C'est un plan très attendu par toute l'industrie: les mesures de "préférence européenne" de Bruxelles pour l'automobile sont de nouveau repoussées

Le Parlement européen est décidé à bloquer le processus menant à l'union bancaire en Europe pour obtenir plus de pouvoir de la Commission au détriment des Etats. - -
Des mesures pour favoriser la production "made in Europe" dans l'automobile et d'autres secteurs industriels, qui étaient attendues à la fin du mois, ont été reportées à une date ultérieure, a annoncé ce mardi 20 janvier le cabinet du commissaire européen Stéphane Séjourné.
Un principe de "préférence européenne" objet de vifs débats
Ces mesures dites de "préférence européenne" doivent figurer dans le projet de loi dit "d'accélération industrielle" dont la présentation, initialement prévue en décembre, avait déjà été repoussée au 29 janvier.
Ce nouveau report intervient alors que l'instauration d'une "préférence européenne", c'est-à-dire l'obligation pour les industriels bénéficiant de financements publics de se fournir en composants fabriqués en Europe, fait l'objet d'intenses débats entre les États membres.
Cette notion est défendue avec vigueur par la France, notamment pour défendre sa filière nationale des batteries pour voitures électriques, mais est combattue à l'inverse par d'autres États comme l'Allemagne, qui redoutent d'alourdir les coûts d'approvisionnement de leurs constructeurs automobiles.
La veille, ce lundi, les trois principaux équipementiers français, Valeo, Forvia et OPmobility, ont demandé à l'Europe d'imposer un minimum de 75% de contenu local aux véhicules produits en Europe, quelle que soit la motorisation, et en traitant à part la problématique des batteries pour voitures électriques
Un nouveau rendez-vous le 25 février?
Selon le cabinet de Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission chargé de la Prospérité et de la stratégie industrielle, ce délai vise à "maintenir le très haut niveau d'ambition dans le cadre du travail interne" autour de ce texte.
"Le Vice-Président ne lâchera pas le mandat politique donné par les États membres lors du dernier Conseil compétitivité, ni les entreprises qui soutiennent massivement cette initiative", a-t-on en outre assuré au sein du cabinet de Stéphane Séjourné.
Le nouveau calendrier de ces mesures n'a pas encore été annoncé. Selon un document de la Commission, l'annonce pourrait intervenir le 25 février, mais il s'agit d'une date indicative qui n'a pas encore été confirmée officiellement.











