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Venezuela: Nicolás Maduro plaide non coupable devant un tribunal de New York, prochaine audience le 17 mars

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Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés à Caracas et exfiltrés par les forces armées américaines ce samedi 3 janvier. Ils sont inculpés pour "narcoterrorisme" et "crimes contre l'humanité". Le président vénézuélien comparaît en ce moment devant un juge à New York.

L'ESSENTIEL

  • Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés lors d'une opération nocturne à Caracas par les États-Unis ce samedi. Lire l'article
  • Le président vénézuélien a plaidé non coupable devant un tribunal de New York. Lire la brève
  • Delcy Rodriguez, personnage central du régime chaviste, a été chargée par la Cour suprême vénézuélienne de l'intérim à la tête de l'État. Lire l'article
  • Après avoir déclaré que le peuple vénézuélien ne pouvait "que se réjouir" d'être "débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro", Emmanuel Macron a assuré que la France "n'approuvait pas" la méthode des États-Unis. Lire la brève

Nicolás Maduro et son épouse plaident non coupable, Delcy Rodriguez investie présidente par intérim du Venezuela

Ce direct consacré à la situation au Venezuela est désormais terminé, merci de l'avoir suivi sur BFMTV.com.

Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont plaidé non coupable devant un tribunal de New York.

"Je ne suis pas coupable, je suis un homme honnête, je suis toujours le président de mon pays", a estimé le président vénézuélien déchu.

Ce dernier, inculpé pour "narcoterrorisme" et "crimes contre l'humanité", comparaîtra de nouveau devant un tribunal le 17 mars prochain.

Au Venezuela, Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim par l'Assemblée nationale. "Je me présente avec douleur en raison de l'enlèvement de deux héros qui sont otages aux États-Unis. (...) J'ai aussi l'honneur de prêter serment au nom de tous les Vénézuéliens", a-t-elle déclaré.

Les dessins représentant Nicolás Maduro et son épouse au palais de justice de New-York

Des dessins représentants Nicolás Maduro et son épouse lors de l'audience au palais de justice de New-York ont été publiés.

Ce croquis d'audience montre l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, assistant à sa comparution devant le tribunal fédéral Daniel Patrick Moynihan le 5 janvier 2026 à New York.
Ce croquis d'audience montre l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, assistant à sa comparution devant le tribunal fédéral Daniel Patrick Moynihan le 5 janvier 2026 à New York. © JANE ROSENBERG
Ce croquis de salle d'audience montre l'ancien président du Venezuela Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, le 5 janvier 2026 à New York.
Ce croquis de salle d'audience montre l'ancien président du Venezuela Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, le 5 janvier 2026 à New York. © JANE ROSENBERG

Le secrétaire à la Défense des États-Unis affirme que près de 200 Américains ont participé à l'intervention militaire "au cœur de Caracas"

Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, affirme que "près de 200 (...) Américains" ont participé à l'intervention militaire "au cœur de Caracas", au Venezuela.

Le département d'État américain affirme que "le président Trump ne permettra pas que notre sécurité soit menacée"

Le département d'État affirme sur ses réseaux sociaux que "le président Trump ne permettra pas que notre sécurité soit menacée".

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez qualifie Nicolás Maduro de "héros" et déplore qu'il soit "otage aux États-Unis"

"Je me présente avec douleur en raison de l'enlèvement de deux héros qui sont otages aux États-Unis. (...) J'ai aussi l'honneur de prêter serment au nom de tous les Vénézuéliens", a déclaré la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez.

Des milliers de partisans de Nicolás Maduro manifestent à Caracas pour sa libération

Des milliers de partisans de Nicolás Maduro manifestent à Caracas pour réclamer la libération de l'ex-président vénézuélien déchu.

Un partisan de l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro brandit un drapeau vénézuélien lors d'un rassemblement à Caracas le 5 janvier 2026.
Un partisan de l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro brandit un drapeau vénézuélien lors d'un rassemblement à Caracas le 5 janvier 2026. © JUAN BARRETO

Un sondage révèle qu'un tiers des Américains approuvent l'intervention au Venezuela qui a renversé Nicolás Maduro

Selon un sondage Ipsos pour Reuters, un tiers des Américains (33%) approuvent l'intervention militaire américaine au Venezuela qui a renversé Nicolás Maduro. Chez les républicains, 65% saluent cette action, alors que seulement 11% des démocrates y sont opposés.

