Cambriolage du Louvre: comment l'ADN a permis de cibler les deux suspects interpellés

Deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue samedi 25 octobre, près d'une semaine après le spectaculaire cambriolage du musée du Louvre à Paris. Selon les informations de BFMTV, de l'ADN a été retrouvé sur les lieux du casse, "déterminant" dans l'identification de l'un des deux malfaiteurs arrêtés.
Dès la fin de ce qui se fait appeler encore aujourd'hui le "casse du siècle", la police scientifique s'est rendue sur place et a passé des heures à quadriller les lieux et a repéré la moindre trace. La procureure de la République de Paris Laure Beccuau avait expliqué dans les colonnes de Ouest-France jeudi 23 octobre que plus "de 150 prélèvements de traces ADN, papillaires et autres ont été réalisés" sur les lieux du vol de bijoux.
"Soit on travaille avec des traces riches -du sang, de la salive, du sperme-, soit on travaille avec des traces pauvres, c'est-à-dire par exemple des traces d'ADN de contact, un peu à l'aveugle, sur des supports susceptibles d'avoir été touchés par un mis en cause", détaille pour BFMTV Perrine Rogiez-Thubert, commandante de police scientifique à la direction de la police judiciaire.
Dans le cas présent, les cambrioleurs avaient laissé derrière eux plusieurs objets susceptibles de contenir des traces, notamment un casque, un talkie-walkie, un gilet jaune ou encore deux disqueuses.
Les bijoux toujours introuvables
Dans ce genre de cas, les éléments ADN récoltés sont par la suite analysés puis extraits dans un laboratoire. "Et là, nous avons le génotype, le profil génétique d'un individu", poursuit Perrine Rogiez-Thubert.
C'est dans le cadre de ces analyses ADN qu'un des deux suspects a été identifié puis arrêtés. Les deux mis en cause interpellés sont âgés d'une trentaine d'années et sont tous deux originaires d'Aubervilliers. Leur rôle présumé dans le cambriolage n'est pas connu, mais ils sont présentés comme des "suspects principaux".
Grâce aux progrès scientifiques, l'ADN est devenu un indice à part entière dans la résolution d'affaire criminelle. Les techniques de récolte de l'ADN ont beaucoup évolué, permettant aujourd'hui d'identifier le profil d'un suspect avec très peu de traces.
Toutefois, si l'enquête a avancé cette semaine avec l'arrestation de ces suspects, les huis bijoux volés n'ont quant à eux pas encore été retrouvés par les enquêteurs.













