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"Les Parisiens sont frondeurs": candidat aux municipales à Paris, Pierre-Yves Bournazel estime que "les jeux ne sont pas faits"

BFM Emilie Roussey
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Le candidat soutenu par Horizons et Renaissance estime que les Parisiens ne laisseront pas "un duel s'installer" entre "deux clans", représentés par Rachida Dati et Emmanuel Grégoire.

Malgré sa position dans les sondages, il martèle que "l'élection n'est pas jouée". Invité sur BFMTV ce jeudi 29 janvier, Pierre-Yves Bounazel, candidat soutenu par Horizons et Renaissance pour les élections municipales à Paris, assure que les "jeux ne sont pas faits".

"Cette élection n'est pas jouée, les Parisiens sont frondeurs", estime le candidat. "Ils ne laisseront pas le duel s'installer" entre "deux clans", celui de Rachida Dati, soutenue par la droite, et celui Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint de la maire sortante PS Anne Hidalgo.

"Je veux qu'on laisse les Parisiens choisir, et je vais me battre pour leur permettre cette solution, les jeux sont ouverts à Paris, les jeux ne sont pas faits, (...) je serai demain un maire à temps plein pendant six ans, très déterminé pour une ville apaisée, bien gérée, où les Parisiens sont heureux de vivre", avance Pierre-Yves Bournazel.

14% des intentions de vote

Un sondage Ifop pour Le Parisien, LCI et Sud radio publié samedi 24 janvier le place en troisième position pour ce scrutin. Il est crédité de 14% des suffrages, loin derrière Emmanuel Grégoire, qui recueille 32% des intentions de vote, et Rachida Dati, qui en récolte 28%.

"Ce ne sont pas les sondages qui comptent mais les votes des Parisiens", se défend Pierre-Yves Bournazel, refusant toute possibilité d'alliance avec la gauche au second tour.

Le candidat du camp présidentiel a une nouvelle fois évoqué le renvoi de sa concurente de la droite devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre 2026 pour corruption et trafic d'influence aux côtés de Carlos Ghosn, des faits qu'elle conteste. Il s'agit selon lui d'un "sujet démocratique" puisqu'elle est passible d'une peine d'inéligibilité et donc susceptible de ne plus être maire après avoir été élue.

"Je prends les Parisiens pour des citoyens responsables et je pense que l'invective et la désinformation n'ont pas leur place dans le débat public" ajoute-t-il, déplorant le "refus" de Rachida Dati de débattre.

"L'incarnation de la droite la plus bête du monde"

De son côté, Rachida Dati s'est dite lundi soir "très confiante" sur BFMTV dans l'issue du procès, déclarant n'avoir "jamais été mise en cause pour de l'argent public" mais uniquement dans le cadre de son contrat d'avocate.

Mercredi sur RMC, la candidate LR n'avait pas mâché ses mots face à son concurrent Horizons. "M. Bournazel c'est l'incarnation de la droite la plus bête du monde qui a permis à la gauche d'accéder à Paris", avait-elle déclaré, estimant que l'ex-Premier ministre Edouard Philippe avait choisi Pierre-Yves Bournazel "pour (la) faire battre".