Toujours d'après ce sondage, 72% des personnes interrogées "craignent que les États-Unis ne s'impliquent trop au Venezuela", un chiffre qui monte jusqu'à 90% dans le camp démocrate.

L'avocat de l'épouse de Nicolás Maduro déclare que sa cliente est "prête" et "consciente du long chemin qui l'attend"

L'épouse de Nicolás Maduro, Cilia Flores est "prête" et "consciente du long chemin qui l'attend", a indiqué son avocat Mark E. Donnelly à nos confrères de CBS News.

"Nous avons hâte d'examiner et de contester les preuves présentées par le gouvernement. Bien que nous souhaitions présenter notre version des faits dès maintenant, nous attendrons le moment opportun devant le tribunal", a-t-il poursuivi.

Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim du Venezuela

Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim du Venezuela par l'Assemblée nationale.

Le convoi transportant Nicolás Maduro et son épouse a quitté le palais de justice de New York

Le convoi transportant Nicolás Maduro et son épouse a quitté le palais de justice de New York.

Un convoi transportant l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro quitte le palais de justice le 5 janvier 2026 à New York.
Un convoi transportant l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro quitte le palais de justice le 5 janvier 2026 à New York. © ANGELA WEISS

Le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne veut utiliser "toutes les procédures" possibles pour obtenir le retour de Nicolás Maduro

Le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne Jorge Rodiguez a promis d'utiliser "toutes les procédures" possibles pour obtenir le retour au Venezuela du président déchu Nicolás Maduro, capturé par les Etats-Unis.

"Ma fonction principale dans les jours à venir (...) en tant que président de cette Assemblée nationale sera de recourir à toutes les procédures, à toutes les tribunes et à tous les espaces pour réussir à ramener Nicolas Maduro Moros, mon frère, mon président", a déclaré Jorge Rodriguez, lors de son discours à l'occasion de la première session de l'Assemblée nationale issue des législatives de mai 2025, boycottées par une grande partie de l'opposition.

Le groupe parlementaire de La France insoumise demande à Sébastien Lecornu un débat à l'Assemblée nationale sur la situation au Venezuela

Le groupe parlementaire de La France insoumise a demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu d'organiser un débat à l'Assemblée sur la situation au Venezuela et la position de la France, après "l'enlèvement" de Nicolas Maduro par les États-Unis.

Mathilde Panot demande au Premier ministre d'activer l'article 50-1 de la Constitution, ce qui prendrait la forme d'une déclaration du gouvernement, avant des interventions de chacun des groupes parlementaires. Ce débat n'a aucune valeur législative mais peut donner lieu à un vote qui n'engage pas la responsabilité du gouvernement.

"Je vous demande de venir présenter la position du gouvernement sur les actions illégales des États-Unis d'Amérique, ainsi que les manquements manifestes du président de la République à la défense de la position internationale de la France", écrit Mathilde Panot dans son courrier adressé à Sébastien Lecornu et publié sur son compte X.

Nicolás Maduro comparaîtra de nouveau devant le tribunal le 17 mars

Nicolás Maduro comparaîtra de nouveau devant le tribunal le 17 mars, a ordonné le juge américain Alvin Hellerstein. Le président vénézuélien déchu et sa compagne quittent la salle d'audience.

L'avocat de la défense de Nicolás Maduro évoque les "problèmes de légalité de l'enlèvement par les militaires"

L'avocat de la défense de Nicolás Maduro, Barry Pollack, note des "problèmes de légalité de l'enlèvement par les militaires" et demande à ce que son client "reçoive les soins médicaux appropriés lors de sa détention", selon des propos rapportés par nos confrères de Sky News.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan prévient Donald Trump que "le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, proche du président vénézuélien Nicolas Maduro, a prévenu Donald Trump que "le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l'instabilité".

