"Nous n'avons rien dissimulé": au procès en appel du RN, Marine Le Pen dit n'avoir "aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit"

"(Je n'ai) aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit lorsqu'en 2004, 2009, 2014, nous avons embauché nos assistants" et "si tant est qu'une faute ait été commise, le Parlement européen n'a pas joué ce rôle d'alerte tel qu'il aurait dû" le faire, a déclaré ce mardi 13 janvier Marine Le Pen lors de sa première prise de parole à son procès.
L'institution européenne "avait connaissance des éléments d'ensemble constitutifs de ces contrats, nous n'avons rien dissimulé", a-t-elle poursuivi.
"Le Parlement européen n'a pas joué son rôle d'alerte"
Pour cet appel, Marine Le Pen a maintenu sa confiance en son avocat historique pour ce procès: Rodolphe Bosselut, a appris BFMTV. Mais elle a aussi sollicité les services de Sandra Chirac-Kollaric, une avocate basée à Angers.
Son entourage justifie ce choix en expliquant que Marine Le Pen est jugée à deux titres: en tant qu'ancienne présidente du parti et en tant qu'ancienne eurodéputée.
Les juges de première instance l'ont reconnue coupable d'avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.
Elle a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.











