"Avant, il y a une échéance municipale": Élisabeth Borne critique les ambitions présidentielles de Gabriel Attal qui "n'est pas son patron"

De la tension entre deux anciens Premiers ministres. Après avoir affirmé que Renaissance "n'est pas un parti" mais plutôt "l'agence de com de Gabriel Attal", Élisabeth Borne estime ce lundi 26 janvier que son successeur à Matignon "n'est pas (son) patron".
"Un parti politique doit être un collectif qui prépare un projet au service des Français, pas un outil d'une communication personnelle", affirme-t-elle sur BFMTV.
Élisabeth Borne s'interroge sur le rôle de Gabriel Attal concernant les élections municipales qui se tiennent dans moins de deux mois. "On peut avoir l'échéance présidentielle en tête, il ne faut pas perdre de vue qu'avant il y a une échéance municipale", selon l'ancienne Première ministre. Cette dernière estime qu'il est "important" que Renaissance, "y compris son secrétaire général, s'implique pour qu'on puisse s'ancrer localement et avoir des victoires".
Élisabeth Borne dubitative face à la "multiplication de candidatures" dans le bloc central
Indiquant "ne pas être d'accord" avec des propositions de Gabriel Attal, Élisabeth Borne dit "ne pas se sentir forcément tenue par les positions prises" par le secrétaire général de Renaissance.
"Je m'autorise à avoir une opinion, compte tenu du parcours qui est le mien", poursuit celle qui est aujourd'hui députée du Calvados.
Si Gabriel Attal n'a pas officialisé sa candidature pour l'élection présidentielle, l'ex-Premier ministre a partagé à plusieurs reprises ses ambitions pour l'Élysée. En juillet dernier, il disait vouloir "proposer un chemin nouveau" pour le scrutin présidentiel après s'être félicité d'"avoir tissé un lien avec les Français" en avril.
Face aux ambitions présidentielles du secrétaire général de Renaissance, Élisabeth Borne observe les envies "de beaucoup de candidats". "Ce qui doit nous préoccuper, c'est comment rassembler autour d'un projet et de valeurs", prévient-elle sur BFMTV. "Si on continue cette multiplication de candidatures, la force politique que je soutiens risque de ne pas être au second tour", craint l'ex-cheffe du gouvernement.
Parmi les personnalités ayant travaillé au sein de la macronie, seul Édouard Philippe a officialisé sa candidature pour la course à l'Élysée. De son côté, Gérald Darmanin a dit ce dimanche sur LCI "songer" à se présenter, estimant en "être capable".











