétude face à toute tentative de contrôle gouvernemental, d'administration ou d'appropriation externe des ressources naturelles ou stratégiques" vénézuéliennes, indique le communiqué publié par le ministère colombien des Affaires étrangères.

"On a espoir de retourner chez nous": quelques dizaines de Vénézuéliens réunis place de la République pour fêter la capture de Maduro

Une trentaine de membres de la diaspora vénézuélienne à Paris se sont retrouvés dimanche après-midi sur la place de la République pour fêter la capture de Nicolas Maduro.

Des Vénézuéliens réunis ce dimanche 4 janvier sur la place de la République à Paris pour fêter la capture de Nicolas Maduro
Des Vénézuéliens réunis ce dimanche 4 janvier sur la place de la République à Paris pour fêter la capture de Nicolas Maduro © BFMTV

"Je suis en France depuis 10 ans et on essaie de fêter un petit peu le début de la liberté parce que l'on a espoir de retourner chez nous", a expliqué cette avocate au micro de BFMTV.

"Personne n'a cautionné cette intervention": le porte-parole du Quai d'Orsay explique sur BFMTV la position de la France sur le Venezuela

Interrogé sur la différence entre les propos portés par Emmanuel Macron et Jean-Noël Barrot après la capture de Nicolas Maduro, le porte-parole du Quai d'Orsay a indiqué sur BFMTV ce dimanche soir "[qu'] il n'y a qu'une parole", précisant que "personne n'a cautionné cette intervention" et qu'elle constitue "une violation du droit international".


"Premièrement, il y a un régime de Maduro qui était illégitime (...) il avait violé les libertés fondamentales du peuple vénézuélien, personne ne le regrette, on prend acte désormais de cette intervention et on regarde cette transition sur le fait qu'elle doit être pacifique et donner la parole aux vénézuéliens".

Donald Trump dit que Delcy Rodriguez payera "plus cher" que Maduro" si elle "ne fait pas ce qu'il faut"

Donald Trump a déclaré que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, "payera plus cher que Maduro" si elle "ne fait pas ce qu'il faut", dans une interview accordée au magazine The Atlantic.

"Reconstruire le pays n'est pas une mauvaise chose", a continué le président américain, joint par téléphone. Le Venezuela est "en faillite. Ce pays est une catastrophe dans tous les domaines", a-t-il ajouté.

Concernant la gestion politique future du pays d'Amérique latine, le républicain a assuré que "la reconstruction et le changement de régime" valaient "mieux que ce qu'il y a actuellement" au Venezuela. "Ca ne peut pas être pire", a-t-il dit.

Études de droit en France, fille d'un guerillero... qui est Delcy Rodriguez, la présidente par interim

La Cour suprême du Venezuela et l'armée reconnaissent Delcy Rodríguez comme la présidente par intérim mais qui est cette avocate de 56 ans rouée à l'appareil d'État chaviste? Découvrez son portrait dans notre article.

L'armée vénézuélienne reconnaît Delcy Rodriguez comme présidente intérimaire

Selon une déclaration du ministère de la Défense, l'armée vénézuélienne reconnaît Delcy Rodriguez comme présidente intérimaire.

La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez le 11 août à Caracas durant une conférence de presse
La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez le 11 août à Caracas durant une conférence de presse © JUAN BARRETO / AFP

La veille, la Cour suprême avait ordonné à la vice-présidente d'assurer le rôle de cheffe de l'État en l'absence de Nicolás Maduro.

Nicolás Maduro "était quelqu'un avec qui on ne pouvait pas travailler", soutient Marco Rubio

Dans son interview à la chaîne NBC, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a quelque peu tempéré les propos de Donald Trump, qui sous-entendait que les États-Unis allaient "diriger" le Venezuela.

Si le président américain ne peut pas écarter publiquement toutes les options et notamment celle d'un déploiement de troupes, a-t-il déclaré, "ce n'est pas ce que vous voyez actuellement. Ce que vous voyez actuellement, c'est un embargo pétrolier qui nous permet d'exercer une influence considérable sur la suite des événements".

