BFM

"La situation est critique": le chef de l'ONU réclame le respect de l'"indépendance politique" des États après l'opération américaine au Venezuela

BFM I.H avec AFP
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors de l'ouverture de la 58e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, le 24 février 2025. (Photo d'illustration)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors de l'ouverture de la 58e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, le 24 février 2025. (Photo d'illustration) - Fabrice COFFRINI / AFP

Télécharger la nouvelle application BFM
Le monde selon Trump
Cette déclaration intervient avant la première comparution du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro devant un tribunal de New York ce lundi, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d'une opération militaire américaine choc.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé ce lundi 5 janvier au respect de l'"indépendance politique" des États après l'opération américaine choc au Venezuela dont les États-Unis assurent être désormais "aux commandes".

"Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous faisons face, il est important de respecter les principes", notamment "le respect des principes de souveraineté, d'indépendance politique et d'intégrité territoriale des États", a-t-il déclaré dans un discours lu par la sous-secrétaire générale Rosemary DiCarlo lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

"Il est encore possible d'éviter une conflagration"

"Je suis très inquiet concernant une possible intensification de l'instabilité du pays, l'impact potentiel sur la région et le précédent que cela peut représenter pour la façon dont les relations entre États sont conduites", a-t-il ajouté, répétant son inquiétude quant au fait que "des règles du droit international n'aient pas été respectées" lors de l'opération militaire de samedi.

"La situation est critique, mais il est encore possible d'éviter une conflagration plus large et destructrice", a-t-il encore insisté, appelant "tous les acteurs vénézuéliens à s'engager dans un dialogue démocratique inclusif lors duquel tous les secteurs de la société pourront déterminer leur avenir".

Cette réunion d'urgence du Conseil a été demandée par le Venezuela et relayée par la Colombie, qui est membre du Conseil depuis le 1er janvier.