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40% des Français ont déjà eu recours ou envisagent d'avoir recours à la médecine esthétique, selon une étude

BFM Orlane Edouard
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Alors que s'ouvre ce jeudi à Paris, le plus grand congrès international de médecine esthétique et chirurgie plastique, une étude révèle que près de la moitié des Français ont déjà eu recours ou envisagé de recourir à ce type d'opération.

40% des Français ont déjà eu recours ou envisagé d'avoir recours à la médecine esthétique, révèle une enquête réalisée par la société Norstat, tandis que s'ouvre à Paris le congrès international de médecine esthétique ce jeudi 29 janvier. Ce chiffre monte même à 52% pour les femmes âgées de 18 à 35 ans.

Toutefois, les Français interrogés s'inquiètent des dérives qui existent dans ce domaine. 38% des personnes sondées estiment ainsi que la banalisation des actes médicaux sur les réseaux sociaux est "le principal problème" du secteur.

Dans la foulée, 23% des personnes interrogées déplorent la multiplication de ces actes médicaux illégaux, réalisés hors de tout cadre médical, avec des conséquences sanitaires graves. Par ailleurs, 14% alertent sur le risque de confusion entre les actes médicaux encadrés et les pratiques clandestines mises en avant sur les réseaux sociaux.

"On les appelle les fake-injectors. Ils sont extrêmement présents sur les réseaux sociaux et utilisent des produits non traçables", alerte sur BFMTV le docteur Anne Grand-Vincent, spécialiste en médecine esthétique.

96% réclament un contrôle strict

Si près de la moitié des Français déclarent être familiers de ces pratiques, 61% d'entre eux appellent à plus d'encadrement et de contrôles, pouvant aller jusqu'à la création d’un label permettant d’identifier les praticiens habilités. "Cette exigence est encore plus marquée chez les femmes (65%)", précise Norstat.

Plus encore, 96% des Français exigent un contrôle strict des contenus promotionnels qu'on peut retrouver sur les réseaux sociaux. Pour 80% d'entre eux, la communication autour de la médecine esthétique doit être réservée aux professionnels de santé, tandis que 16% considèrent que seuls les actes dits "à risque", comme les injections, mériteraient un contrôle strict.

Au regard des difficultés à prendre des rendez-vous chez ces spécialistes, 70% des Français estiment cette fois qu’il faudrait élargir la pratique des injections esthétiques à des médecins compétents. De cette façon, certaines spécialités (chirurgie plastique, réparatrice, dermatologie...), sous fortes tensions, seraient désengorgées.

Cette étude se base sur un panel de 1.000 répondants représentatifs de la population française. Elle a été réalisée en ligne, les 16 et 17 janvier 2026.