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Michel Barnier défend l'idée d'un "conclave" pour désigner un candidat de la droite et du centre pour la présidentielle 2027

BFM Louis Verdoux
Le député LR de Paris Michel Barnier, lors des célébrations pour le 475e anniversaire des Bouquinistes parisiens, le 14 novembre 2025.

Le député LR de Paris Michel Barnier, lors des célébrations pour le 475e anniversaire des Bouquinistes parisiens, le 14 novembre 2025. - BASTIEN OHIER / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

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L'ancien Premier ministre estime que les instances du socle commun "n'auront pas beaucoup de temps ni les conditions pour réunir une primaire" à cause de la proximité entre le scrutin des municipales et celui de la présidentielle.

L'ancien Premier ministre Michel Barnier a proposé l'idée d'un "conclave" permettant d'établir un candidat de "la droite républicaine et du centre" pour l'élection présidentielle 2027.

"Il y a peut-être d'autres moyens. J'ai évoqué l'idée d'un conclave qui réunit tous les parlementaires de ce qu'on appelait le socle commun", a déclaré ce lundi 17 novembre celui qui est désormais député de la 2e circonscription de Paris à franceinfo.

"Je l'arrête aux formations de la droite et du centre", a-t-il confirmé pour définir qui pourraient être les participants.

L'ancien pensionnaire de Matignon a toutefois soutenu que "derrière le projet qu'il faut construire", il faut définir "d'abord les idées avant de parler des personnes".

"Il faut du temps et le temps est court"

Michel Barnier, qui se dit "prêt à travailler" avec de nombreuses personnalités politiques, a estimé que les partis du socle commun "n'auront pas beaucoup de temps ni les conditions pour réunir une primaire".

"Il y a très peu de temps entre les élections municipales, sénatoriales et l'élection présidentielle. Et pour préparer un candidat, pour le décider, le désigner et qu'il puisse faire campagne, il faut du temps et le temps est court", a-t-il déclaré.

"Maintenant, il y a peut-être une primaire possible si tout le monde veut y participer", a-t-il ajouté.

L'élu parisien souligne toutefois qu'il "n'est pas contre l'idée" d'une primaire. Lui-même ayant participé à un suffrage des partisans LR lors du Congrès des Républicains en 2021. Il avait alors fini à la 3e place, réunissant 23,93% des suffrages, à seulement un point de Valérie Pécresse pour accéder au second tour. Un scrutin "qui n'a pas été un grand succès" a-t-il admis volontiers.

Invitée de BFMTV ce dimanche 16 novembre, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a indiqué qu'elle n'est "pas opposée" à l'idée d'une primaire pour désigner un candidat représentant le bloc central.