Interrogé sur la vice-présidente Delcy Rodriguez, à qui la Cour suprême vénézuélienne a confié le pouvoir par intérim, le chef de la diplomatie américaine a déclaré que Washington allait juger ses actions et celles des autres dirigeants encore en place et "voir ce qui va se passer".

"La différence" avec Nicolas Maduro, est que "la personne qui était aux commandes (...) était quelqu'un avec qui on ne pouvait pas travailler", et qui ne "respectait pas ses accords", a ajouté Marco Rubio.

Il a enfin ajouté que la capture de Nicolas Maduro n'était "pas un acte de guerre contre le Venezuela".

Le Conseil de l'Europe met en garde contre "un deux poids deux mesures" qui crée "un monde plus dangereux"

Par la voix de son secrétaire général Alain Berset, le Conseil de l'Europe a exprimé son inquiétude après l'attaque américaine au Venezuela.

"En tant qu'organisation régionale multilatérale dédiée à la démocratie, aux droits de l'homme et à l'État de droit, le Conseil de l'Europe considère que tout recours à la force sur le territoire d'un autre État soulève de graves questions au regard du droit international, notamment des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies sur la souveraineté, l'intégrité territoriale et la non-ingérence", a-t-il écrit dans un communiqué.

Et Alain Berset d'ajouter: "un monde régi par des exceptions, un deux poids deux mesures ou des sphères d'influence concurrentes est un monde plus dangereux".

Les États-Unis menacent d'user de leurs "nombreux leviers d'influence" s'ils ne sont pas en accord avec les responsables en place au Venezuela

Dans une interview à la chaîne CBS, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a annoncé que l'administration Trump était prête à travailler avec les dirigeants en place s'ils sont en accord avec leur politique.

"S'ils ne prennent pas de bonnes décisions, les États-Unis conserveront de nombreux leviers d'influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l'embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l'avenir, nous allons juger tout ce qu'ils font", a-t-il dit à propos du gouvernement vénézuélien, lors d'une interview à la chaîne américaine CBS.

Des milliers de manifestants à Madrid pour s'opposer à "l'agression impérialiste" au Venezuela

Plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés dimanche matin devant l'ambassade des Etats-Unis à Madrid pour dénoncer une "agression impérialiste", après l'enlèvement du président du Venezuela Nicolas Maduro au cours d'une opération militaire américaine.

Les manifestants ont brandi de nombreuses pancartes montrant notamment Donald Trump avalant goulûment un bidon de pétrole aux couleurs du drapeau vénézuélien, une autre clamant "Trump agresseur", tandis que sur une banderole on pouvait lire "Non à l'agression impérialiste contre le Venezuela".

Des manifestants brandissent une pancarte pour dire "non à l'agression impérialiste contre le Venezuela", à Madrid, le dimanche 4 janvier 2026.
Des manifestants brandissent une pancarte pour dire "non à l'agression impérialiste contre le Venezuela", à Madrid, le dimanche 4 janvier 2026. © THOMAS COEX / AFP

Plusieurs drapeaux de la formation d'extrême-gauche espagnole Podemos ou du Parti communiste espagnol étaient également visibles parmi les drapeaux vénézuéliens agités devant l'ambassade, en plein cœur de Madrid, au lendemain de la capture par les Etats-Unis de Nicolas Maduro au cours d'une spectaculaire opération militaire après des frappes aériennes sur Caracas et ses environs.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez "condamne fermement" l'attaque des États-Unis

Dans une lettre adressée ce dimanche 4 janvier aux membres du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le Premier ministre Pedro Sanchez a critiqué l'intervention américaine à Caracas.

Le texte évoque ainsi une "violence du droit international au Venezuela, une action que nous condamnons fermement".

Pour rappel, l'Espagne est le pays où la communauté vénézuélienne est la plus forte à travers le monde.

Jean-Noël Barrot soutient que "la France se prépare à un monde plus brutal et durci"

En conclusion de son interview au 13H de France 2, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a indiqué que "la France prend acte de ces violations de plus en plus nombreuses des principes du droit international : le respect des frontières, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes".

