BFM

Site d'Orange fermé à Marseille: Laurent Nuñez annonce que les dispositifs de police vont être renforcés dans le secteur

BFM Mélanie Hennebique
placeholder video
Téléchargez la nouvelle application BFM
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé sur BFMTV ce dimanche 30 novembre que la présence policière a été renforcée dans le quartier Saint-Mauront de Marseille. Il cite un secteur "compliqué" et entend permettre le plus rapidement "un retour au calme".

Deux jours après la fermeture du site Orange à Marseille et le placement de ses salariés en télé-travail, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé sur BFMTV le renforcement des dispositifs de police dans le secteur.

Il a déclaré s'être entretenu avec la directrice générale d'Orange. "Nous avons convenu de renforcer les dispositifs policiers autour du site, et d'avoir un partenariat qui n'existait pas forcément entre cette implantation d'Orange et la police pour s'appeler en cas d'incident", a précisé le ministre.

Un quartier "compliqué"

Le 28 novembre, la société Orange a fermé ses portes dans le quartier Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement de Marseille. Le secteur est régulièrement le théâtre de trafics de drogue ou de rixes, notamment autour du métro Nationale qui se trouve à proximité des locaux.

Les syndicats ont fait part de tirs entendus à proximité de l'entrée, évoquant des affrontements entre bandes rivales. Face aux épisodes de violence de plus en plus fréquents, les salariés se seraient confinés à trois reprises en quelques jours.

"Je peux vous confirmer que ce quartier est compliqué", ajoute le ministre de l'Intérieur, qui assure que les forces de police resteront sur place pour assurer la sécurité des abords du site d'Orange.

"Je comprends et partage la crainte des salariés", complète Laurent Nuñez. "On va renforcer nos dispositifs pour permettre le plus rapidement un retour au calme".

Des accidents signalés, mais non confirmés

Le ministre de l'Intérieur est revenu sur les accidents signalés, qui n'ont pas été confirmés par la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, Corinne Simon.

Elle avait affirmé vendredi que les forces de police n'avaient pas enregistré d'appel de la part de la société Orange dans les jours précédant la fermeture du site, tout en assurant qu'elle "ne minimise pas la situation".

Lors d'une conférence de presse, elle avait exclu la thèse d'une rixe "sur fond de stupéfiants et entre bandes rivales".

"Oui, il y a parfois des rixes et c’est pourquoi la police intervient sans arrêt. Nous allons pouvoir continuer à le faire et un dispositif de sécurité a été mis en place", avait-elle ajouté.

"Pour une partie" des incidents évoqués par la société "on ne les confirme pas", a reconnu le ministre ce dimanche. "Mais peu importe", dit-il, parlant d'un quartier "compliqué".