Procès en appel du RN: Marine Le Pen affirme que le parti a "tiré les leçons" et "ne referait pas la même chose"

L'ESSENTIEL
- Depuis le 13 janvier, Marine Le Pen et dix autres prévenus sont jugés devant la cour d'appel de Paris dans l'affaire dite des assistants parlementaires européens du Front national. Lire l'article
- De retour à la barre après une première journée d'audience mardi, Marine Le Pen nie en bloc les faits qui lui sont reprochés. Lire l'article
- Mardi, le député RN Julien Odoul était apparu en difficulté face aux questions de la présidente de la Cour d'appel. Lire l'article
L'audience est suspendue jusqu'à demain
Ce direct est désormais terminé, merci de l'avoir suivi.
L'audience est suspendue et reprendra demain à 9 heures. Marine Le Pen a passé 11 heures à la barre depuis hier.
Elle a été interrogée sur le rôle de plusieurs collaborateurs et notamment Catherine Griset, qui a été son assistante parlementaire, mais aussi assistante à ses côtés en tant que présidente du parti, puis cheffe de son cabinet.
Le cas de Thierry Légier a aussi été abordé. Il était assistant parlementaire européen, mais également garde du corps au FN.
La cour s'est également intéressée à Guillaume L'Huillier, qui était assistant parlementaire de Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, et chef de cabinet de Jean-Marie Le Pen.
Marine Le Pen a "contesté formellement" avoir dirigé un "système" pour rémunérer les employés du parti avec l'argent du Parlement européen. "Encore une fois, je l’ai admis devant la cour. L’erreur, ça a été de les faire travailler au siège [du parti]. Je ne vois pas comment on aurait pu faire autrement. Mais bon…", a notamment déclaré la prévenue.
Sébastien Chenu réaffirme "qu'il n'y a pas un rond qui est passé dans la poche de Marine Le Pen"
Interrogé sur le procès en appel, le vice-président du RN Sébastien Chenu réaffirme sur BFMTV qu'il "n'y a pas eu d'enrichissement personnel, il n'y a pas un rond qui est passé dans la poche de Marine Le Pen".
"Ce que dit Marine Le Pen c'est 'j'ai entendu ce que le tribunal nous reproche', mais il n'y a pas d'intention délibérée de ma part de contourner les règles du Parlement européen, qui ont en plus évolué en cours de mandat'", ajoute le député.
"On ne referait pas la même chose": jugée en appel pour l'affaire des assistants parlementaires du RN, Marine Le Pen affirme que le parti a "tiré les leçons"
Au terme de cette nouvelle journée d'audience, Marine Le Pen a assuré qu'elle contestait "l'idée qu'il y a eu quelque chose d'organisé", même si elle a reconnu qu'"il y a un certain nombre d’assistants qui en partie ou totalement ont fait bénéficier leur force de travail au parti". Mais "ça n'était pas volontaire de leur part".
"Si les uns et les autres ont eu conscience de commettre un délit?Je suis convaincue que non. Le parti a-t-il commis un délit intentionnel? Je crois que non également", a-t-elle déclaré.
Pour Marine Le Pen, "il faut regarder au cas par cas".
"Si c'était à refaire, on ne referait pas la même chose", assure-t-elle, avant d'ajouter: "On a tiré les leçons."
L'audience du procès en appel des assistants du FN
L'audience reprend, après une suspension d'une trentaine de minutes.
L'audience est suspendue 30 minutes
L'audience est suspendue pendant une demi-heure.
Marine Le Pen est interrogée par ses avocats
Me Rodolphe Bosselut et Me Sandra Chirac-Kollarik, les avocats de Marine Le Pen, interrogent la prévenue.
Le parquet général évoque, à son tour, le cas de Catherine Griset
Le parquet général interroge Marine Le Pen sur le cas de Catherine Griset. L'avocat général veut savoir pourquoi ne pas lui avoir fait un temps partiel (moitié Parlement européen / moitié Parti).
Il demande aussi pourquoi Catherine Griset n'a pas été remplacée au sein du parti lorsqu'elle est devenue assistante parlementaire.