"Toute atteinte à la souveraineté du peuple et toute violation du droit international engendreront de graves complications au sein de l'ordre international, et non l'état de droit" a déclaré Recep Tayyip Erdogan à son homologue américain, lors d'un entretien téléphonique, soulignant que "le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l'instabilité".

Nicolás Maduro et son épouse "souhaitent" obtenir une visite consulaire

Interrogés par la juge, Nicolás Maduro et son épouse "souhaitent" obtenir une visite consulaire.

L'épouse de Nicolás Maduro, Cilia Flores, plaide non-coupable

L'épouse de Nicolás Maduro, Cilia Flores, plaide aussi non-coupable.

Nicolás Maduro plaide non coupable devant un tribunal de New York

Le président vénézuélien déchu Nicolás Maduro plaide non coupable devant un tribunal de New York.

"Je ne suis pas coupable, je suis un homme honnête, je suis toujours le président de mon pays", a-t-il déclaré.

Des manifestants réclament "la libération" de Nicolás Maduro devant le palais de justice de New York

Des manifestants protestent devant le palais de justice de New York où comparait l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro. Des drapeaux du Venezuela sont brandis, ainsi que des pancartes sur lesquelles on peut lire "Free President Maduro"?

Des manifestants se rassemblent devant le palais de justice américain Daniel Patrick Moynihan pour soutenir l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, alors que ce dernier attend sa comparution le 5 janvier 2026 à New York.
Des manifestants se rassemblent devant le palais de justice américain Daniel Patrick Moynihan pour soutenir l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, alors que ce dernier attend sa comparution le 5 janvier 2026 à New York. © BRYAN R. SMITH

Le fils du président vénézuélien déchu apporte son "soutien inconditionnel" à la présidente par intérim Delcy Rodriguez

Le fils du président vénézuélien déchu Nicolás Maduro, député réélu, a apporté son "soutien inconditionnel" à la présidente par intérim Delcy Rodriguez, tout en assurant que son père et sa belle-mère, la première Dame Cilia Flores, "reviendront".

"À toi, Delcy Eloina (Rodriguez), tout mon soutien inconditionnel pour la tâche si difficile qui t'incombe. Compte sur moi, compte sur ma famille!", a-t-il lancé, ajoutant avec des tremolos dans la voix : "La patrie est entre de bonnes mains, papa!"

"Plus tôt que tard ils seront avec nous, grâce à toute la lutte du peuple mobilisé à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ils reviendront!", a-t-il encore dit lors d'un discours en ouverture de la première session de la nouvelle Assemblée nationale issue des législatives de mai, boycottées par une grande partie de l'opposition.

Pour l'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Nicolás Maduro était "responsable d'attaques contre le peuple des États-Unis"

Pour l'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies Mike Waltz, l'arrestation de Nicolás Maduro était "une opération de maintien de l'ordre". Selon le diplomate américain, le président Nicolas Maduro était "responsable d'attaques contre le peuple des États-Unis, de la déstabilisation de l'hémisphère occidental et de la répression illégitime du peuple vénézuélien".

"Il n’y a pas de guerre contre le Venezuela ni contre son peuple. Nous n’occupons aucun pays", a-t-il poursuivi lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Allez Nico!": des députés vénézuéliens expriment leur soutien à Nicolás Maduro lors de la première séance de la nouvelle Assemblée

De nombreux députés vénézuéliens ont scandé lundi "Allez Nico" en soutien au président déchu Nicolás Maduro, emmené de force par les États-Unis, lors de la première session de la nouvelle Assemblée nationale, issue des législatives de mai boycottées par une grande partie de l'opposition.

Le pouvoir avait obtenu 256 des 286 sièges, seuls quelques opposants ayant participé au scrutin. "Vamos Nico" était un des slogans habituels de la campagne présidentielle de Nicolás Maduro, bientôt présenté devant la justice américaine.

Le chef de l'ONU réclame le respect de l'"indépendance politique" des États après l'opération américaine au Venezuela

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres appelle au respect de l'"indépendance politique" des États après l'opération américaine au Venezuela.

"Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous faisons face, il est important de respecter les principes", notamment "le respect des principes de souveraineté, d'indépendance politique et d'intégrité territoriale des États", a-t-il déclaré dans un discours lu par la sous-secrétaire générale Rosemary DiCarlo lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

"Quand le Quai d’Orsay s’exprime, il n’y a pas de dissonance avec l’Élysée": la mise au point d'Emmanuel Macron sur le Venezuela

Après avoir été vivement critiqué à gauche, Emmanuel Macron a précisé sa position sur la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines ce lundi en Conseil des ministres.

"Quand le Quai d’Orsay s’exprime, il n’y a pas de dissonance avec l’Élysée", a-t-il déclaré devant les ministres, a appris BFMTV, confirmant les informations de RTL.

Samedi, après la capture du dirigeant vénézuélien, le président français s'était borné à appeler à une "transition pacifique" et "démocratique" au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se "réjouir" d'être "débarrassé" de la "dictature Maduro", sans un mot sur la méthode employée par Washington.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait de son côté estimé que l'opération américaine "contrevient" au droit international.

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a confirmé à l'issue du Conseil des ministres que les messages du président de la République et du ministre doivent être analysés dans une "continuité", précisant que les propos du chef de la diplomatie française avaient été "concertés et validés" par Emmanuel Macron.

Le président déchu est arrivé au tribunal de New York

Nicolás Maduro et son épouse sont arrivés au tribunal de New York après avoir été escortés en voiture et en hélicoptère par les forces américaines.

Leur comparution est prévue à partir de 18h, heure française. Le président déchu doit répondre de plusieurs chefs d'accusation, notamment pour trafic de drogues.

Nicolás Maduro et son épouse transférés en hélicoptère vers le tribunal

Nicolás Maduro et son épouse sont transférés au tribunal de New York où ils doivent comparaître ce lundi. Ils ont été filmés menottés, sortant d'un véhicule pour rejoindre un hélicoptère.

L'ex-président vénézuélien Nicolas Maduro escorté en direction du tribunal de New York, le 5 janvier 2025
L'ex-président vénézuélien Nicolas Maduro escorté en direction du tribunal de New York, le 5 janvier 2025 © BFMTV

Nicolás Maduro en route pour le tribunal à New York

Le président vénézuélien et son épouse sont emmenés par les forces de l'ordre américaines au tribunal de New York. Ils doivent être présentés dans quelques heures à un juge, deux jours après avoir été enlevés à Caracas lors d'une opération militaire américaine.

Le Conseil fédéral suisse bloque les avoirs de Nicolás Maduro

Le Conseil fédéral a décidé de bloquer "avec effet immédiat" les éventuels avoirs en Suisse de Nicolás Maduro et d’autres personnes qui lui sont liées, a-t-il annoncé via communiqué. Ce gel des avoirs a pour but "d'empêcher toute fuite de capitaux", explique le Conseil fédéral.

"Si des procédures judiciaires ultérieures viennent à révéler que ces fonds sont d’origine illégale, la Suisse veillera à ce qu’ils soient restitués au profit de la population vénézuélienne", ajoute-t-il.

"Aucun membre du gouvernement vénézuélien en place n’est concerné par cette mesure", précise enfin le Conseil fédéral.

Menaces sur le Groenland: l'Union européenne attend de ses partenaires le respect de "l'intégrité territoriale"

L'Union européenne attend de ses partenaires qu'ils respectent les principes de la souveraineté et de l'intégrité d'un territoire, a affirmé la porte-parole de la Commission Anitta Hipper, après les menaces de Donald Trump sur le Groenland.

"L'UE continuera à défendre les principes de souveraineté nationale, d'intégrité territoriale et d'inviolabilité des frontières", a-t-elle déclaré. "Et ce d'autant plus si l'intégrité territoriale d'un État membre de l'Union européenne est remise en cause."

