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"La France est en train de l'obtenir": le ministre de l'industrie confiant sur les 75% de contenu local pour les voitures produites en Europe

BFM Business Julien Bonnet
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En visite à l'usine Renault qui produit la nouvelle R5, le ministre de l'Industrie Sébastien Martin, a de nouveau réclamé que l'Europe instaure une part de contenu local de 75% de la valeur des voitures produites. "Cet objectif, la France est en train de l'obtenir", a-t-il souligné.

Le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin, a de nouveau réclamé mercredi 21 janvier que l'Europe instaure une "préférence européenne" pour les voitures électriques en "exigeant un contenu local de 75%" de la valeur des voitures, ce que selon lui la France "est en train d'obtenir".

"Les autres continents le font"

"Il faut que l'Europe se fixe le même objectif de 75%, car les autres continents le font. Cela nécessitera une amélioration des procédés et un travail des sous-traitants, mais cet objectif, la France est en train de l'obtenir", a-t-il déclaré en visitant l'usine Renault de Lambres-lez-Douai (Nord), qui vient de sortir sa 100.000ème Renault 5 électrique, grand succès commercial de 2025.

En début de semaine, les trois principaux équipementiers français -Valeo, Forvia et OPmobility- avaient aussi demandé à l'Europe d'imposer ce seuil minimum de 75% de contenu local aux véhicules produits en Europe, quelle que soit la motorisation, et en traitant à part la problématique des batteries pour voitures électriques.

La France a aussi décidé de continuer à soutenir la filière des voitures électriques cette année "en maintenant les aides à l'achat à hauteur de 1 milliard d'euros, malgré le contexte budgétaire", a-t-il souligné. Le montant de la prime par véhicule augmente, a ajouté le ministère.

Une décision attendue dans les prochaines semaines

Mais si les ventes de véhicules électriques progressent, il y aura des perdants parmi les sous-traitants de la filière des voitures thermiques, a ajouté le ministre, au lendemain de l'annonce de la fermeture d'une usine Bosch à Moulins.

"On vend 25% de véhicules en moins qu'avant le Covid. Les productions réalisées par Bosch correspondaient beaucoup aux véhicules thermiques, qui restent les plus nombreux -80% des véhicules vendus- aussi quand vous avez un effondrement du marché, vous avez forcément des conséquences malheureuses pour les sous-traitants", a-t-il averti.

Bruxelles doit annoncer dans quelques semaines un plan pour favoriser la production "made in Europe" dans l'automobile et d'autres secteurs. Attendu pour le 29 janvier, il a été de nouveau repoussé, a-t-on appris la veille mardi.

Cette "préférence européenne", qui conditionnera les aides à l'achat et l'accès aux fonds publics, fait l'objet d'intenses débats entre les États membres. Défendue par la France, elle est combattue par l'Allemagne, qui redoute d'alourdir les coûts d'approvisionnement de ses constructeurs automobiles.