Grippe: un million de malades atteints

Des personnes attendent à l'accueil des urgences de l'hôpital Trousseau lors d'une épidémie de grippe, le 12 janvier 2016 à Tours - GUILLAUME SOUVANT, AFP/Archives
Plus d'un million de Français ont consulté leur médecin pour des symptômes grippaux depuis le début de l'épidémie de grippe saisonnière, a annoncé mercredi le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm, estimant que le pic est "proche" mais n'a pas encore été franchi au niveau national.
La fréquence des nouveaux cas relevée la semaine dernière est moitié moins élevée que celle observée au plus fort de l'épidémie d'il y a deux ans, qui s'était traduite par un lourd bilan, souligne le réseau, dans son bulletin hebdomadaire.

"En cinq semaines d'épidémie de grippe, 1.061.000 personnes auraient consulté un médecin généraliste" pour des syndromes grippaux (fièvre brutale supérieure à 39°C, douleurs musculaires et signes respiratoires), estime Sentinelles, à partir des données de son réseau de 1.400 médecins généralistes et pédiatres.
Au cours de la semaine du 9 au 15 janvier, le nombre de nouveaux cas a continué d'augmenter, avec 409 consultations pour 100.000 habitants contre 395 la semaine précédente.
La région PACA la plus touchée
Le pic de l'épidémie - le stade à partir duquel le nombre de nouveaux cas commence à diminuer - n'est donc pas encore franchi au niveau national, même s'il est "proche", selon Sentinelles.
Au niveau régional, les taux d'incidence les plus élevés ont été observés en Provence-Alpes-Côte d'Azur (733 cas pour 100.000 habitants), Corse (563 cas) et Occitanie (506 cas).
0,7% d'hospitalisations
Les signes cliniques rapportés la semaine dernière par les médecins du réseau ne présentent "pas de signe particulier de gravité", avec un taux d'hospitalisation "estimé à 0,7%", stable par rapport à la semaine précédente.
Chez les plus de 65 ans, le taux d'hospitalisation suite à une consultation en médecine générale pour syndrome grippal est "proche de 3%", un niveau "élevé, sans pour autant être exceptionnel". "Ce taux pourrait diminuer dans les prochaines semaines et il faut attendre la fin de l'épidémie pour être en mesure de le comparer aux valeurs des années passées", avertit Sentinelles.
Le virus en cause reste très majoritairement le virus de souche A/H3N2 (94% des prélèvements positifs), "connu pour affecter de façon plus sévère les personnes âgées".