S'il souligne que la nation "continuera à plaider pour ces principes parce que ce sont les seules qui peuvent garantir la paix et la stabilité à long terme", elle "se prépare" également "à un monde plus brutal, plus durci".

"La France se prépare en se réarmant. Sur le plan militaire, sur le plan économique pour diminuer les dépendances qui nous placent en situation de servitude par rapport à d’autres régions du monde et sur le plan moral, pour être prêt à résister à cette brutalité qui s’installe", a-t-il énuméré.

Jean-Noël Barrot défend les déclarations d'Emmanuel Macron, estimant que "personne n'a cautionné cette intervention américaine"

Les déclarations d'Emmanuel Macron sur l'intervention américaine au Venezuela ont suscité la polémique, notamment à gauche. Sans jamais parler de la violence de la méthode militaire, le président de la République a été accusé de se "soumettre" aux États-Unis.

De son côté, Jean-Noël Barrot assure que "personne n'a cautionné cette intervention américaine" et que le chef de l'État "a exprimé, dans sa déclaration, notre ambition pour la suite". C'est-à-dire, "une transition pacifique et démocratique" et que "le pouvoir revienne au Venezuela".

"La première étape, c’est la libération des prisonniers politiques. La seconde, c'est une transition qui tienne compte qu’il y a un an, le peuple vénézuélien s’est exprimé, a élu un président de la République (Edmundo González Urrutia, NDLR) qui devra jouer un rôle central".

"La France continuera de défendre ses principes", rappelle Jean-Noël Barrot

Invité du 13H de France 2, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a souligné que la France "a rappelé que la méthode employée contrevenait aux pratiques du droit international".

"L'usage de la force doit être encadré par des règles. Sans ces règles, le monde est soumis à la loi du plus fort. La France s’y prépare mais ne peut s’y résoudre et continuera de défendre ses principes", a-t-il ajouté.

"Le départ de Nicolás Maduro est une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens", assure Jean-Noël Barrot

Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a déclaré ce dimanche que la France se réjouissait de la chute du régime de Nicolás Maduro après l'attaque américaine de grande ampleur au Venezuela.

"La position de la France, c’est de dire que Nicolas Maduro était un dictateur sans scrupule, qui a confisqué leur liberté aux Vénézuéliens et qui leur a volé les élections. C’est pourquoi son départ est une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens", a-t-il déclaré au 13H de France 2.

"Le bien-être du cher peuple vénézuélien doit prévaloir", tempère le pape Léon XIV

Après la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre du Vatican, ce dimanche matin, le pape Léon XIV a réagi à l'attaque militaire américaine au Venezuela, qui a amené à la capture de Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores.

"Le bien-être du cher peuple vénézuélien doit prévaloir sur toute autre considération et conduire à surmonter la violence et à s'engager sur des chemins de justice et de paix, en garantissant la souveraineté du pays", a-t-il déclaré.

Pour rappel, le souverain pontife, de son vrai nom Robert Francis Prevost, est de nationalité américaine.

Benjamin Netanyahu exprime "le soutien" de son gouvernement à l'action "déterminée" des États-Unis

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche "le soutien" de son gouvernement à "la décision résolue et l'action déterminée des États-Unis" au Venezuela, lors d'un conseil des ministres.

"En Amérique latine, (...) plusieurs pays reviennent dans l'orbite américaine et (...) renouent leurs liens avec l'État d'Israël. Nous nous en réjouissons, nous félicitons le président (Donald) Trump (...) et saluons également les forces armées américaines qui ont mené une opération parfaite", a-t-il ajouté.

"Nous sommes dans l'obligation de mettre un frein aux appétits de Donald Trump", alarme Dominique de Villepin

"Donald Trump est à la tête d’un nouvel empire, ne sent tenu par aucune règle, aucun droit, il ne respecte aucune parole et c’est l’intérêt des USA tel qu’il le conçoit, qui le guide. Nous sommes dans l’obligation aujourd’hui de mettre un frein aux appétits de Donald Trump", a déclaré ce dimanche Dominique de Villepin, dans BFM Politique.