La France "n'approuve pas" la "méthode" américaine pour renverser Nicolás Maduro

Lors du conseil des ministres, Emmanuel Macron a clarifié sa position concernant l'opération militaire américaine à Caracas et assure que la France "n'approuve pas" la "méthode" utilisée pour renverser Nicolás Maduro, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Nous défendons le droit international et la liberté des peuples. La méthode utilisée n'est ni soutenue ni approuvée", a déclaré le président de la République.

"La France soutient la souveraineté populaire", qui s'est "exprimée en 2024" lors des élections au Venezuela, a ajouté Emmanuel Macron, qui assure également que Paris continuera à "agir avec les pays de la région".

Des manifestations condamnant l'opération militaire américaine s'organisent à travers le monde

Aux quatre coins du monde, des manifestations demandant la libération de Nicolás Maduro et condamnant l'opération militaire américaine au Venezuela sont organisées. En Corée du Sud, une vingtaine de militants ont tenu une conférence de presse devant l'ambassade des États-Unis à Séoul.

Des manifestants brandissant des pancartes lors d'une manifestation condamnant l'attaque américaine contre le Venezuela et la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, devant l'ambassade américaine à Séoul (Corée du Sud), le 5 janvier 2026.
Des manifestants brandissant des pancartes lors d'une manifestation condamnant l'attaque américaine contre le Venezuela et la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, devant l'ambassade américaine à Séoul (Corée du Sud), le 5 janvier 2026. © Photo par JUNG YEON-JE / AFP

Aux Philippines, des manifestants se sont également réunis près de l'ambassade américaine à Manille pour condamner l'action américaine.

Des manifestants brandissant des drapeaux et une banderole défilent lors d'une manifestation condamnant l'attaque américaine contre le Venezuela et la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, près de l'ambassade américaine à Manille (Philippines), le 5 janvier 2026.
Des manifestants brandissant des drapeaux et une banderole défilent lors d'une manifestation condamnant l'attaque américaine contre le Venezuela et la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, près de l'ambassade américaine à Manille (Philippines), le 5 janvier 2026. © Photo par TED ALJIBE / AFP

Xi Jinping condamne une "intimidation hégémonique unilatérale"

Dans sa première déclaration publique depuis la capture de Nicolás Maduro, Xi Jinping a condamné une "intimidation hégémonique unilatérale", sans pour autant mentionner directement les États-Unis.

"Le monde actuel est en proie à des troubles, et l'hégémonie unilatérale a un impact considérable sur l'ordre international", a déclaré le président chinois, selon des propos publiés par le ministère des Affaires étrangères et partagés par le média australien ABC News.

"Tous les pays devraient respecter les voies de développement choisies de manière indépendante par les peuples d'autres pays, se conformer au droit international et aux objectifs et principes de la Charte des Nations unies, les grandes puissances montrant l'exemple", a-t-il ajouté, faisant vraisemblablement référence à l'opération des forces armées américaines au Venezuela.

La Corée du Nord dénonce "le caractère voyou et brutal des États-Unis"

La Corée du Nord a dénoncé l'opération militaire américaine au Venezuela, un "exemple qui confirme une nouvelle fois le caractère voyou et brutal des États-Unis", portant une "grave atteinte à la souveraineté" du pays.

Dans ce contexte de "crise géopolitique", Kim Jong-un a ainsi justifié les préparations de ses forces nucléaires à une "guerre réelle", avec notamment le tir récent de missiles hypersoniques.

"Les événements internationaux complexes illustrent la raison pour laquelle c'est nécessaire", a déclaré le dirigeant à propos de cette manœuvre, une allusion claire selon l'agence officielle KCNA à la capture de Nicolás Maduro.

Le Premier ministre polonais appelle l’Europe à s’unir et "croire en sa force"

"Personne ne prendra au sérieux une Europe faible et divisée: ni ses ennemis, ni ses alliés", a écrit le Premier ministre polonais sur X. Donald Tusk appelle l’Europe à "croire en sa propre force", à "continuer de s’armer" et à "rester unie comme jamais auparavant".

"Un pour tous, tous pour un. Sinon, nous sommes finis", conclut-il.

