"Il faut qu'on se ressaisisse sinon [les patients] n'auront plus accès aux progrès": alors que Trump veut que la France augmente ses médicaments, le président du syndicat des laboratoires prend la menace très au sérieux

Les laboratoires vont-ils déserter l'Hexagone? C'est un risque à prendre au sérieux selon Thierry Hulot, président du Leem, le syndicat des entreprises pharmaceutiques en France et de Merck France.
"Il faut que l'Europe, qui paie moins que les autres ses médicaments, réajuste sa politique (...) Ce qui m'étonne, la France n'a pas réagi", a-t-il pointé ce lundi 26 janvier au micro de BFM Business.
Ces derniers mois, plusieurs laboratoires, dont notamment Sanofi, AstraZeneca ou encore Novo Nordisk, ont conclu des accords avec les États-Unis afin que Donald Trump les exempte de nouvelles surtaxes douanières. D'autres pourraient suivre encore si le marché européen du médicament ne devient pas plus attractif.
La France, 3% du marché pharmaceutique mondial
"Les États-Unis, c'est la moitié du marché pharmaceutique mondial. Les prix sont entre trois et quatre fois plus élevés qu'en France", a asséné le président du Leem. "Il faut que l'Europe se ressaisisse (...) sinon [les patients] n'auront plus accès aux progrès thérapeutique comme ils y ont eu accès depuis la fin de la seconde guerre mondiale", a-t-il prévenu. "La France représente seulement 3% du marché mondial", a-t-il insisté.
Sans l'assumer franchement, Thierry Hulot donne plus ou moins raison à Donald Trump, alors que ce dernier fait pression sur l'Europe et notamment le président français Emmanuel Macron pour relever le niveau des prix des médicaments en France.
"Le médicament est presque devenu une arme géopolitique", a-t-il affirmé avant de dénoncer "un niveau record de baisse de prix pour l'année 2026", de l'ordre de "1,4 milliard d'euros", prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS).












