"L'État ne doit pas avoir la main qui tremble": Benoît Payan plaide pour que le Pnaco soit présent à Marseille

Pour Benoît Payan, après l'assassinat de Mehdi Kessaci, "la réponse doit être sans faille." "L'État ne doit pas avoir la main qui tremble", martèle le maire divers gauche de Marseille dans les colonnes de La Tribune Dimanche, ce 23 novembre, au lendemain de la marche blanche organisée en hommage au jeune homme de 20 ans, tué par balle le 13 novembre.
"Ces assassins veulent terroriser et installer une omerta. C'est pour cela que la marche d'hier était importante, pour dire que l'on ne se taira pas et que l'État de droit est là", ajoute l'élu.
Un message déjà exprimé par le maire de Marseille sur les réseaux sociaux, après le rassemblement en hommage à Mehdi Kessaci, qui a réuni 6.200 personnes, selon la préfecture des Bouches-du-Rhône.
"Nous étions des milliers, avec Amine (le frère de la victime, militant contre le narcotrafic NDLR.), avec sa famille, à réclamer justice et dire non à la violence et à la mafia. Les Marseillais n’ont pas peur. Nous ne nous tairons pas", écrivait l'élu sur X.
"Mettre fin à un système de mafia"
Selon l'ancien socialiste, pour "couper la tête" du trafic de drogues, "il faut du temps". "Par ailleurs, j'aimerais que le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), dont j'ai demandé la création dès 2021, soit présent à Marseille", ajoute Benoît Payan.
L'édile souhaite qu'avec "une antenne d'Interpol (...), les différents acteurs travaillent tous ensemble, sur place".
Pour le maire de la cité phocéenne, un seul objectif: "mettre fin à un système de mafia qui tue (sa) ville." "Ma main ne tremble pas. Je mènerai la guerre", promet Benoît Payan.












