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"Je ne veux pas répondre": Mathilde Panot refuse de qualifier Nicolàs Maduro de dictateur

BFM Orlane Edouard
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Interrogée lors du Face-à-Face de BFM-RMC, ce mardi, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, n'a pas souhaité se prononcer sur le fait de qualifier ou non Nicolàs Maduro de "dictateur".

Invitée du Face-à-Face sur BFM-RMC, ce mardi 6 janvier, Mathilde Panot a refusé de se prononcer sur le fait de qualifier ou non, le président vénézuélien Nicolàs Maduro de "dictateur".

"Je n'ai pas envie de répondre à cette question", a lancé la présidente du groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, avant de surenchérir: "Si c'est la question des dictateurs, pourquoi est-ce que les États-Unis n'interviennent pas en Arabie Saoudite ou autres?".

"Je ne répondrai pas à cette question et je vais vous expliquer pourquoi. Nous ne prenons pas comme modèle, et d'ailleurs, nous ne prenons aucun modèle extérieur puisque nous inventons nous-mêmes notre propre manière de fonctionner à la France insoumise", a-t-elle justifié.

Le parti de La France insoumise est régulièrement accusé d'être un soutien au président vénézuélien. En avril 2013, Jean-Luc Mélenchon avait dit considérer Nicolàs Maduro comme une "source d'inspiration".

"Ça dépend comment on voit les choses"

Capturé par les États-Unis à Caracas il y a trois jours, le président vénézuélien Nicolàs Maduro avait été désigné comme digne successeur par l'ancien dirigeant révolutionnaire, Hugo Chavez, à la tête du pays.

Interrogée sur une possible continuité entre les deux régimes, Mathilde Panot, semble hésitante. "Plutôt non, ça dépend comment on voit les choses", répond la députée insoumise. "Je ne rentrerai pas dans ce que font les atlantismes béats ici qui essayent d'expliquer que l'agression qui a été faite au Venezuela serait une question de démocratie".

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Revenant sur l'opération militaire américaine ayant conduit à l'exfiltration de Nicolàs Maduro, Mathilde Panot a dénoncé une ingérence des États-Unis dont le seul objectif est de "voler" et de "piller" les ressources pétrolières du Venezuela.

"Le peuple vénézuélien a le droit de choisir lui-même son avenir. Ce n'est pas une puissance étrangère qui doit décider pour le peuple vénézuélien. Ce n'est pas une puissance étrangère qui a le droit de venir voler et piller son sous-sol et son pétrole", a-t-elle affirmé.

Esquivant une nouvelle fois la question sur le fait de savoir si elle qualifie ou non le régime de Nicolàs Maduro de "dictature", Mathilde Panot se défend. "Je ne veux pas répondre aujourd'hui à cette question, parce que la question n'est pas la qualification du régime. Parce que si vous commencez à mettre le doigt sur la qualification du régime, à ce moment-là, vous justifiez, vous légitimez ce qui est fait comme violation du droit international", insiste la députée insoumise.