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Le ministre du Travail estime qu'un rejet du budget de la Sécu pourrait provoquer une "crise politique", "économique" et "sociale"

BFM Business J. Br. avec AFP
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Invité sur France 3, Jean-Pierre Farandou a mis en garde les "partis du désordre" contre un rejet du projet de budget de la Sécurité sociale, qui pourrait ouvrir une "crise politique", "économique" et "sociale".

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a mis en garde dimanche sur France 3 contre une "crise politique", "économique" et "sociale" si le budget de la Sécurité sociale n'était pas adopté mardi. "Dans le budget de la Sécurité sociale, il y a la suspension" de la réforme des retraites donc "si on fait tomber le budget de la sécurité sociale, on fait tomber la suspension", a-t-il rappelé.

"Si on fait tomber la suspension [de la réforme des retraites], je pense qu'on ouvre effectivement une crise politique, donc une crise économique, et donc une crise sociale", a affirmé Jean-Pierre Farandou.

C'est pourquoi "il faut bien faire attention en responsabilité et être prêt à assumer les conséquences de son vote", a ajouté le ministre du Travail.

"Un triple désordre"

Selon lui, "ceux qui provoqueraient cette hypothèse devront assumer leurs responsabilités bien évidemment" et "ce seraient les partis du désordre", d'un "triple désordre économique, politique et social". Après avoir adopté vendredi le volet recettes du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, l'Assemblée nationale doit se prononcer mardi sur l'ensemble du texte. Le scrutin est très incertain au vu des divisions, jusqu'au sein de la fragile coalition gouvernementale.

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Interrogé sur l'allocation sociale unique, au coeur d'un projet de loi qui doit être déposé en décembre, et sur un éventuel plafonnement, Jean-Pierre Farandou a affirmé qu'il fallait "raisonner par foyer". "Ce qu'on assumera dans les principes, c'est que à composition de foyer équivalent, un foyer où les gens travaillent gagnera un peu plus qu'un foyer qui ne reçoit que des aides", a-t-il expliqué. Car "l'objectif, c'est que les gens ne restent pas dans la pauvreté et que on arrive à les ramener au travail".

Enfin l'idée de réserver la prime de Noël aux familles "est en discussion", a ajouté Jean-Pierre Farandou. Pour cette année, "elle va être versée le 16 décembre" mais "c'est une décision qu'on affinera dans le courant de l'année prochaine", a-t-il ajouté.