Le boycott d’Élisabeth Borne, celui du RN de Jordan Bardella... La pression s'accentue sur l'émission de Jean-Marc Morandini sur CNews

La situation continue de se tendre autour de l'émission "Morandini Live" de CNews. L'ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, s'est jointe, ce lundi 26 janvier, aux appels au boycott du programme de fin de matinée présenté par Jean-Marc Morandini et diffusé sur la chaine d'information détenue par le milliardaire Vincent Bolloré.
Invitée de BFMTV, elle a exprimé son indignation après le maintien à l'antenne du journaliste star, définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour corruption de mineurs, mercredi 14 janvier.
"C'est effectivement un problème qu'il continue à être en plateau", a-t-elle réagi à l'antenne de BFMTV.
"Ce serait une bonne idée que ce soit la règle"
"S'il m'invitait, je n'irais pas", a affirmé la député de la 6e circonscription du Calvados, estimant que "ce serait une bonne idée que ce soit la règle" pour son parti politique Renaissance et pour les autres formations politiques.
Depuis le début de l'affaire, révélée en août 2016, la quasi-totalité des représentants de gauche était absente du plateau de Morandini Live et aucun ne s'y est rendu depuis la décision de justice contre l'animateur.
En revanche, un élu Les Républicains et plusieurs représentants du Rassemblement national y ont été aperçus la semaine dernière. Cela ne sera plus le cas à partir de ce lundi 26 janvier pour le parti présidé par Jordan Bardella puisque ce dernier a interdit à ses troupes de se rendre dans l’émission, selon les informations du journal Le Point, que BFMTV peut confirmer.
Du côté de la chaîne, l'animatrice Sonia Mabrouk a pris ses distances avec sa direction, assurant ne pas "cautionner cela", tandis que Pascal Praud a estimé que sa collègue avait "trouvé les mots justes" sur le sujet.
En attendant, la chaîne CNews a annoncé à l'AFP le 14 janvier que Jean-Marc Morandini "continue son combat pour la justice et reste à l'antenne". L'homme de 60 ans envisage un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme.











