Interdiction du voile et du jeûne pour les moins de 16 ans... Ce que contient le rapport de la droite sénatoriale pour lutter contre l'islamisme

Une centaine de pages et 17 mesures fruits de six mois de travail. Les sénateurs de droite ont dévoilé, ce lundi 24 novembre, dans Le Figaro, les préconisations du rapport Eustache-Brinio sur la lutte contre l'islamisme en France.
Les plus jeunes se trouvent au cœur de certaines des recommandations. Les collègues de Bruno Retailleau préconisent notamment l'interdiction du port du voile dans l'espace public pour les moins de 16 ans.
"C'est quelque chose qui est une réalité, des petites filles qui sont voilées. On sexualise cette petite fille", fustige au micro de BFMTV Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice LR du Val-d'Oise et présidente du groupe de travail de ce rapport.
Une "idéologie qui vise la transformation de la société française"
Toujours pour les mineurs, les sénateurs demandent aussi l'interdiction du jeûne pour les moins de 16 ans. "C'est de l'ordre de la protection de l'enfance", assure l'élue sur notre antenne. "Un enfant de 11 ans, on ne lui impose pas le jeûne", soutient-elle.
Du côté des élus, le rapport évoque la possibilité de rendre obligatoire la neutralité religieuse pour les élus dans l'exercice de leur mandat ou encore l'interdiction de tout signe religieux ostentatoire pour les élus locaux.
Les 29 sénateurs définissent l'islamisme comme une "idéologie qui vise la transformation de la société française selon des normes religieuses radicales, constituant ainsi un projet séparatiste de long terme".
"Il faut faire preuve de pédagogie"
Dans le domaine éducatif, le groupe sénatorial de droite propose d'interdire le port du voile pour les accompagnatrices scolaires et suggère de maintenir l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école.
"On sanctuarise l'école, pas de religion à l'école. Les sorties scolaires, c'est du temps scolaire", tranche la sénatrice LR du Val-d'Oise.
Pour combattre l'islamisme dans le pays, les élus du palais du Luxembourg souhaitent aussi interdire les signes religieux dans toutes les disciplines sportives, renforcer la lutte contre les mariages forcés, tracer davantage les financements de mosquées et des associations religieuses ou encore rattacher la délivrance des visas au ministère de l'Intérieur.
Des mesures, jugées inutiles par le grand imam de Bordeaux. "J'ai l'impression que les propositions sont loin de traiter la question en profondeur, il faut faire preuve de pédagogie au niveau politique, médiatique et juridique", estime Tareq Oubrou.
Au cours des six derniers mois, plusieurs intervenants ont été auditionnés au Sénat: hauts-fonctionnaires, juristes ou encore représentants des cultes comme l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi.












