Budget 2026: les groupes du socle commun ne voteront pas le volet recettes "en l'état"
L'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 8 novembre 2025 - Photo par STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Un socle commun fragilisé derrière le Premier ministre. Les groupes du socle commun à l'Assemblée nationale se sont accordés sur le fait que, "en l'état", ils ne pourraient pas voter le volet recettes du projet de loi de finances 2026, actuellement examiné par les députés en première lecture, a appris BFMTV de l'entourage de Sébastien Lecornu. Ils déplorent "l'insincérité de certaines mesures adoptées".
La décision a été prise après que le Premier ministre a consulté les groupes du socle commun ce lundi 17 novembre, soit Ensemble pour la République, Horizons, le Modem et la Droite républiaine.
L'entourage du Premier ministre n'a pas été plus précis sur le sens du vote de ces groupes qui pourraient donc s'abstenir ou voter contre ce volet recettes.
Une "volonté de continuer à travailler à un compromis"
Ces groupes ont néanmoins "affirmé leur volonté de continuer à travailler à un compromis lors des prochaines étapes de la navette parlementaire".
"Le péril qui pèse sur l'économie française, c'est l'absence de budget", avait prévenu lundi Sébastien Lecornu devant des patrons, en insistant pour que le gouvernement "affirme encore plus fortement (ses) convictions", se disant par exemple partisan du pacte Dutreil, qui facilite la transmission d'une entreprise familiale.
Il avait souhaité un compromis sur le budget "avant" fin décembre, "parce que s'il n'y a pas de budget, ce sera un mauvais compromis en gestion de crise plus tard".
Si le budget ne peut être voté, le chef du gouvernement peut le faire passer par ordonnances, ou bien il peut faire voter une loi spéciale, qui permet de reconduire les crédits de 2025 mais oblige le Parlement à débattre de nouveau en 2026 d'un budget pour l'ensemble de l'année.
Il a dit pourtant n'avoir "aucun regret" d'avoir renoncé au 49.3, qui a permis de redonner la main au Parlement au risque que les débats s'enlisent, pointant à cet égard du doigt les oppositions.
Sébastien Lecornu avait rappelé mener une "opération de la dernière chance" car à ses yeux comme à ceux du président Emmanuel Macron, une censure équivaudrait à une dissolution de l'Assemblée nationale.