"L'intégralité de son travail, c’est elle qui le faisait pour le compte de mon activité de député européen. Et il y a une partie un peu grisée qui est compliqué de séparer, enfin de savoir si cela s’adresse à Marine Le Pen eurodéputée ou Marine Le Pen, présidente de parti", répond Marine Le Pen.
Pour rappel, Catherine Griset avait un bureau au siège du FN, alors qu'elle devait être à Bruxelles en tant qu'assistante parlementaire de l'eurodéputée Marine Le Pen.
L'audience a repris, Marine Le Pen toujours à la barre
L'audience a repris autour de 14 heures.
Marine Le Pen est toujours à la barre, ce qui fait un total de sept heures d'audition depuis hier.
L'audience suspendue, reprise attendue à 14 heures
L'audience est à nouveau suspendue et devrait reprendre à 14 heures.
Marine Le Pen dénonce toujours "la décision de l'inéligibilité avec exécution provisoire"
Marine Le Pen est interrogée sur sa réaction à sa condamnation en première instance par Me Maisonneuve, avocat du Parlement européen. "Avez-vous le même regard?", lui demande-t-il. "Vous avez dit qu’il ne s’agissait pas d’une décision judiciaire mais d’une décision politique. Est-ce une décision politique qui a bafoué l'État de droit?"
Et la députée assume. "Incontestablement je considérais et je considère toujours que la décision de l'inéligibilité avec exécution provisoire, qu’elle me touche moi ou quelqu'un d’autre, est quelque chose d’éminemment contestable."
Nouvelles questions sur l'échange de mails entre Jean-Luc Schaffhauser et Wallerand de Saint-Just
La cour se penche à nouveau sur l'échange de mails entre Jean-Luc Schaffhauser, ancien député européen, et Wallerand de Saint-Just, ex-trésorier du FN.
"Ce que Marine demande, c’est qu’on signe pour des emplois fictifs et c’est le député qui est responsable pénalement...", a écrit le premier dans cet échange. "Je crois que Marine sait tout cela."
"Wallerand de Saint-Just n'a pas pris ça au sérieux", répond Marine Le Pen. Ce à quoi l'avocat du Parlement européen a rétorqué "Oui mais au final, M. Schaffhauser avait raison. Il ne s'est pas trompé. Il y a bien eu un risque juridique pour les députés."
La cour revient sur le cas Catherine Griset, assistante parlementaire de Marine Le Pen
La première assesseure de la présidente de la cour demande pourquoi Catherine Griset avait un bureau au siège du FN, alors qu'elle devait être à Bruxelles en tant qu'assistante parlementaire de l'eurodéputée Marine Le Pen.
Marine Le Pen reconnaît que Catherine Griset aurait dû travailler à Bruxelles mais insiste pour dire qu'elle travaillait bien comme assistante parlementaire.
L'activité de Catherine Griset pour le compte du parti était "résiduelle", assure l'ex-présidente du FN.
L'audience reprend après une courte suspension
Marine Le Pen est de retour devant les juges après une courte suspension de séance. Au tour des assesseurs de l'interroger.
Marine Le Pen "conteste formellement" l'existence d'un "système"
Marine Le Pen "conteste formellement" avoir dirigé un "système" pour rémunérer les employés du parti avec l'argent du Parlement européen.
"Pour les deux premières mandatures, ce sont toujours les mêmes assistants qui travaillent. Et à partir de 2014, je le conteste formellement. Je le redis, je n’ai jamais donné instruction à un député d’embaucher untel ou untel”, affirme-t-elle.
"Encore une fois, je l’ai admis devant la cour. L’erreur, ça a été de les faire travailler au siège [du parti]. Je ne vois pas comment on aurait pu faire autrement. Mais bon…”, poursuit la prévenue.
"Il y a des reproches incontestablement qui peuvent être faits mais nous avons fait preuve d’une bonne foi totale", conclut-elle.
La cour s'intéresse à Guillaume L'Huillier, assistant parlementaire et chef de cabinet de Jean-Marie Le Pen
La cour se penche sur le cas de Guillaume L'Huillier, assistant parlementaire de Marine Le Pen et de Bruno Gollnisch tout en étant chef de cabinet de Jean-Marie Le Pen.
