"Je ne suis pas très pessimiste sur l'issue": un avocat du Parlement européen confiant avant le début du procès en appel du RN

De retour à la barre. Le procès en appel de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national (ex-Rassemblement national) s'ouvre ce mardi 13 janvier, avec une décision cruciale, attendue à l'été, pour l'avenir politique du parti d'extrême droite pour les élections présidentielles de 2027.
Si le Rassemblement national espère voir la peine de sa figure politique abandonnée par les juges en appel, l'accusation se veut quant à elle plutôt confiante sur l'issue du procès.
"J'y vais avec l'état d'esprit d'obtenir la confirmation de la décision des premiers juges, détournement de fonds publics importants", a lancé ce mardi Maître Patrick Maisonneuve, l'un des avocats du Parlement européen dans cette affaire, sur RTL.
"Je ne suis pas très pessimiste sur l'issue et les déclarations de culpabilité", a-t-il ajouté, assurant que le tribunal ne pouvait nier la présence d'un "système mis en place depuis de nombreuses années avec des sommes très importantes de plusieurs millions d'euros, qui ont servi à financer le parti".
"Le détournement de fonds publics dans ce genre de dossier, il est parfaitement établi. La cour d'appel a toute la latitude pour apprécier mais je crois que le dossier d'instruction, le dossier d'enquête, les semaines d'audience, montrent très clairement qu'il y a un système qui a été mis en place depuis fort longtemps, un système de détournement de fonds publics", avait déjà déclaré l'avocat sur BFMTV lundi soir.
Treize prévenus, dont Marine Le Pen et son parti
En première instance le 31 mars 2025, Marine Le Pen avait été condamné à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
Une peine sévère justifiée par l'ampleur des montants détournés dans l'affaire, soit 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursés par une partie des prévenus.
"Ce n'est pas parce que vous remboursez que vous n'avez pas détourné", ajoute par ailleurs sur BFMTV Patrick Maisonneuve,
Douze personnes sont attendues dans la première chambre civile de la cour d'appel sur l'île de la Cité ce mardi, en plus du parti du RN en tant que personne morale. Les députés Julien Odoul et Timothée Houssin ou encore Bruno Gollnisch et Wallerand de Saint-Just seront sur le banc des accusés aux côtés de Marine Le Pen.











