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Discours "climatosceptiques" et "haineux": Greenpeace France annonce quitter X (ex-Twitter)

BFM Business Kesso Diallo
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La branche française de l'ONG Greenpeace a annoncé suspendre ses activités sur le réseau social d'Elon Musk, dénonçant une absence de modération et une prolifération de contenus haineux.

Les départs s'enchaînent. Alors que plusieurs médias, dont Ouest-France et Sud Ouest, ont récemment quitté X (ex-Twitter), après la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine, la branche française de l'ONG Greenpeace a aussi annoncé abandonner le réseau social d'Elon Musk.

"Si aucun réseau social n'est parfait, X atteint aujourd'hui un niveau de toxicité sans précédent: absence de modération, prolifération de discours haineux et climatosceptiques, mise en avant d'algorithmes de contenus extrémistes...", a expliqué son directeur général, Jean-François Julliard, dans un communiqué.

Ne plus nourrir une plateforme toxique

À cause de cette toxicité, il est devenu impossible de "mener des débats constructifs sur des enjeux cruciaux tels que le changement climatique, la biodiversité ou la transition énergétique", déplore Greenpeace France, refusant de "nourrir une plateforme qui favorise la désinformation, le climatoscepticisme [et] offre une tribune privilégiée aux idéologies contraires à la lutte pour la justice climatique et sociale".

La branche française précise que son compte sur X restera actif uniquement pour prévenir les risques d'usurpation d'identité. Pour s'adresser au public, elle misera désormais sur d'autres réseaux sociaux sur lesquels elle est déjà présente, à l'instar de Facebook et Instagram. Elle explorera également des alternatives comme Bluesky, qui ne cesse de gagner en popularité depuis la victoire de Donald Trump, qui a nommé Elon Musk à la tête d'une nouvelle "Commission à l'efficacité gouvernementale".

Si Greenpeace France est la première branche de l'ONG à prendre cette décision, elle pourrait ne pas être la seule. Comme elle le précise dans son communiqué, "plusieurs autres bureaux de Greenpeace dans le monde envisagent également de quitter prochainement X en fonction des alternatives existantes dans les différents contextes nationaux".