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La Valette-du-Var: le maire Thierry Albertini visé par une plainte pour de nombreuses pratiques illicites

BFM Var Marion Colangelo Ploge avec Juliette Moreau Alvarez
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Trois élus de l'opposition ont monté un lourd dossier et ont porté plainte contre le maire sur plusieurs chefs d'accusation. Ils l'accusent notamment de corruption et détournements de fonds publics.

Favoritisme, prise illégale d'intérêts, corruption... En tout, cinq accusations sont portées à l'encontre de Thierry Albertini, maire de La Valette-du-Var dans huit dossiers différents.

Trois élus de l'opposition accusent l'édile ainsi que cinq autres personnes de son entourage selon des informations révélées par Var-Matin.

Des problèmes de procédure dans huit dossiers

Après avoir mené une enquête en interne, les élus de l'opposition se sont rapprochés de leur avocat avant de déposer un dossier de plainte auprès du parquet de Toulon.

Ils accusent notamment le maire d'être à l'origine d'un préjudice de plus d'un million d'euros envers la commune, seulement dans le dossier de la transformation des écoles.

"Ça concerne des dossiers assez différents les uns des autres", explique Olivier Lutersztejn, conseiller municipal du groupe "La Valette en Action" et membre du groupe des trois plaignants à BFM Toulon Var. "Mais on retrouve potentiellement des problèmes de procédure sur ces huit dossiers."

"Il y a effectivement du favoritisme, il pourrait y avoir également de la prise illégale d'intérêts, de la corruption dans certains autres dossiers etc."

Les deux autres accusations portent sur des faits de soustraction de fonds publics et détournements de fonds publics.

"Le maire a choisi de nous censurer"

Les élus reprochent également au maire de ne pas mener de débat démocratique au sein du conseil municipal. "Aujourd'hui il n'y a pas de concertation du tout, on peut même dire que l'on est censurés régulièrement", regrette Olivier Lutersztejn.

En mars, le numéro mensuel du magazine municipal ne publiera notamment pas la tribune de l'opposition. "Le maire a choisi de nous censurer et a choisi de nous donner la parole au minima au conseil municipal."

"Nous, notre travail d'élus s'arrête là car ce n'est pas notre rôle de juger, ce sera au procureur et on a confiance en la justice. Nous sommes déterminés dans notre démarche", continue Olivier Lutersztejn.

Thierry Albertini n'a quant à lui pas souhaité s'exprimer sur les accusations qui lui sont portées. Il a néanmoins confié à Var-Matin qu'il allait porter plainte pour dénonciation calomnieuse. Selon lui, l'accusation de ses opposants serait sans fondement.