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Mercosur: les motions de censure de LFI et du RN contre le gouvernement rejetées sans surprise

BFM A.B avec AFP
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Deux motions de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, déposées par LFI et le RN, ont été rejetées ce mercredi. Les deux groupes dénoncent l'accord de libre-échange conclu entre les pays l'UE et le Mercosur.

Les députés ont rejeté sans surprise, ce mercredi 14 janvier, les deux motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France insoumise, qui dénoncent l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.

La motion de censure déposée par La France insoumise a recueilli 256 voix pour, soit moins que les 288 nécessaires pour entraîner la chute du gouvernement de Sébastien Lecornu. Dans le détail, 121 députés du RN, 71 de LFI, 32 écologistes, 16 de l'UDR, 13 communistes et trois députés non-inscrits ont voté pour le texte.

"Le PS a une fois de plus sauvé le gouvernement Lecornu et Macron. Car il n'a manqué que 32 voix. Et les PS sont 69", a réagi Jean-Luc Mélenchon sur X.

142 voix pour la motion de censure RN

Celle déposée par le Rassemblement national a également été rejetée, avec seulement 142 voix pour. Il s'agit de 122 députés du RN, 1 de la Droite républicaine, 16 de l'UDR et trois députés non-inscrits.

"Le PS et LR se sont à nouveau offerts à la macronie pour l’autoriser à survivre, en permettant le rejet des motions de censure contre le gouvernement à l’Assemblée nationale", a déclaré Jordan Bardella sur X, à la suite du vote.

"Nos agriculteurs, comme le peuple français, sont les grands oubliés de ces obscurs accords d’appareils", a-t-il ajouté.

"Une opposition de façade"

Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, avait estimé dans son propos précédant le vote de leur motion, que le choix de la France de dire "non" à l'accord avec les pays du Mercosur était "une opposition de façade" et qu'"Emmanuel Macron n'a rien empêché" et qu'il a "soutenu" l'accord auparavant.

De son côté, la députée RN Hélène Laporte avait déploré, également dans son propos avant le vote de la motion de censure du RN, des déclarations "contradictoires" d'Emmanuel Macron sur le sujet: "il est devenu évident que la France" a "choisi la voie du renoncement".

Elle avait également indiqué que "la France n'a rien fait pour bloquer efficacement cet accord" et qu'elle doit désormais "saisir la Cour de Justice de l'Union européenne" sur l'application du traité.