Condamné à 12 mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans d'inéligibilité en premier instance, il a fait appel.
"Je n’ai aucune pièce du travail de Guillaume L’Huillier. Lorsqu’on nous reproche ce contrat, en 2018, je n’ai aucune raison de conserver des archives de notes d’un assistant parlementaire avec qui j’ai travaillé dix ans avant", indique Marine Le Pen.
"Il est assistant parlementaire et en même temps directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. C’est ça qui est ennuyeux à chaque fois...", lâche la présidente de la cour d'appel.
"Nous n’avons pas commis d’irrégularité": Marine Le Pen inflexible sur son garde du corps Thierry Légier
Marine Le Pen campe sur ses positions concernant Thierry Légier, garde du corps et assistant parlementaire. "J’affirme de la manière la plus solennelle que le Parlement européen était parfaitement informé de la teneur de ce contrat", déclare-t-elle à la barre.
"Nous n’avons pas commis d’irrégularité", assure Marine Le Pen.
Marine Le Pen s'en prend au Parlement européen sur le cas de Thierry Légier, à la fois assistant parlementaire et garde du corps au FN
La cour s'attarde sur le cas de Thierry Légier, garde du corps au FN mais rémunéré en tant qu'assistant parlementaire européen. Il avait été condamné en première instance et n'a pas fait appel.
"Je conçois bien que c’est mon procès, pas celui du Parlement européen. Mais ce que je voudrais faire noter à la cour, c'est que le Parlement européen ne fait pas preuve de bonne foi en ressortant les contrats...", accuse Marine Le Pen.
L'ancienne présidente du FN assure que tout le monde savait que Thierry Légier était garde du corps, et que le Parlement européen aurait pu ou dû alerter bien plus tôt. Le premier contrat de Thierry Légier remontant à 1995.
Marine Le Pen reconnaît que son ancienne assistante parlementaire a travaillé comme "assistante de la présidente du FN"
“Je ne peux pas prouver qu’elle n’a pas été active aussi de façon résiduelle comme assistante de la présidente du FN", déclare Marine Le Pen au sujet de son assistante parlementaire européenne Catherine Griset.
"Peut-être, oui, a-t-elle pris des billets d’avion pour MLP présidente du FN. Oui, je le reconnais", dit-elle.
"Quand quelqu'un appelle Catherine Griset et demande un rendez-vous avec moi, elle ne demande pas si c'est un rendez-vous avec l'eurodéputée Marine Le Pen ou avec la présidente du FN", se défend Marine Le Pen.
Marine Le Pen interrogée sur son ancienne assistante parlementaire
La présidente évoque le cas de Catherine Griset, assistante parlementaire de l'eurodéputée Marine Le Pen, mais aussi assistante à ses côtés en temps que présidente du parti, puis cheffe de son cabinet.
En tant qu'assistante accréditée, Catherine Griset devait demeurer à Bruxelles (selon les statuts du Parlement). Mais l'enquête a montré qu'elle n'y avait passé qu'une douzaine d'heures en un an.
"Lorsqu'elle est devenue votre assistante parlementaire, qui l'a remplacée au sein de votre cabinet ? Qui s'occupait de son travail ?"
"On a l’impression que Catherine Griset était seule. Mais j’avais un cabinet, un chef de cabinet, des conseillers spéciaux...", rétorque Marine Le Pen.
L'audience reprend, Marine Le Pen appelée à la barre
L'audience a repris à la Cour d'appel de Paris. "Nous nous en étions arrêtés hier à l’examen des faits de détournement de fonds publics qui nous amène aux contrats d’assistants parlementaires qui vous étaient propres", déclare la présidente la cour, Michèle Agi.
Marine Le Pen est appelée à la barre. L'ancienne présidente du RN s'aide de quelques feuilles de notes.
Le procès en appel des assistants du FN continue, Marine Le Pen attendue à la barre
La sixième journée d'audience du procès en appel des assistants du FN débute. Marine Le Pen est attendue à la barre à 9 heures après avoir été déjà interrogée hier après-midi.











