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INFO BFMTV. Mort d'Émile: les deux vélos saisis en perquisition chez ses grands-parents au Haut-Vernet étaient utilisés par Maximin, l'un de ses oncles

BFM DICI Boris Kharlamoff, avec Alexandra Gonzalez et Pauline Revenaz
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Selon nos informations, ces deux vélos ont été envoyés au laboratoire bordelais du professeur Christian Doutremepuich, l'un des plus grands spécialistes français de l’analyse ADN, pour y être expertisés. Une source proche de l’enquête précise à BFMTV que "ces expertises sont toujours en cours".

Ce sont des vélos qui n'ont pas été saisis "au hasard". Le 16 décembre dernier, les enquêteurs de la section de recherches de Marseille ont saisi deux vélos chez les grands-parents d'Émile, petit garçon disparu en juillet 2023 puis retrouvé mort en mars 2024, au Haut-Vernet: le premier dans le garage et le second dans une remise de leur maison. Selon les informations de BFMTV, si les enquêteurs se sont intéressés à ces deux vélos en particulier c'est parce que Maximin, l'un des oncles du petit garçon avait pour habitude de les utiliser lors de ses vacances au Haut-Vernet.

Toujours selon nos informations, ces deux vélos ont été envoyés au laboratoire bordelais du professeur Christian Doutremepuich, l'un des plus grands spécialistes français de l’analyse ADN, pour y être expertisés. "Ces expertises sont toujours en cours", indique une source proche de l’enquête contactée par BFMTV.

Le laboratoire a pour mission de mettre au jour tous les éléments d’ADN identifiables sur les deux vélos, d’identifier les profils des personnes derrière ces éventuelles traces, et d’indiquer s’il s’agit d’empreintes digitales, de sang ou de tout autre élément d’ADN. À charge ensuite aux deux juges d’instruction d'Aix-en-Provence d’analyser ces éventuels éléments, et d’en tirer des conclusions si nécessaire.

Présent au Haut-Vernet

Maximin, 20 ans aujourd'hui, était présent au Haut-Vernet lors de la disparition du petit garçon, le 8 juillet 2023. Il vit aujourd'hui dans le sud de la France et travaille. Il n'a jamais pris publiquement la parole et tient à "préserver son anonymat". Il est l'un des neuf oncles et tantes d'Émile et fils de Philippe et Anne Vedovini. 

Philippe et Anne Vedovini, les grands-parents d'Émile, Maximin et Marthe, l'une des tantes du petit garçon, avaient été placés en garde à vue en mars 2025, sans qu'aucune poursuite ne soit retenue contre eux à l'issue.

Émile : les derniers secrets de l'affaire - 21/12
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Ces gardes à vue avaient été déclenchées notamment après les déclarations faites par un témoin qui dit avoir aperçu le petit Émile descendre la rue le jour de sa disparition, puis dans un laps de temps "très court" de quelques minutes Philippe, le grand-père, Maximin, l'oncle et Marthe, la tante du petit garçon descendent à leur tour cette rue du hameau. Ce même témoin a ensuite rapidement aperçu ces trois membres de la famille remonter la rue en sens inverse. 

Au total, six enquêteurs de la section de recherches de Marseille se sont rendus au Haut-Vernet, le 16 décembre dernier, là même où Émile, deux ans et demi, a disparu. Ces mêmes enquêteurs y sont retournés le lundi 22 décembre 2025 au matin, soit à deux reprises, en moins de huit jours.

Une cellule "toujours active"

Aujourd'hui, la cellule Émile est "toujours active". De nombreuses investigations sont menées pour notamment tenter de "faire le lien entre les stigmates constatés sur l'os situé en haut de la pommette d'Émile et tout objet qui pourrait être à l'origine de ces stigmates", indique une source proche de l'enquête à BFMTV.

Le rapport anthropologique qui a été rendu au début de l'année 2025 après l'expertise de la boîte crânienne de l'enfant révèle une lésion à côté du zygomatique droit, l'os situé en haut de la pommette. Cette lésion écarte la possibilité d'un choc avec un véhicule, d'une intervention animale ou d'une chute accidentelle d'Émile. L'hypothèse privilégiée par l'expert est celle d'une lésion consécutive à un coup volontaire porté, potentiellement, avec un objet. 

Sollicité par BFMTV, Jean-Luc Blachon, le procureur de la République d'Aix-en-Provence n'a souhaité faire aucun commentaire. Depuis, les grands-parents, l'oncle et la tante d'Émile ont été auditionnés le 9 décembre dernier par deux juges d'instruction en qualité de partie civile. Sollicitée par BFMTV, l'avocate de Maximin déclare: "depuis le départ, mon client se tient à la disposition de la justice. Tout ce qui peut concourir à la vérité va dans le bon sens".