Il soutient que "L’Europe a la responsabilité, ne serait-ce que si elle veut être respectée et écoutée, de réagir".

Avant d'interroger : "pourquoi Vladimir Poutine ou Xi Jinping n’éprouvent pas le besoin de parler aux Européens, parce qu'autant aller parler à Donald Trump".

Dominique de Villepin s'inquiète du fait que les Européens soient "littéralement effacés de la scène internationale parce que nous ne défendons pas nos principes et nous ne nous dotons pas des outils de la puissance", a-t-il conclu.

Dominique de Villepin assure que la France a "un rôle unique" pour "éviter le combat de civilisations qui se prépare"

Au lendemain de l'attaque militaire de grande ampleur de la part des États-Unis à Caracas, Dominique de Villepin a critiqué Emmanuel Macron qui, selon lui, "fait du Venezuela un combat secondaire parce qu'il ne s'attache pas aux principes".

L'ancien pensionnaire de Matignon a martelé que "la règle à éviter, c'est la loi du 'deux poids, deux mesures'. Nous ne sommes pas crédibles quand nous ne sommes pas sur nos principes".

Il a ainsi martelé que la France a "un rôle unique, qui est un combat de principes, de valeurs, de respect de l’autre, d’humanisme". Une "responsabilité" qu'il estime être "la seule qui peut nous permettre d’éviter ce combat de civilisation qui se prépare".

"Emmanuel Macron se soumet", accuse Dominique de Villepin

Invité de BFM Politique, Dominique de Villepin a jugé que le président français Emmanuel Macron "se soumet" aux États-Unis à travers ses déclarations qui ne condamnent pas leur attaque au Venezuela.

"Emmanuel Macron a préféré ne pas surréagir par rapport à la décision américaine de ne pas intervenir à Caracas, parce qu’il a le sentiment de devoir mener un combat plus important, qui est le combat de l’Ukraine."

Une erreur pour Dominique de Villepin : "ce qu’il ne comprend pas, c’est que l’ensemble de ces sujets sont aujourd’hui liés. Ne pas réagir à ce qu’il se passe au Venezuela, c’est s’affaiblir dans la négociation sur l’Ukraine. Tout comme ne pas réagir sur ce qu’il se passait au Proche-Orient, c’est s’affaiblir sur l’Ukraine".

"Nous devons nous doter des attributs de la puissance", alerte Dominique de Villepin

Face à l'attaque rapide des États-Unis au Venezuela, Dominique de Villepin assure que "le droit international ne suffit pas, il faut la puissance".

"La première leçon que nous devons retenir, c’est que nous devons nous doter des attributs de la puissance. Cela commence par un grand pacte européen de souveraineté. Car ce qui est visé par les USA, la Chine et la Russie, c’est la souveraineté européenne sur le plan du numérique, technologique, financier et de la défense", a-t-il énuméré.

Pour l'ancien Premier ministre, "les Européens devraient marquer ce qui est pour nous inacceptable", mais cela fait plusieurs mois qu'ils "tergiversent" et qu'Emmanuel Macron a fait "tout l'inverse".

Dominique de Villepin condamne la déclaration "aveugle, inconsciente et irresponsable" d'Emmanuel Macron

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a lourdement attaqué le président français Emmanuel Macron sur ses déclarations en réaction à l'attaque américaine au Venezuela.

"La réaction d’Emmanuel Macron est aveugle, inconsciente des réalités, irresponsable en ce qui concerne l’avenir de notre pays et de l’Europe", a-t-il tancé.

Dominique de Villepin appelle à s'interroger sur l'action de la France et de l'Europe en cas de nouvelles interventions des États-Unis : "que fera-t-on demain quand Trump le fera pour le Groenland?"

Pour Dominique de Villepin, "Nicolás Maduro a mis le Venezuela en faillite, en ruines"

"Personne ne regrettera Nicolás Maduro au Venezuela. C’est un pays qu’il a mis en faillite, en ruines, qui subit une catastrophe humanitaire sans précédent", a-t-il déclaré ce dimanche 4 janvier, dans BFM Politique.

