Surmortalité en décembre, notamment due à la grippe

Une infirmière donne des soins à un patient dans un hôpital (illustration) - Jean-Sébastien Evrard - AFP
Environ 8.100 décès en excès (nombre de décès observés par rapport au nombre de décès attendus), toutes causes confondues, ont été observés en décembre et début janvier, dont les trois quarts seraient dus à la grippe, a indiqué mercredi l'agence sanitaire Santé publique France. La grande majorité de ces décès concerne les "plus de 85 ans", a indiqué lors d'une conférence de presse François Bourdillon, directeur général de l'agence.
Une hausse de la mortalité, "toutes causes confondues", est observée "depuis mi-décembre" en France, touchant quasi-exclusivement les 65 ans et plus, écrit Santé publique France dans ce bulletin hebdomadaire paru mercredi. "La part de la mortalité due à la grippe ne peut pas être estimée actuellement", précise toutefois l'agence dans ce document.
Pas de surmortalité constatée dans les EPHAD
"C'est une épidémie d'une grande sévérité dont les tendances ressemblent à celles de 2014-2015", hiver qui avait été marqué par une surmortalité importante de 18.000 personnes, en partie attribuable à la grippe, a indiqué à la presse le Professeur Bourdillon.
Le ministère de la Santé confirme que la part de décès liée à la grippe reste inconnue et, ajoute qu'il n'y a pas eu de surmortalité constaté en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).
"L’épidémie n’est pas terminée, nous n’avons pas encore franchi le pic de l’épidémie et nous devons rester vigilants et mobilisés, a prévenu la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Ce qui caractérise l’épidémie c’est qu’un grand nombre de personnes a été hospitalisées."
Le bilan de l'épidémie de grippe de cet hiver sera "probablement lourd", avait estimé mi-janvier la ministre de la Santé, Marisol Touraine, appelant au report des opérations non urgentes pour désengorger les hôpitaux mais niant que la situation soit la conséquence de fermetures de lits.












