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Face à l'antisémitisme, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet appellent à la "fermeté"

BFM O.E avec AFP
Le président du Sénat Gérard Larcher s'adresse à la presse, aux côtés de la présidente de l'Assemblée nationale française Yaël Braun-Pivet, devant le "Mur des Justes" du Mémorial de la Shoah, après qu'il ait été vandalisé à la peinture verte, à Paris, le 2 juin 2025.

Le président du Sénat Gérard Larcher s'adresse à la presse, aux côtés de la présidente de l'Assemblée nationale française Yaël Braun-Pivet, devant le "Mur des Justes" du Mémorial de la Shoah, après qu'il ait été vandalisé à la peinture verte, à Paris, le 2 juin 2025. - Xavier GALIANA

Lors d'une soirée de débats consacrée à la lutte contre l'antisémitisme, mercredi 12 novembre, le président du Sénat Gérard Larcher et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ont appelé à la "fermeté".

Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet se sont employés à rassurer les représentants de la communauté juive en appelant à la "fermeté" face à l'antisémitisme, ce mercredi lors d'une soirée de débats organisée deux ans après la marche du 12 novembre 2023.

Ce jour-là, plus de 100.000 personnes avaient défilé contre l'antisémitisme à Paris et des dizaines de milliers d'autres en régions, en présence d'une bonne partie de la classe politique, mais sans l'opposition de gauche radicale ni Emmanuel Macron.

Gérard Larcher, l'un des initiateurs de la manifestation avec son homologue de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, a estimé que face à l'antisémitisme, "même si des condamnations récentes font enfin la preuve de plus de sévérité, la réponse pénale doit encore être améliorée".

"L'antisémitisme est un terrorisme en action, comme le terrorisme procède d'un antisémitisme revendiqué", a-t-il ajouté lors de cet événement organisé par le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France).

Un "combat pour la République"

Yaël Braun-Pivet a elle aussi estimé que sur le sujet "la fermeté doit s'appliquer partout", et que "la France, la vraie, n'est pas antisémite". Elle a aussi souhaité "que chaque enfant de notre République puisse se rendre sur un lieu de mémoire de la Shoah".

Avant eux, le président du Crif Yonathan Arfi avait affirmé que cette marche du 12 novembre 2023 "a été, pour les Français juifs, un moment de réassurance" et "de justice".

"Deux ans après, nous savons que cette marche n'a pas empêché l'antisémitisme de poursuivre son sinistre chemin" mais elle a "renforcé cette conviction que la lutte contre l'antisémitisme n'est pas une lutte pour les juifs, mais un combat pour la République elle-même", selon lui.

Entre janvier et mai 2025, 504 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l'Intérieur, soit une baisse de 24% sur un an mais plus d'un doublement par rapport à la même période en 2023.