"Ça suffit maintenant": le Premier ministre groenlandais dénonce les "pressions" et "sous-entendus" de Donald Trump

"Ça suffit maintenant", a réagi le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielssen dans la nuit à la suite des menaces réitérées du président américain Donald Trump sur l'île arctique qu'il souhaite faire passer sous drapeau américain, après l'opération militaire des États-Unis au Venezuela.

"Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d'annexion", a écrit sur Facebook le chef du gouvernement groenlandais.

"Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international."

La France "solidaire" du Danemark après les menaces de Donald Trump sur le Groenland

Pascal Confavreux, porte-parole de la diplomatie française, a insisté sur la solidarité de la France envers le Danemark après les menaces de Donald Trump qui affirmait que les États-Unis avait "besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et (que) le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper".

"Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force", a souligné le porte-parole sur TF1. Le Groenland appartient "aux Danois".

Le président colombien appelle "le peuple vénézuélien, colombien et latino-américain" à "descendre dans la rue"

Sur X, Gustavo Petro a appelé "tout le peuple vénézuélien, colombien et latino-américain" à "descendre dans la rue". Il partage également une vidéo de RT afin de montrer que "la jeunesse vénézuélienne" a déjà manifesté "pour défendre son pays".

"La souveraineté nationale est la souveraineté populaire", écrit-il.

L'Iran appelle à la libération de Nicolás Maduro après un enlèvement "illégal"

L'Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a appelé à la libération du président Nicolás Maduro, exfiltré vers les États-Unis. "Le président d'un pays et son épouse ont été enlevés. Il n'y a pas lieu d'être fier, c'est un acte illégal", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï.

"Comme l'a souligné le peuple vénézuélien, son président doit être libéré", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse hebdomadaire à Téhéran à laquelle a assisté l'AFP. L'Iran assure également ses relations avec le Venezuela restent inchangées.

Maud Bregeon dénonce le "deux poids, deux mesures" du RN et de LFI

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a également répondu aux critiques de La France insoumise et du Rassemblement national sur la prise de position d'Emmanuel Macron après la capture de Nicolás Maduro.

"Il y a de toute évidence de leur part un 'deux poids deux mesures'", déclare-t-elle sur BFMTV-RMC.

"J’aurais aimé que Jean-Luc Mélenchon organise la même manifestation de soutien au peuple ukrainien lorsque l'Ukraine a été envahie par Vladimir Poutine. J'aurais aimé que Marine Le Pen rappelle avec la même vigueur l'importance du droit international lorsque Vladimir Poutine a envahi la Crimée en 2014", précise-t-elle.

Maud Bregeon a également déclaré que la position de Jean-Luc Mélenchon, qui demande la libération et le retour de Nicolás Maduro dans son pays, "interroge quant à son propre rapport à la démocratie".

Maud Bregeon assure que la France "ne va pas pleurer le départ d'un dictateur"

Maud Bregeon clarifie la position de la France après l'opération militaire américaine au Vénézuela. "Nous avons dit trois choses", liste-la porte-parole du gouvernement sur BFMTV-RMC.

"Premièrement, non, nous n’allons pas pleurer le départ d’un dictateur qui a confisqué la liberté à son peuple et a volé les élections. Deuxièmement, bien sûr que ça contrevient au droit international, nous n’avons jamais dit le contraire."

Et d'ajouter, en dernier point: "il faut maintenant permettre au Venezuela de se projeter dans l’après-Maduro, avec une transition pacifique et démocratique. Ça commence par la libération des prisonniers politiques et une prise en compte réelle des élections de 2024."

"On se prépare à l'avènement de la loi du plus fort, mais on ne s'y résout pas", déclare le porte-parole du Quai d'Orsay

La France "ne regrettera pas" Nicolás Maduro mais "regrette" toutefois le moyen d'action utilisé par les États-Unis. Invité de la matinale de TF1, Pascal Confraveux, porte-parole du Quai d'Orsay, a précisé la position de la France sur la capture du président vénézuélien après les propos controversés d'Emmanuel Macron.

