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"Nous ne céderons pas au chantage": le ministre allemand de l'Economie confirme que les Européens préparent des "contre-mesures" face aux menaces de surtaxes douanières de Trump

BFM Business OC avec AFP
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"L'Europe donnera une réponse claire et unanime", indique le ministre allemand Lars Klingbeil, lors d'une conférence de presse avec son homologue français Roland Lescure.

Les Européens préparent des contre-mesures pour répondre au "chantage" du président américain Donald Trump, qui menace de surtaxes douanières huit pays européens s'opposant à son ambition de s'emparer du Groenland, a dit lundi le ministre allemand de l'Economie.

"Nous ne céderons pas au chantage. L'Europe donnera une réponse claire et unanime. Nous préparons actuellement des contre-mesures concertées", a déclaré Lars Klingbeil, lors d'une conférence de presse avec son homologue français Roland Lescure, évoquant le gel de l'accord douanier américano-européen, l'entrée en vigueur de taxes sur des produits américains importés et la "boîte à outils" de l'UE pour répondre "au chantage économique".

Il a aussi évoqué la "boîte à outils" de l'Union européenne (UE) pour répondre "au chantage économique", une référence à l'instrument anti-coercition qui permet en particulier de limiter les importations provenant d'un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.

"Arme de dissusasion"

Roland Lescure a dit espérer que cette "arme de dissuasion" fonctionnera, et qu"on en restera là". Selon lui l'Europe doit "affirmer (sa) puissance", tout en essayant de faire "baisse(r) la pression (...) qu'on désescalade plutôt qu'on escalade".

"Mais malheureusement, il est possible qu'on puisse être amené à prendre des décisions qui ne feront du bien à personne", a relevé le ministre français, annonçant une réunion ministérielle prochaine du G7 pour parler notamment de la crise autour du Groenland.

Pour Lars Klingbeil, "une limite a été atteinte" avec les menaces de M. Trump sur la souveraineté du Groenland et du Danemark et l'Europe se devait de réagir fortement. "C'est une situation sérieuse", a-il dit, tout estimant que cela ne marquait pas la fin de la relation transatlantique pour autant.

"Les États-Unis, c'est plus que Donald Trump. Et je perçois des signaux très encourageants de la part des démocrates, mais aussi de la part de républicains qui disent que ce n'est pas la voie que nous voulons suivre", a-t-il souligné.