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Consulter ses mails plus de 3 fois par jour est source de stress

BFM A. D.
Consulter ses mails trop souvent pourrait générer du stress (illustration)

Consulter ses mails trop souvent pourrait générer du stress (illustration) - Nicholas Kamm - AFP

Moins vous lirez vos mails, mieux vous vous sentirez. Telle pourrait-être, en grossissant un peu le trait,  la conclusion d'une étude canadienne.

Et vous, savez-vous combien de fois par jour vous ouvrez votre, voire vos boîte(s) mails? On s’en doutait, ce geste n’est pas parfaitement banal. Des chercheurs de l’Université de Colombie britannique ont estimé que le fait de consulter ses mails trois fois par jour au maximum permettrait de limiter le niveau de stress et d’augmenter le bien-être.

Or la démocratisation des smartphones et des tablettes n’améliore rien. Chaque jour, on estime que pas moins de 183 milliards de mails sont envoyés dans le monde. Les scientifiques ont donc observé le comportement de 124 personnes pendant deux semaines. Les cobayes exerçaient différents métiers mais recevaient toutes de nombreux emails. Pendant la première semaine ils ne pouvaient pas ouvrir leur boîte mail plus de trois fois par jour, devaient conserver leur boîte-aux-lettres fermée le reste du temps et supprimer leurs notifications. Durant la seconde, ils n’avaient aucune restriction à observer.

Un sentiment d'urgence

Or, les participants étaient bien moins stressés et plus concentrés lors de la première semaine, explique l’étude. Environ un tiers des employés américains répondent en effet à leurs messages électroniques dans le quart d’heure qui suit leur réception et les trois-quarts répondent en moins d’une heure, selon un sondage de 2013 cité dans l’étude. Le sentiment d’urgence et l’interruption fréquente d’une tâche en cours pourraient être des indices pour expliquer en quoi la lecture trop fréquente des emails peut générer du stress.

Les médecins commencent d'ailleurs à s’intéresser au phénomène et parlent de "Fomo", ou "Fear of missing out". Autrement dit nos générations ultra-connectées sont de plus en plus menacées par un étrange syndrome: "la peur de manquer quelque chose". Pour les travailleurs à ce phénomène, la méthode de ces chercheurs canadiens pourrait bien constituer une piste intéressante à explorer.