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"Elle doit respecter toute la diversité des convictions": Sarah Knafo réaffirme sa volonté d'une "alliance" des droites et non d'une "absorption" par le RN

BFM Ilyana Hamiti
Sarah Knafo, députée européenne "Reconquête", vendredi 28 novembre.

Sarah Knafo, députée européenne "Reconquête", vendredi 28 novembre. - BFMTV

La députée européenne et vice-présidente du parti Reconquête a assuré sur BFMTV croire en l'union des droites, à l'image de plusieurs personnalités de droite et d'extrême droite.

La députée européenne Reconquête Sarah Knafo a réitéré ce vendredi 28 novembre sur le plateau de BFMTV sa volonté de réaliser une "alliance" avec les différents partis de droite et d'extrême droite et non d'une "absorption" par le Rassemblement national (RN).

"L'objectif ce n'est pas que le RN soit absorbé par untel ou que nous soyons absorbés par un autre parti: une alliance doit respecter toute la diversité des convictions pour que chacun puisse s'y retrouver", assure la membre du parti d'extrême droite.

Quelques semaines plus tôt, le patron du parti Reconquête, Éric Zemmour, avait déclaré être partant pour "organiser" une primaire allant de la droite à l'extrême droite.

Le polémiste avait toutefois exclu une alliance avec le Rassemblement national, qu'il qualifie de "socialiste en économie".

Jordan Bardella favori des sondages

"Nous sommes favorables à l'union des droites, aujourd'hui, nous sommes quasiment les seuls à la défendre", a réaffirmé de son côté Sarah Knafo sur BFMTV.

Elle a notamment cité David Lisnard, vice-président des Républicains ou encore Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale, comme des personnalités qui "permettent un premier pas vers cette union des droites" après "leur proposition de primaire".

Si plusieurs partis de droite songent aussi à se pencher vers une potentielle union des droites, Marine Le Pen et Bruno Retailleau se veulent fermement opposés à cette idée. "Je n'ai cessé de dire que je ne crois pas dans l'union des droites", avait affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur lors de l'émission en campagne sur BFMTV.

Et la question d'une potentielle alliance est de plus en plus récurrente à l'approche de l'élection présidentielle. Récemment, un sondage Odoxa-Mascaret a estimé que le président du parti Rassemblement national Jordan Bardella serait élu président de la République si le scrutin avait lieu dimanche prochain, l'emportant au second tour dans tous les cas de figure testés, face à la gauche et la droite.