BFM

"Profondément inquiets", dix pays occidentaux, dont la France, déplorent une "situation humanitaire castrophique" à Gaza

BFM M. H. avec AFP
Vue de tentes de fortune où des Palestiniens déplacés luttent pour leur survie au camp de réfugiés de Bureij, dans la ville de Gaza, le 30 décembre 2025.

Vue de tentes de fortune où des Palestiniens déplacés luttent pour leur survie au camp de réfugiés de Bureij, dans la ville de Gaza, le 30 décembre 2025. - HASSAN JEDI / ANADOLU

Dix pays, dont la France, exhortent ce mardi le gouvernement israélien à "veiller à ce que les ONG internationales puissent opérer de manière durable à Gaza" où la situation humanitaire y est "catastrophique".

Les ministres des Affaires étrangères de dix pays, dont la France et le Royaume-Uni, ont exhorté mardi les autorités israéliennes à "garantir un accès" à l'aide à Gaza, où la situation humanitaire demeure "catastrophique".

"Nous exprimons notre profonde inquiétude face à la nouvelle dégradation de la situation humanitaire à Gaza, qui demeure catastrophique", écrivent dans un communiqué commun les chefs de la diplomatie du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l'Islande, du Japon, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni.

La majorité des Gazaouis en "insécurité alimentaire aiguë"

Dans le territoire palestinien qui compte 2,2 millions d'habitants, "1,3 million de personnes ont toujours urgemment besoin d'un abri". "Plus de la moitié des établissements de santé ne fonctionnent que partiellement" et la majorité de la population (1,6 million de personnes) est confrontée à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë", déplorent aussi les ministres.

Ils demandent au gouvernement israélien de "veiller à ce que les ONG internationales puissent opérer à Gaza de manière durable et dans un cadre prévisible". Israël a mis en place des procédures draconiennes d'enregistrement pour les ONG. Une grande incertitude pèse sur ces organisations, qui devraient être fixées sur leur sort le 31 décembre.

"De nombreuses ONG internationales partenaires reconnues risquent d'être radiées", s'inquiètent les chefs de la diplomatie.

Une telle radiation pourrait les "contraindre à cesser leurs activités à Gaza et en Cisjordanie d'ici 60 jours". "Si les opérations des ONG internationales sont interrompues, un établissement de santé sur trois fermera à Gaza", alertent-ils.

Fin novembre, quatorze organisations avaient déjà été interdites d'accès. Parmi elles figure Save the children, l'une des plus connues et anciennes à Gaza, où elle vient en aide à 120.000 enfants.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre à Gaza, après une guerre meurtrière menée par Israël en réponse à l'attaque sans précédent du Hamas en territoire israélien le 7 octobre 2023.

Les dix ministres des Affaires étrangères saluent dans le communiqué "les avancées importantes réalisées pour mettre un terme aux effusions de sang à Gaza". Ils demandent à nouveau au Hamas "de déposer les armes et de renoncer à la violence" et appellent à "la restitution sans délai de la dépouille du dernier otage décédé".