"Un autre chemin existe": Jordan Bardella appelle les électeurs de droite à "joindre leurs forces" au RN pour les municipales

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a appelé ce lundi 12 janvier les électeurs de droite à "joindre leurs forces" pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
"Je souhaite (...) m’adresser aux électeurs de droite qui se sentent aujourd’hui orphelins d’une incarnation et d’un projet, lassés des divisions, de la cacophonie et des compromissions répétées avec le macronisme: je veux leur dire qu'un autre chemin existe", a déclaré le chef du parti d'extrême droite lors de ses vœux à la presse.
Nicolas Sarkozy qui se dit contre un "front républicain" anti-Rassemblement national, le patron de LR Bruno Retailleau favorable à une "union des droites" mais "dans les urnes": l'hypothèse d'un rapprochement entre droite et extrême droite gagne du terrain dans les esprits ces derniers mois.
"En joignant nos forces au plus près du terrain ces prochaines semaines, en regardant dans la même direction, nous pouvons faire triompher des valeurs partagées: l’autorité, l’identité nationale, la récompense du mérite, le respect de l’ordre républicain, et la défense de nos entreprises comme piliers de la prospérité nationale", a affirmé Jordan Bardella ce lundi. "Notre alliance avec l’UDR d’Éric Ciotti en témoigne et en témoignera encore" lors des municipales, a-t-il ajouté.
Un rapprochement fait débat chez LR
L'idée d'une "union des droites" n'est pas nouvelle, mais elle semble de plus en plus visible à l'approche des municipales et à 18 mois de la présidentielle. L'ancien patron de LR, Eric Ciotti, avait été le premier à franchir la ligne en s'alliant avec le Rassemblement national en 2024, s'attirant les critiques, y compris de Nicolas Sarkozy.
Depuis, l'idée a fait du chemin. Le patron des députés LR Laurent Wauquiez souhaite pour 2027 une primaire du ministre "Gérald Darmanin à Sarah Knafo", l'eurodéputée du parti d'extrême droite Reconquête. Mais il ne plaide pas pour une alliance formelle avec le Rassemblement national, qui tournerait probablement à l'avantage de ce dernier largement en tête des sondages.
Un rapprochement auquel certains chez LR s'opposent vivement, à l'instar de Jean-François Copé ou encore du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. "Singer l'extrême droite, c'est nourrir ce que l'on prétend combattre, tout en se condamnant à l'effacement", a-t-il déclaré mi-décembre. "De mon côté, je le dis clairement: 'ni RN ni LFI', à LR, j'entends surtout 'ni LFI ni LFI'", a-t-il insisté.
La présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a aussi affirmé que la droite républicaine "doit se reprendre", "n'est pas à vendre" et ne saurait servir de "caution de respectabilité" au Rassemblement national.












