"Irresponsable", "simpliste": Marine Tondelier et François-Xavier Bellamy s'insurgent contre Sébastien Lecornu qui pointe les risques d'une absence de budget pour les agriculteurs

Malgré tous leurs désaccords, Marine Tondelier et François-Xavier Bellamy ont trouvé un terrain d'entente sur le plateau de BFMTV ce dimanche 11 janvier. La secrétaire nationale des Écologistes et le vice-président des Républicains déplorent que le gouvernement accuse ceux qui ne voudraient pas voter le budget de pénaliser les agriculteurs, vent debout contre l'accord du Mercosur.
"Ça serait une faute de dire que comme il y a deux mesures positives sur l'agriculture depuis quelques jours - insuffisantes mais positives - qu'on va voter tout ce budget qui comporte beaucoup de choses horribles sur le plan environnemental et sur le plan social", assure Marine Tondelier.
"Je trouve irresponsable et irrespectueux de la part du gouvernement de dire que ceux qui ne votent pas le budget mettent en détresse les agriculteurs, alors que par plein d'autres aspects en ne votant pas ce budget, nous les aidons", abonde la conseillère régionale des Hauts-de-France.
"Un message relativement simpliste"
Même son de cloche du côté de François-Xavier Bellamy qui pointe du doigt "un chantage". "Expliquer que si on ne vote pas le budget, qui n'est pas nécessairement bon, alors on prive les agriculteurs des moyens de les soutenir, me paraît être un message relativement simpliste", déclare l'eurodéputé. "Ce qui compte c'est de partager le débat, et je croyais que c'était le message du gouvernement qu'il soit ouvert sur la question du budget."
François-Xavier Bellamy dénonce dans le même temps un "chantage" de la part des socialistes, qui "ont pour priorité d'augmenter les impôts par tous les moyens possibles", sur le gouvernement. "Ce gouvernement aujourd'hui à décider de faire reposer sa survie politique sur le fait de céder au chantage d'Olivier Faure et du Parti socialiste", lance-t-il.
Tout en rappelant que la gauche veut rétablir la "justice" quant au paiement des impôts des "0,1% les plus riches", la secrétaire nationale des Écologistes refuse que la "faute" d'absence de budget soit rejetée sur la gauche et les écologistes. "Si nous n'avons pas de budget, c'est parce que le socle commun fait tous les jours la démonstration de son inaptitude à trouver des compromis", juge-t-elle.
Marine Tondelier rappelle que les députés et sénateurs ont échoué à la mi-décembre en commission mixte paritaire à s'entendre sur le budget 2026. "La gauche et les écologistes sont minoritaires et la majorité présidentielle à la majorité au sein de cette commission mixte paritaire", souligne-t-elle appelant "à prendre ses responsabilités".