Toutefois, l'ancien Premier ministre a souligné que "la souveraineté d’un Etat ne peut pas être mis en cause".

"Est-ce que le premier réflexe de Donald Trump, c'est d'inviter le président élu Edmundo González Urrutia à Caracas ? La réponse est non. Il a gracié l’ancien président du Honduras, condamné pour plusieurs dizaines d'années de prison pour narcotrafic. Il y a d'autres arguments. Nous sommes dans un monde de rareté et la quête de ressources et de territoires constitue un objectif majeur."

"C'est la marche vers de nouveaux empires": Dominique de Villepin fustige l'attaque américaine au Venezuela

Invité de BFM Politique, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a largement critiqué l'opération militaire de grande ampleur au Venezuela.

"(Cela signifie) que nous avons, un peu plus, changé de monde, changer de seuil. Progressivement, nous nous habituons à un monde où les règles sont effacées. Le droit international n'existe plus et pour certains, cela n'a plus beaucoup d'importance", a-t-il déclaré.

Dominique de Villepin estime qu'il s'agit d'un "changement profond et la marche vers de nouveaux empires".

"C'est la marque d'un 'illimitisme' : pas de limite à la puissance, à l'appétit prédateur", s'est-il alarmé.

La Corée du Nord dénonce la "grave atteinte à la souveraineté" du Venezuela

Le ministère des Affaires étrangères nord-coréen a dénoncé la capture de Nicolás Maduro, parlant de "la forme la plus grave d'atteinte à la souveraineté" du Venezuela, indique l'agence centrale de presse KCNA.

"Cet incident est un nouvel exemple confirme clairement, une fois de plus, la nature malhonnête et brutale des États-Unis", est-il également écrit, le ministère condamnant "fermement l'acte d'hégémonie commis par les Etats-Unis".

Elon Musk déploie gratuitement un service Internet avec Starlink pendant un mois

Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier, l'entreprise Starlink, propriété du milliardaire de la tech Elon Musk, a annoncé qu'elle déployait un service Internet à haut débit gratuit au Venezuela.

L'offre tient jusqu'au 3 février prochain afin de "garantir une connectivité continue" pour tous les habitants.

Sur le réseau social X qu'il détient également, Elon Musk a ainsi déclaré que cette action était réalisée "en soutien au peuple vénézuélien".

Le récit de l'opération "Absolute Resolve", qui a permis la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines

Le président Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été capturés par les forces armées américaines ce samedi 3 janvier, après une opération militaire de grande envergure.

Celle-ci, appelée "Absolute Resolve" (détermination absolue, NDLR), est le fruit de plusieurs mois d'entraînement et de surveillance du président vénézuélien.

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Qu'est-ce que la doctrine "Donroe", la doctrine Monroe version Donald Trump ?

Après l'intervention militaire américaine au Venezuela, Donald Trump assume une remise à neuf de la doctrine Monroe, qui fait de l'Amérique latine un territoire réservé aux États-Unis.

Un message clair face à des États concurrents comme la Chine ou la Russie, qui lorgnent également sur les ressources naturelles et énergétiques du Venezuela.

Mais aussi une source d'inquiétude pour d'autres territoires indépendants face à un interventionnisme américain agressif.

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AVANT/APRÈS: les images satellites qui montrent l'ampleur des dégâts après les frappes américaines à Caracas

L'opération militaire américaine au Venezuela, nommée "Absolute Resolve" (détermination absolue, NDLR), a mobilisé plus de 150 avions dont les frappes ont ouvert la voie aux hélicoptères utilisés lors du raid de capture de Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores.

L'installation militaire de Fort Tiuna, l'une des plus importantes du pays, lourdement touchée par les frappes américaines à Caracas, le samedi 3 janvier.
L'installation militaire de Fort Tiuna, l'une des plus importantes du pays, lourdement touchée par les frappes américaines à Caracas, le samedi 3 janvier. © AFP PHOTO/ SATELLITE IMAGE ©2026 VANTOR

Si le bilan humain est encore incertain, plusieurs images satellites montrent les dégâts sur les infrastructures militaires et certains bâtiments abritant des institutions majeures du pays.

