Discord veut montrer patte blanche à la Cnil

Discord s'est engagée, ce vendredi 18 novembre, à coopérer avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Cette décision intervient après que le gardien français de la vie privée lui a imposé une sanction pour des violations de la législation européenne sur les données. En effet, la Cnil a indiqué, jeudi 17 novembre, qu'elle avait condamné la plateforme américaine à 800 000 euros d'amendes pour divers manquements à la législation européenne sur les données personnelles.
Suite à cela, Discord a indiqué vouloir se laisser le temps d'étudier la possibilité d'un appel.
"Nous sommes toujours en train d'examiner l'annonce de la Cnil pour décider des prochaines étapes", a indiqué un porte-parole de Discord. Mais "nous nous engageons à travailler avec les régulateurs du monde entier, et nous mettons continuellement à jour notre produit et nos politiques" pour être en conformité avec les législations locales, a-t-elle ajouté.
De multiples griefs à l'encontre de Discord
La Cnil reproche notamment à Discord de continuer à fonctionner lorsque l'utilisateur du service de conversation vocale clique sur le bouton "X", en haut à droite de la fenêtre de l'application, qui peut sembler indiquer une fermeture. L'application en réalité "restait en arrière plan", avec un risque que les participants à la conversation tout juste fermée continuent d'entendre les propos de l'utilisateur.
Parmi les autres récriminations, l'usage sur la plateforme d'un mot de passe à 6 chiffres ou lettres, une formule qui n'est pas suffisamment sécurisé selon la Cnil. Cette dernière tance également Discord pour avoir gardé plus de 2,4 millions de comptes d'utilisateurs ouverts alors qu'ils étaient non utilisés depuis plus de trois ans. Discord avait mis en place des mesures pour remédier à ces problèmes pendant sa procédure, avait-elle toutefois reconnu dans sa décision.