"Nicolás Maduro avait perdu sa légitimité populaire et n'avait pas reconnu les élections de juillet 2024, il avait pratiqué des incarcérations politiques... du coup nous n’allons pas le regretter", a-t-il d'abord déclaré. Ensuite, "le droit international n’a pas été respecté par le moyen d’action utilisé. On le regrette", note-t-il toutefois.

La France "prend acte" et "prévoit cette transition", qu'elle veut pacifique.

"On se prépare à cet avènement de la loi du plus fort, mais on ne s'y résout pas."

Le président colombien répondra "plus tard" à Donald Trump et assure lutter contre le narcotrafic

Le président colombien Gustavo Petro répondra "plus tard" aux propos de Donald Trump, après s'être assuré de leur bonne traduction. "Aujourd'hui, je vérifierai si les propos de Trump en anglais sont fidèlement retranscrits dans la presse nationale. Je répondrai donc plus tard, une fois que j'aurai compris le véritable sens de sa menace illégitime", a-t-il écrit sur X.

Il rejette les accusations de Donald Trump qui le décrit comme un narcotrafiquant: "en tant que Commandant suprême des Forces armées, et agissant toujours dans le cadre de la Constitution, j'ai ordonné la plus importante saisie de cocaïne de l'histoire", souligne Gustavo Petro. "J'ai stoppé l'expansion des cultures de coca et lancé un vaste programme de substitution volontaire des cultures par les cultivateurs."

Le pétrole vénézuélien plus convoité que le rétablissement de la démocratie dans le pays

Donald Trump a affirmé hier vouloir rouvrir le Venezuela aux compagnies pétrolières américaines afin qu'elles exploitent ses gigantesques réserves de brut, les premières mondiales.

Dans la foulée, le président américain a réitéré ses menaces sur le Groenland ou encore l'Iran, territoires riches en pétrole et en gaz. Des cibles de prédation de Donald Trump qui provoquent des inquiétudes à l'international.

Les hôpitaux du Venezuela refusent de communiquer sur les morts et les blessés lors de l'attaque américaine

Les hôpitaux au Venezuela ont refusé de fournir toute information sur les morts et les blessés lors de l'attaque américaine qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro samedi. "Nous avons ordre de ne pas fournir d'informations", ont-ils répondu à l'AFP.

Les autorités n'ont pas encore fourni de bilan officiel.

Les cours du pétrole ont reculé de plus de 1% après la capture de Nicolás Maduro

Les cours du pétrole ont reculé de plus de 1%, a-t-on pu observer aujourd'hui en début d'échanges asiatiques, après l'enlèvement du président du Venezuela Nicolás Maduro par les États-Unies, et face à l'intention de Washington d'exploiter les gigantesques réserves de brut du pays.

Mais ils ont limité leurs pertes dès les minutes suivantes, avant de se stabiliser autour de l'équilibre.

Nicolás Maduro doit répondre de "crimes contre l'humanité", estime une mission des Nations Unies

Une mission des Nations unies estimait samedi que "l'illégalité de l'attaque" américaine au Venezuela ne doit pas empêcher que le désormais ex-président Nicolás Maduro réponde des graves violations des droits humains et des crimes contre l'humanité commis par son gouvernement.

Alex Neve, un des membres de cette mission internationale, a affirmé que "l'illégalité de l'attaque américaine n'atténue en rien la responsabilité évidente des responsables vénézuéliens, y compris de M. Maduro, pour des années de répression et de violence qui constituent des crimes contre l'Humanité."

"Le peuple vénézuélien exige et mérite des solutions pleinement conformes au droit international."

Réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, à la demande du Venezuela

Le Conseil de sécurité de l'ONU a annoncé une réunion d'urgence à 10 heures (15 heures, heure française), à la demande du Venezuela. Il y sera discuté l'opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.

Pour Donald Trump, "Cuba est prêt à tomber"

"Cuba est prêt à tomber", a affirmé Donald Trump après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis. Il a estimé qu'il serait difficile pour ce pays de "tenir le coup" sans les revenus issus du pétrole vénézuélien.