>> Lire la suite de l'article ici.

La Chine appelle les Etats-Unis à "libérer immédiatement" Maduro

La Chine appelle les Etats-Unis à la libération immédiate du président vénézuélien, Nicolas Maduro, incarcéré samedi à New York après avoir été capturé lors d'une opération militaire dans la nuit de vendredi à samedi.

"La Chine appelle les Etats-Unis à garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela", a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué, qualifiant l'opération de "violation flagrante du droit international".

Les compagnies pétrolières américaines vont s'implanter au Venezuela, annonce Donald Trump

Donald Trump a déclaré samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur après l'opération militaire contre le président Nicolas Maduro.

"Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (...) et commencer à générer des revenus pour le pays", a dit le président américain lors d'une conférence de presse en Floride.

Lula dénonce "une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela"

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a condamné samedi une "grave atteinte à la souveraineté du Venezuela" après les bombardements américains sur Caracas tôt dans la matinée et la capture annoncée par Donald Trump du président vénézuélien Nicolas Maduro.

"Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l'acceptable" et menacent "la préservation de la région en tant que zone de paix", a déclaré Lula sur X.

Il a également exhorté la communauté internationale, par l'intermédiaire des Nations unies, à "répondre vigoureusement" à ces attaques.

Les compagnies aériennes américaines à nouveau autorisées à survoler les Caraïbes

Les compagnies aériennes américaines sont à nouveau autorisées à survoler les Caraïbes, après en avoir été empêchées en raison de l'intervention militaire des États-Unis au Venezuela, a annoncé le ministre américain des Transports, Sean Duffy, dans la nuit de samedi à dimanche.

"Les restrictions initiales concernant l'espace aérien des Caraïbes expirent à minuit heure de l'Est (05H00 GMT dimanche, NDLR) et les vols peuvent reprendre", a écrit M. Duffy sur X.

La vice-présidente exercera par intérim les pouvoirs de Nicolás Maduro

Le Cour suprême du Venezuela a ordonné samedi à la vice-présidente Delcy Rodriguez d'assurer l'intérim du pouvoir, après la capture par les Etats-Unis du président Nicolás Maduro.

La chambre constitutionnelle de la Cour a statué "que Rodriguez assume et exerce en tant que responsable toutes les attributions, devoirs et pouvoirs inhérents à la fonction de présidente de la République bolivarienne du Venezuela afin de garantir la continuité administrative et la défense intégrale de la nation". Les juges n'ont pour le moment pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait entraîné la convocation d'élections anticipées dans les 30 jours.

Emmanuel Macron estime que le "peuple vénézuélien" ne peut que se "réjouir" de la fin de la "dictature Maduro"

Dans une publication sur X, le président de la République évoque l'avenir politique du Venezuela. "La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien", prévient Emmanuel Macron. "Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir", a affirmé le chef de l'État.

Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU se tiendra lundi

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi matin pour discuter de l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas, a indiqué samedi à l’AFP la présidence somalienne du Conseil.

La réunion d’urgence, qui est prévue à 10 heures a été demandée par le Venezuela, requête relayée par la Colombie qui vient d’entrer au Conseil de sécurité, ont précisé des sources diplomatiques.

Exfiltré du Venezuela avec sa femme, Nicolás Maduro a débarqué d'un avion américain à New York

Bonjour à tous et bienvenue dans ce live.

Nicolás Maduro est arrivé sur le sol américain samedi soir, à 23 heures 23, après avoir descendu très lentement les escaliers de l’avion dans lequel il a été transporté. Le président vénézuélien avait le visage dissimulé et était menotté. Deux policiers le guidaient dans sa marche. Un gros dispositif de sécurité a été déployé avec notamment des agents de la DEA (Drug Enforcement Administration, en charge de la lutte contre le trafic de drogue) et du FBI.