BFM

Sécurité, Louvre, possible alliance avec Sarah Knafo, son procès... Ce qu'il faut retenir du "Forum BFMTV" avec Rachida Dati

BFM Vincent Gautier
placeholder video
Télécharger la nouvelle app BFM
Rachida Dati était l'invité ce lundi 26 janvier du "Forum BFMTV". Pendant près de trois heures, la ministre de la Culture et la candidate Les Républicains à la mairie de Paris a répondu aux questions de Français, qu'ils viennent de la capitale ou non.

Qu'ils viennent de la région parisienne, du nord de la France ou de Gironde, une quinzaine de Français ont pu échanger avec Rachida Dati pendant environ trois heures ce lundi 26 janvier sur BFMTV. De la propreté à la sécurité dans la capitale en passant par les éventuelles alliances qu'elle nouerait au second tour des élections municipales, la ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris a répondu aux nombreuses questions des participants du "Forum BFMTV".

• Rachida Dati écarte l'hypothèse d'une alliance avec Sarah Knafo au second tour

Face à l'éventualité d'une qualification de Sarah Knafo au deuxième tour des municipales à Paris, Rachida Dati pourrait-elle nouer une alliance avec la candidate du parti d'extrême droite Reconquête? Elle a en tout cas écarté une telle hypothèse sur BFMTV, assurant "ne pas être dans les accords d'appareil".

Elle a aussi justifié un tel choix par des déclarations passées d'Éric Zemmour la visant. Le président de Reconquête avait notamment reproché en 2016 à Rachida Dati d'avoir appelé sa fille Zohra, un "prénom musulman". Et pour la ministre, Éric Zemmour et Sarah Knafo, "c'est le même parti, (donc) vous portez les mêmes idées".

• Avant son procès pour "corruption" et "trafic d'influence" en septembre, Rachida Dati se dit "très confiante"

Soupçonnée d'avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d'honoraires signée en octobre 2009 avec RNBV, filiale de l'alliance Renault-Nissan, mais sans avoir réellement travaillé, Rachida Dati sera notamment jugée en septembre prochain pour "corruption" et "trafic d'influence".

En cas d'élection à la mairie de Paris puis de condamnation dans ce dossier, Rachida Dati remettra-t-elle son mandat de maire? Rachida Dati ne s'est pas avancée sur ce point, tout en se disant "très confiante sur ce dossier". "Ma probité n'a jamais été mise en cause", a-t-elle poursuivi concernant ce dossier sur lequel il a été dit, d'après elle, "tout et n'importe quoi".

• Rachida Dati affirme que "des zones de non-droit" existent dans la capitale

Sur le plateau de BFMTV, Rachida Dati a dit observer dans des quartiers de Paris "des zones de non-droit" ainsi qu'un "espace public confisqué aux femmes de manière totalement assumée".

Le mois dernier, dans un entretien au Figaro, la candidate à la mairie de Paris a dévoilé son plan pour la sécurité pour la capitale prévoyant d'"en finir avec le déni" et qui vise à "rétablir l'autorité partout". Elle a ainsi promis en cas d'élection de mettre en place un corps de 5 000 policiers municipaux "armés et formés à la lutte contre la délinquance au quotidien".

• Pour Rachida Dati, le voile "n'est pas qu'un bout de tissu"

Après avoir été interpellé par un participant au "Forum BFMTV" sur des propos qu'il jugeait "scandaleux" et tenus plus tôt ce mois-ci sur CNews, Rachida Dati a persisté et signé: elle "considère que ceux qui portent le foulard pour des raisons spirituelles et idéologiques, ce n'est pas qu'un bout de tissu".

"Quand vous rencontrez quelqu'un qui porte un foulard pour des raisons religieuses et spirituelles, vous n'avez pas la même approche dans les échanges, ni plus, ni moins", a-t-elle ajouté sur le plateau.

• Rachida Dati dénonce "le plus grand scandale sexuel dans le périscolaire" à Paris

Rachida Dati a affirmé qu'à Paris "nous assistons au plus grand scandale sexuel dans le périscolaire". "Que sur l'année 2025, 55 animateurs périscolaires ont été suspendus pour suspicion de viol et d'agressions sexuelles sur des enfants de l'école maternelle", a-t-elle déclaré.

En novembre 2025, la Ville de Paris indiquait pour sa part que 16 animateurs avaient été suspendus après des signalements pour des faits d'agressions sexuelles dans des écoles et des centres de loisirs de Paris depuis janvier, 52 depuis 2023.

"Les familles n'ont pas été reçues, les enfants pas été pris en charge, et ça je changerai tout", a poursuivi Rachida Dati. Dénonçant un recrutement de personnes "pas qualifiées" et "pas expérimentées", elle a affirmé "avoir repensé tout le périscolaire".

• Rachida Dati ne précise pas la date de son départ du ministère de la Culture

À la fois candidate aux municipales à Paris, maire du 7e arrondissement de la capitale et ministre de la Culture, Rachida Dati a affirmé il y a huit jours sur France Inter qu'elle quitterait la rue de Valois avant les élections des 15 et 22 mars prochains.

"J'ai dit clairement que je quitterai le ministère de la Culture", a-t-elle répété ce lundi sur BFMTV, tout en se gardant bien de donner la date précise pour son départ. Mais elle l'assure, sa double casquette actuelle "ne (l)'empêche pas de mener (s)on activité de ministre et (s)on activité de maire".

• Rachida Dati botte en touche sur un départ de la directrice du musée du Louvre

Après le cambriolage du Louvre du 19 octobre dernier, la directrice du musée, Laurence des Cars, avait présenté sa démission à Rachida Dati. Une démission refusée par la ministre de la Culture.

Alors que le mandat de Laurence des Cars est censé se terminer le 31 août prochain, la directrice de l'établissement pourrait-elle être débarquée dans les jours ou semaines qui viennent? Rachida Dati a botté en touche et expliqué "réserver ça avec les organisations syndicales".

La ministre de la Culture a également qualifié de "légitimes" les revendications de ces mêmes organisations syndicales qui dénoncent les sous-effectifs au Louvre et les écarts de rémunération avec d'autres agents relevant du ministère de la Culture.

• Rachida Dati veut privatiser la collecte des déchets à Paris

Interrogée sur la propreté dans la capitale, Rachida Dati a martelé que "Paris est sale" et "de plus en plus sale". "Il y a même des secteurs qui sont totalement insalubres", a-t-elle ajouté. Selon elle, le sujet serait avant tout "une question d'organisation et de coordination".

Pour y répondre, il faudrait notamment revoir la collecte des déchets, qui est "un vrai métier avec des enjeux écologiques". "Moi, j'assume de dire que la collecte, il faut la privatiser, c'est pas le boulot d'un maire", estime Rachida Dati."Je suis élue maire de Paris le 22 mars, le 23, la première semaine, le changement vous le voyez", a-t-elle assuré, affirmant pouvoir faire de Paris "une ville propre" en une semaine.