Il a toutefois minimisé la nécessité d'une intervention militaire américaine sur l'île. "Je ne pense pas que nous ayons besoin d'agir. Il semble que tout s'écroule."

Le président colombien Gustavo Petro somme Donald Trump de cesser de le "calomnier"

Le président colombien Gustavo Petro a rejeté les menaces et accusations de son homologue américain Donald Trump, qui l'a accusé d'être un narcotrafiquant. Le président américain avait déclaré qu'une opération en Colombie, similaire à elle menée au Venezuela, lui semblait une "bonne idée".

"Mon nom (...) n'apparaît pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, M. Trump", a déclaré Gustavo Petro sur le réseau social X.

Une commission pour la libération du président déchu créée par Delcy Rodríguez

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodríguez a créé une commission "de haut niveau" pour la libération du président déchu Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. Elle sera présidée par Jorge Rodríguez, président de l'Assemblée nationale, et le ministre des Affaires étrangères Iván Gil.

2.000 manifestants à Caracas pour demander la libération de Nicolás Maduro

Quelque 2.000 partisans du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro ont manifesté à Caracas hier pour exiger sa libération des États-Unis. "Libérez notre président, "L'empire les a enlevés", "Nous voulons qu'ils reviennent", "le Venezuela n'est la colonie de personne": les slogans ont fusé lors de la mobilisation, où certains protestataires étaient armés de fusils.

"Ce qui s'est passé est terrible, mais le Venezuela est le pays qui a mis fin à l'empire espagnol et il mettra fin à l'empire 'gringo' (américain, NDLR). Le narcotrafiquant et le terroriste, c'est Trump", estime auprès de l'AFP Nairda Itriago, 56 ans, fustigeant le président américain.

32 Cubains ont été tués lors de l'opération militaire américaine au Venezuela

Quelque 32 Cubains ont été tués lors de l'opération militaire américaine au Venezuela qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro, selon La Havane.

"En raison de l'attaque criminelle perpétrée par le gouvernement des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela (...) 32 Cubains ont perdu la vie au cours des combats", a expliqué le gouvernement dans un communiqué lu à la télévision nationale.

Plus d'informations sur les Cubains tués lors de l'opération dans la capitale vénézuélienne dans notre article.

Les États-Unis se disent "aux commandes", Delcy Rodríguez demande une relation "équilibrée et respectueuse"

Donald Trump a réaffirmé que les États-Unis étaient désormais "aux commandes" au Venezuela à la suite de la capture du président Nicolás Maduro. "On a affaire à des gens qui viennent d'être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée", a-t-il indiqué.

En parallèle, la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodríguez a plaidé pour une relation équilibrée et respectueuse avec les États-Unis. "Nous considérons comme nos priorités de progresser vers une relation internationale équilibrée et respectueuse entre les États-Unis et le Venezuela", a-t-elle écrit sur Telegram.

"Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération, axé sur un développement partagé.

La présidente par intérim a réuni son premier conseil des ministres

Delcy Rodríguez, a réuni dimanche soir son premier conseil des ministres après la capture par l'armée américaine du président Nicolás Maduro dont elle était la vice-présidente.

La télévision d'État VTV a montré en début de soirée Delcy Rodríguez présidant une table au palais présidentiel de Miraflores, à laquelle étaient notamment assis le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez ou le ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello.

Donald Trump menace la dirigeante du Venezuela par intérim de "faire ce qu'il faut" ou d'en "payer le prix"

Dimanche, Donald Trump a menacé la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodríguez, désigné par la Cour suprême du pays, d'un sort pire que celui réservé à Nicolás Maduro.

"Si elle ne fait pas ce qu'il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro", a-t-il déclaré au journal The Atlantic au sujet de la vice-présidente vénézuélienne.

"Le pays est totalement en faillite. Ce pays est une catastrophe dans tous les domaines."

Nicolás Maduro devant un juge de New York à midi

Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré aux suites de la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces armées américaines.

Inculpé pour "narcoterrorisme" et "crimes contre l'humanité", le chef d'État d'Amérique latine sera jugé à midi, c'est-à-dire à 18 heures, heure française.