"Sans relief", "mots vides", "banalités convenues": les vœux d'Emmanuel Macron pour 2026 critiqués par les oppositions

Des voeux qui ne convainquent pas les oppositions. À quelques heures du passage à l'année 2026, Emmanuel Macron a détaillé les "chantiers" pour les 12 prochains mois ce mercredi 31 décembre. Le chef de l'État estime que 2026 "peut et doit être une année utile", notamment car "nous verrons les premiers pas de l'engagement de nos jeunes avec le service national". Emmanuel Macron a aussi partagé sa volonté d'"aller au bout du travail législatif sur la fin de vie dans la dignité".
Des prévisions qui n'emballent pas la classe politique, à commencer par le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier dénonce une "litanie d'annonces déjà cent fois trahies et des mots vides".
"Lui-même semblait prêt à s'endormir en parlant. Quelque chose est cassé en lui et avec le pays", estime-t-il.
Toujours chez LFI, le député de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel constate sur notre antenne "des voeux qui ne servent à rien". Il a expliqué qu'il voulait une année utile. "L'utilité aurait été de démissionner, de façon à ce que le peuple puisse retourner aux urnes et choisir un cap pour le pays", a-t-il argumenté.
Bruno Retailleau "souscrit" au "souhait" d'Emmanuel Macron de faire de 2026 "une année utile"
À gauche, la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier "peine à trouver les mots suite à cette allocution où le président semble lui-même avoir lâché l'affaire".
Chez les socialistes, on constate "des vœux sans reliefs" au cours desquels le chef de l'État "n'a pas fait preuve d'enthousiasme", selon les termes du député du Calvados Arthur Delaporte. "Quand on propose un budget (...) de coupes austéritaires qui vont plomber la vie de nos concitoyens, je ne vois pas comment cela peut les aider", déplore-t-il sur notre antenne.
Les vœux les plus courts depuis 2017
À droite, le président des Républicains et ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau écrit qu'"on ne peut que souscrire" au "souhait" d'Emmanuel Macron de faire de 2026 "une année utile".
"Encore faudra-t-il pour cela ne pas sacrifier l’avenir", prévient-il.
Du côté du Rassemblement national, le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy déplore sur ses réseaux sociaux qu'"Emmanuel Macron n’a plus rien à dire aux Français pour ses vœux si ce n’est ses éternels mensonges sur son bilan".
Sur BFMTV, l'eurodéputé et porte-parole du député d'extrême droite Aleksandar Nikolic "voit juste un président qui ne dit rien de concret". "Il nous dit qu'il faut combattre l'insécurité, qu'il faut continuer à avoir une aussi bonne économie. Quand on voit les chiffres de la dette (...), le déficit public, la désindustrialisation du pays, le déficit commercial, les chiffres de l'insécurité, il ferait mieux de s'excuser", poursuit-il sur BFMTV.
Le président de l'Union des droites Éric Ciotti, allié du RN, observe qu'"Emmanuel Macron a enfoncé des portes ouvertes en enchaînant les lieux communs et les banalités convenues".
La prise de parole d'Emmanuel Macron a duré moins de 10 minutes. Il s'agit de ses vœux les plus courts depuis son arrivée au pouvoir en 2017.












