Sébastien Lecornu se dit "réellement déçu" par certains partis politiques qui "préfèrent le blocage au travail"

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dit ressentir "une réelle déception" envers une partie de la classe politique, certains partis "préférant le blocage au travail" ce vendredi 16 janvier, lors de son allocution depuis Matignon, concernant les ajustements effectués pour le budget de l'État.
"Je ressens une réelle déception mais aussi de l'inquiétude à voir une partie de la classe politique préférer le blocage au travail. Et une certaine tristesse à voir la vie parlementaire n'avoir fonctionné jusqu'au bout que pour un seul des deux textes budgétaires", le budget de la Sécurité sociale, a affirmé le Premier ministre.
"La vie des partis politiques et des appétits liés à la prochaine campagne présidentielle ont parfois eu raison du bon sens et de la responsabilité", tacle le Premier ministre.
Le RN et LFI dans le viseur de Matignon
Au cours de son discours, Sébastien Lecornu est revenu sur les deux motions de censure déposées par le Rassemblement national et la France insoumise pour dénoncer l'accord de libre-échange de l'Union européenne avec les pays du Mercosur. Des motions de censure "complètements déconnectées de la réalité", selon Sébastien Lecornu.
La veille, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, avait également accusé le RN et LFI d'avoir "délibérément voté des amendements pour qu’à la fin le budget soit invotable", lors d'une interview à France 2.
Matignon avait également estimé le même jour que le RN et le LFI rendaient "inéluctable l'utilisation d'un outil du parlementarisme rationalisé" pour que la France ait un budget. Lors de son discours, Sébastien Lecornu n'a d'ailleurs pas dit s'il comptait passer par la voie du 49.3 ou d'une ordonnance.













