Incendie à Crans-Montana: la libération de Jacques Moretti, propriétaire du bar, "scandalise" une mère de victime

Une décision qui "scandalise" Carla Masiello, mère italienne d'une victime de l'incendie de Crans-Montana dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Ce vendredi 23 janvier, la justice suisse a ordonné la libération de Jacques Moretti, co-propriétaire du bar Le Constellation, à Crans-Montana en Suisse. Jusqu'alors, il était placé en détention provisoire.
Lors de la nuit du Nouvel-An, 40 personnes sont mortes et 116 autres blessées dans un incendie qui a ravagé l'établissement. Il devrait quitter la prison de Sion, en Suisse, dans les prochaines heures, mais sera soumis à des "mesures de substitution" dont le but est de l'empêcher de fuir.
Concrètement, Jacques Moretti aura "l’interdiction de quitter le territoire helvétique, l’obligation de déposer tous ses documents d’identité et de séjour auprès du Ministère public, l’obligation de se présenter quotidiennement auprès d’un poste de police et l’obligation de verser des sûretés", selon la justice suisse. Des mesures pas suffisantes pour Carla Masiello qui estime qu'il "a toujours la possibilité de s'enfuir et de produire de faux documents d'identité". Elle dénonce "une vraie tromperie".
Une exhumation réclamée
L'enquête, elle, se poursuit avec les auditions de Jacques et Jessica Moretti, propriétaire et gérant de l'établissement suisse. Les avocates de cette dernière ont assuré ce vendredi que la mousse posée au plafond a été "contrôlé à plusieurs reprises" et que "personne n'a rien trouvé à y redire".
Plus de trois semaines après l'incendie mortel à Crans-Montana, en Suisse, Carla Masiello se pose encore des questions. Cette mère de famille italienne a perdu son fils, Giovanni, âgée de 16 ans, dans le drame. Sur notre antenne ce vendredi, elle s'interroge sur le délai de quatre jours après le drame au cours duquel les autorités suisses "ne disaient rien".
"Ils nous disaient d'appeler le consulat à Genève. Ils me disaient qu'il était peut-être dans un hôpital", se souvient Carla Masiello, témoignant d'une période "terrible et terrifiante".
Le visage de Giovanni était "parfaitement reconnaissable", car il n'a pas été brûlé et son passeport se trouvait dans sa poche. Autant d'éléments qui renforce la colère de cette mère de famille sur ces quatre jours d'attente "interminables". "J'aimerais comprendre, qu'on me donne une explication", réclame-t-elle désormais. De son côté, la justice italienne demande désormais l'exhumation du corps de Giovanni, car aucune autopsie n'a été effectuée par les autorités suisses. Pourtant, il a été rapatrié et enterré en Italie.












